juin 01 2012

Bienvenue sur mon blog !

Je serai au Double Fond en duo avec ma fille Alexandra dans notre spectacle « De très près » les 19/09; 26/09, 7/11, 14/11, 21/11 et 28/11/2014. Mais aussi dans notre TOUT NOUVEAU spectacle « Ce soir, j’ouvre la boîte » pour 6 soirées d’avant-première les 3/10, 10/10, 17/10, 24/10, 30/10 et 31/10/2014 !

Ce blog est né de la passion que j’éprouve pour la magie et de la passion que j’ai de communiquer avec ceux qui aiment la prestidigitation comme je laDominique Duvivier par Harcourt respire moi-même.
Que mes ennemis aillent voir ailleurs…
Que mes amis virtuels ou réels viennent à moi comme j’ai envie d’aller vers eux.

J’aime passionnément mon métier qu’est la magie mais mon hobby c’est aussi la magie… Deux passions en une, le pied quoi !

Chaque lundi matin un nouveau texte de mon cru sera édité ci-dessous et ce sera notre point de départ pour discuter, raisonner, imaginer ensemble des nouvelles pistes de recherches…
Il y aura tantôt des pistes de travail, tantôt des histoires qui m’inspirent etc. Plein de directions pour avancer ensemble quoi !
Elle est pas belle la vie ?
Pourquoi avons-nous tant de chance ?

A bientôt

Amitiés

Dominique DUVIVIER


sept 15 2014

Gravity

Vous avez vu ce film génial ? Je l’ai vu à sa sortie en IMAX 3D et je m’apprête à le revoir en Blu-ray. C’était de la bombe ! Impatient je suis de le revoir !!

Gravity

C’est une sorte de nouveau genre de cinéma, une nouvelle approche qui devrait vous faire frémir le bulbe créatif si ce n’est pas déjà fait ! Quand je vois des films comme ça, avec tant d’innovations, je me dis toujours : on peut faire pareil en magie et, à ma façon, je cherche… C’est inspirant, c’est boostant… ça donne envie de se dépasser, d’imaginer des choses encore plus folles, d’avoir autant de couilles qu’un tel réalisateur (pardonnez-moi l’expression !). Moi je dis que c’est autre chose que de chercher une énième version pour retrouver des as avec virtuosité ! « Gravity », c’est une nouvelle manière de raconter une histoire. Une nouvelle manière de faire vibrer les spectateurs sans avoir besoin de tuer la planète entière avec des moyens toujours plus colossaux… Certes les moyens ont été énormes, mais différents de ce qu’on peut voir dans les « Block Busters » habituels. Ça se passe dans l’espace, mais c’est une histoire simple finalement, une histoire humaine. Une sorte de film intimiste dans le plus grand décor qui soit au monde…  Bref, Alfonso Cuarón (le réalisateur) nous fait voyager autrement. Et quel voyage ! Un film à voir et à partager, pour redessiner le monde ensemble au coin du feu… et pourquoi pas trouver un nouveau tour de magie !

Gravity 1

Voici quelques infos sympas glanées sur internet :

Le scénario de Gravity a été coécrit par Alfonso Cuarón et son fils Jonás. Il s’agit de leur première collaboration scénaristique officielle. Compte tenu de la complexité technique du film, quatre ans et demi ont été nécessaires pour le faire.

 

Les deux scénaristes expliquent à quel point le film offre différents niveaux métaphoriques de lecture : « Pour nous, Gravity ne parle pas seulement de la pesanteur qui retient l’être humain, mais surtout de ce qui nous rattache à nos racines », indique Jonás Cuarón. « Tout le film est ponctué de plans (…) de la Terre, montrée comme le berceau de toute vie. Et au-dessus de la Terre, une femme, totalement déracinée, flotte dans l’espace. Nous voulions explorer le potentiel métaphorique d’un personnage perdu dans l’espace qui s’enfonce dans l’univers, (…) et qui s’éloigne de plus en plus de la Terre, où se concentrent l’élan vital et les rapports humains. Au-delà des effets et des technologies, il était essentiel que le combat de Ryan apparaisse comme l’allégorie d’un être qui doit (…) traverser les épreuves de la vie. [Sa] trajectoire (…) est celle d’une renaissance », développe son père.

 

Afin de pouvoir rendre compte de la gravité « zéro », les équipes de Gravity ont mis au point une technologie totalement inédite, la « Light Box » : un cube aux parois intérieures constituées de panneaux couverts de minuscules lampes LED. Son objectif principal était d’offrir un éclairage que la méthode traditionnelle n’aurait pas permis, comme dans les scènes où Ryan tournoie dans l’espace. Les lampes, les caméras fixées sur des bras robotisés et les systèmes de rotation étaient dirigés à distance par ordinateur.

L’équipe a dû inventer une caméra assez petite et maniable pour enregistrer dans la Light Box. Pour les mouvements des acteurs, une plaque tournante était installée sous le plancher, les renversant ou les soulevant. Un dispositif, le « système de coeur-à-coeur », faisait tournoyer Sandra Bullock et George Clooney face à face. Le producteur David Heyman précise qu’un robot fixé à un bras, nommé Isis, se déplaçait à toute vitesse pour s’arrêter à quelques centimètres à peine du visage de l’actrice.

Les équipes des effets visuels de Neil Corbould ont imaginé un dispositif d’une douzaine de câbles pour créer l’illusion que Sandra Bullock flottait en apesanteur. Les câbles classiques ne rendaient pas l’effet désiré, et Corbloud a donc mis au point un système de câbles pouvant être manoeuvré manuellement ou par télécommande grâce à une réplique miniature informatisée du mécanisme.

Six câbles étaient attachés à ses épaules, six autres à sa taille, de chaque côté, pour éviter l’effet de balancier, et le système a été manipulé et piloté par les plus grands marionnettistes. Enfin, pour certaines séquences, d’autres dispositifs auxquels les acteurs étaient attachés permettaient de les faire pivoter à des degrés divers, et des bras robotisés identiques à ceux utilisés dans l’industrie automobile ont rendu possible le tournage d’un certain nombre de plans audacieux.

 

Le directeur de la photo indique que l’importance du nombre de plans en infographie a offert de nombreuses possibilités concernant les plans séquences, chers à Alfonso Cuaron. « On s’est rendu compte qu’on pouvait aller très loin dans notre démarche. C’est ce qui nous a permis d’obtenir des ‘plans élastiques’, grâce auxquels on passait d’un plan panoramique à un très gros plan du visage de Sandra, puis on se glissait à l’intérieur de son casque, avant de filmer un plan en caméra subjective et, enfin, un plan large plus neutre. C’est ce qui suscite un sentiment de claustrophobie chez le spectateur », précise-t-il.

Gravity 3

James Cameron a déclaré que Gravity était le « meilleur film sur l’espace jamais réalisé » ! Dans une interview pour Variety, le cinéaste a été dithyrambique : « J’ai été abasourdi, absolument terrassé par le film. Je pense que c’est la meilleure photo de l’espace jamais vue, le meilleur film sur l’espace jamais réalisé. J’avais très envie de voir Gravity depuis un bon moment. Ce qui est intéressant dans le film, c’est la dimension humaine. Alfonso et Sandra travaillent main dans la main pour créer ce portrait limpide d’une femme qui se bat pour rester en vie en apesanteur. »

sept 08 2014

Bob Dylan nous parle

BOB DYLAN.

Je l’ai écrit en gros car je vénère ce mec et il faut comprendre à quel point il est GRAND.

Quand on se penche (sans tomber) sur le parcours d’un génie comme lui, on peut toujours y puiser des richesses insoupçonnées. Je ne vous fais pas languir plus longtemps, voici les pépites du jour, histoire d’illuminer votre semaine ! bob-dylan

Bob Dylan parle du rôle d’artiste et dit : « Notre devoir, c’est de faire en sorte que les gens ressentent leurs propres émotions. »

C’est pas génial comme définition ? Si, c’est génial ! Et je vais le démontrer au cas où quelques sceptiques traîneraient sur ce blog (ce qui m’étonnerait fort). Donner du plaisir et du bonheur au public est le rôle nécessaire de l’artiste. Mais, plus précisément, son rôle consiste à éveiller les sens du public : l’artiste fait naître/renaître le goût des choses dont chacun est pourvu, souvent à son insu. Le spectacle donne/redonne le goût à la vie ! L’artiste nous connecte/reconnecte à nous-même. Tout le monde s’identifie à un artiste dans la mesure où celui-ci, tout en empruntant des chemins généraux et des sentiers connus, sait d’un coup exprimer nos sentiments enfouis comme nous en avions toujours rêvé sans nous le formuler ! Il parle notre propre langage intérieur. A son contact, tout devient/redevient vivace et clair. Il nous redonne le frisson et nous vivons.. mieux. Mais pour que toute cette magie opère, j’aime  ce principe que l’ami Bob met en lumière dans cette belle citation : le public n’est pas passif, il ne fait pas que recevoir des émotions, il les vit. Il participe donc à la performance autant que l’artiste ! En quelque sorte, par le truchement de l’artiste, il devient artiste lui-même. C’est un concept que j’adore et qui prend d’ailleurs un sens très profond dans le domaine artistique qui est le mien, la magie.

Allez une autre citation pour le plaisir !

Dans une interview lue dans le magazine « Rolling Stone », Mikal Gilmore demande à Bob Dylan :

Comment décririez-vous votre vocation ?

« La mienne ? Elle n’est pas si différente de celle des autres. Certains sont destinés à être de bons pêcheurs, d’autres de bons laboureurs, d’autres de bons amis. Il faut être le meilleur dans ce pour quoi on est fait. Tout est une question de confiance, pas d’arrogance. Il faut se dire qu’on est le meilleur malgré ce que diront les autres, et qu’on va durer ainsi beaucoup plus longtemps, d’une manière ou d’une autre. Au fond de vous, il faut toujours y croire. »

Rien à ajouter. Continuez d’y croire car personne n’a envie plus que vous de croire en vous-même !

sept 01 2014

Podcast « Et si c’était vrai ? » : émission n°18

Dominique-DuvivierChers amis,

Voici maintenant la 18ème émission de mon podcast, enregistrée en juin 2012 avec Lionel dit « Le Marquis » et moi-même.

Installez-vous comme d’habitude, confortablement.

Bonne écoute

Pour écouter le podcast sur Itunes, cliquez ici !

Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Dominique Duvivier

PS : Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au podcast directement par son RSS mais également sur iTunes : les personnes possédant des iPhones, iPod ou iPad peuvent donc s’abonner directement (et gratuitement) sur la plateforme d’Apple et disposeront ainsi automatiquement des prochains numéros.

août 25 2014

Le parfum de la dame en noir

Aujourd’hui, dans la rubrique de mes films préférés, un film incontournable ! « Le parfum de la dame en noir » de Bruno Podalydès.

La première fois que j’ai vu ce film, je n’avais pas vu/senti son potentiel. Pas en forme ? Pas prêt ? Dans une autre sphère lors de ce premier visionnage ? Mystère… Mais ce qui est sûr, c’est qu’on se sent drôlement bête dans ces moments-là, quand on « redécouvre » totalement un film ou un livre ou un tour de magie… Dans sa tête « l’affaire était classée » et, tout penaud, on s’aperçoit soudain qu’on était passé à côté d’une de ces pépites qui  rendent la vie plus savoureuse… Tant de raisons nous empêchent souvent d’apprécier dans l’instant les choses à leur juste valeur ! C’est assez flippant d’un sens… En même temps, cela donne envie de mettre les bouchées doubles pour croquer la vie encore plus fort ! Et soyons tous plus vigilants pour rester toujours plus réceptifs aux richesses qui nous entourent…

Ce film est sorti en 2005 et a été inspiré du roman de Gaston Leroux. C’est la suite du « Mystère de la chambre jaune » réalisé aussi par Bruno deux ans plus tôt et qui avait réuni plus d’un million de spectateurs.

Voici le synopsis tel qu’on peut le découvrir sur Internet :

« Joseph Rouletabille est hanté par une femme qui venait le visiter, enfant, au pensionnat et dont il conserve le souvenir obsédant du parfum. Tandis qu’il s’en ouvre à Sainclair, son fidèle acolyte, il apprend que son amie Mathilde Stangerson convolant en voyage de noces avec son mari Robert Darzac, est en danger. Il s’empresse de la rejoindre, craignant le retour de l’illusionniste et intrépide Ballmeyer. »

Ce film parle donc notamment de magie ! Il est d’ailleurs dédié à la magie de Jean-Eugène Robert-Houdin. Eh oui, tous les  connaisseurs savent que la magie est omniprésente dans les films de Bruno Podalydès. Sur cette photo (d’Anne-Françoise Brillot) on le voit justement à l’œuvre. En plus d’être un passionné de l’art de la magie, savez-vous que Bruno est un redoutable magicien ? Certains ont pu le découvrir dans notre spectacle « Zapping » pour l’anniversaire du Double Fond en 2013 et bientôt vous pourrez profiter encore davantage de son talent dans le spectacle « Cinéma…gie » en 2015, toujours au Double Fond. Dans « Le parfum de la dame en noir », une multitude de scènes sont des hommages directs à Robert-Houdin. A noter, le
film est dit «100% bio-analogique » : tous les trucages (tours de magie, masques, etc.) ont été réalisés devant la caméra sans l’apport du numérique. Une prouesse, mais surtout un choix artistique qui apporte une authenticité très palpable tout le long du film. D’ailleurs, pour en savoir plus, n’oubliez pas d’aller voir les bonus du DVD ! C’est passionnant.

Parfum de la dame en noir 1

Dans la distribution, on retrouve pas mal d’acteurs/actrices fétiches de Bruno : son frère Denis Podalydès bien sûr qui joue Rouletabille (au top !), Jean-Noël Brouté (Sainclair) que j’ai trouvé vraiment super, Olivier Gourmet (Darzac), la magnifique Sabine Azéma (Mathilde Stangerson) et Zabou Breitman (Edith Rance) éblouissante et qui me fait toujours autant rire. Et puis aussi Vincent Elbaz (Prince Galitch), Pierre Arditi (Ballmeyer), Michael Lonsdale (Le professeur Stangerson), Isabelle Candelier (Mme Bernier) toujours aussi belle, Michel Vuillermoz (le curé), Julos Beaucarne (Le père Jacques ou « Vieux Bob »), Dominique Parent (M. Bernier) et Claude Rich (le juge de Marquet). Bruno Podalydès joue lui-même le rôle d’Arthur Rance, le mari de Zabou dans le film. Voici un petit « tableau de famille ».

 Parfum de la dame en noir 3

Ce qui est assez fascinant, c’est l’amitié qui transpire entre tous les acteurs du film. Le film respire la joie de chacun d’être là, ensemble, de se retrouver quelques années plus tard pour cette suite du « Mystère de la chambre jaune », dans un cadre idyllique (le tournage s’est déroulé principalement sur le site protégé de l’Ile de Port-Cros)… Dans les bonus on découvre d’ailleurs à quel point cette bonne ambiance sur le plateau est chère aux yeux du réalisateur et, ça, moi j’aime bien ! J’aime cette idée de troupe, comme au Double Fond, où tout le monde partage une belle aventure qui va au-delà du film ou du spectacle réalisé. Grâce à ça, les acteurs se donnent complètement et ça se sent profondément.

Parfum de la dame en noir

Les ambiances, les décors, les costumes… Tout procède d’une forme de gourmandise qui s’empare  du spectateur en voyant se dérouler cette histoire pleine de rebondissements, d’humour et d’intrigue !

 

Tintin et Milou enquêtent ? Parfum de la dame en noir 2

 

Voici quelques infos intéressantes que j’ai glanées pour vous sur Internet :

Plusieurs scènes du film sont tournées en nuit américaine.

Le personnage d’Arthur Rance, joué par Bruno Podalydès, possède dans l’une des chambres un portrait le représentant, imitant celui du Chevalier François de Hadoque dans l’album de « Tintin Le Secret de La Licorne ». Le tableau a été peint par l’acteur Jean-Noël Brouté.

Michel Vuillermoz évoque le travail du réalisateur : « Ce film est à l’image de Bruno Podalydès qui, lui-même, est toujours surprenant, jamais là où on pourrait l’attendre, jamais dans un cliché ou dans une réaction logique. Bruno a l’art d’aller rechercher l’originalité de l’acteur pour qu’il exprime la complexité du personnage, il nous incite à entrer dans son univers. On a l’impression de faire partie d’une même famille de pensée et c’est un plaisir rare. »

« Nous voulions créer un effet d’atemporalité, avoue Denis Podalydès,ce qui rajoute au mystère, à l’étrangeté de l’histoire. Concrètement, le film se déroule dans les années 1930, tout comme le premier épisode. Mais, déjà, nous en avions transposé l’intrigue du roman de Leroux des années 1890 à 1930, ce qui constituait un premier glissement temporel. Bruno voulait aller encore plus loin en s’affranchissant définitivement de tout ce qui relève de la reconstitution un peu étriquée d’une époque donnée, en multipliant anachronismes et visions bizarres. Il y gagne une grande liberté, ainsi que des effets comiques, forcément ! »

Dans le Parfum de la dame en noir, le professeur Stangerson a abandonné ses recherches et ses inventions pour se consacrer à la peinture. Michael Lonsdale, qui incarne le professeur à l’écran, est lui-même peintre dans la vie et a profité du tournage pour allier ses deux passions, la comédie et la peinture : « L’île de Port-Cros est un bel endroit, je retournerai volontiers y planter mon chevalet, mais il me manquera l’ambiance rieuse de toute cette équipe avec laquelle j’ai passé des moments inoubliables. »

Parfum de la dame en noir 4

Voilà, vous avez eu le loisir de vous imprégner un peu de ce film merveilleux… Arrangez-vous vite pour le voir ou le revoir dans son intégralité ! Dans l’idéal commencez par le premier volet (« Le mystère de la chambre jaune »), comme je viens de le faire. C’est encore plus jouissif…

Bruno Podalydès est un amoureux des gens, un amoureux… de la vie ! Avec lui, vous en  goûtez tous les délices et vous avez l’impression de profiter davantage de tout ce qu’elle nous offre. Un grand poète en somme !

août 18 2014

Playlist

On me demande souvent quelles musiques j’écoute, quels sont mes groupes/musiciens préférés… Alors voici quelques exemples de mes kifs audio ! Bien-sûr, il y en a plein d’autres, c’est juste un aperçu (déjà très difficile à sélectionner).

Bel été à tous !

Dominique

 

-       Jacques Brel (tout Brel par moment, de temps en temps, tout le temps)

-       Les Beatles… of course !

-       ABBA : Waterloo, Dancing Queen (par exemple, car beaucoup de leurs titres sont mes favoris)

-       Joe Cocker : You can leave your hat on (comme indication de base)

-       Robert Plant

-       Genesis (avec le mari de Kate Bush ou sans, tout est kif !)

-       Billy Paul: Let’em in

-       Deodato (pour ses longues pensées  instrumentales)

-       Al Jarreau (tous ses albums)

-       Lou Reed: Walk on the wild side bien sûr… Ce morceau m’envoûte!

-       Rough trade (sa musique et sa voix, hummmmm !)

-       Eagles : Hotel California (version live acoustique si possible)

-       Robert Palmer: Every kinda people

-       Billy Preston: Nothing from nothing (il a collaboré avec les Beatles…)

-       Dr John dans The last waltz

-       Steely Dan: Aja

-       Stevie Wonder: The secret life of plants, Sir Duke, Isn’t she lovely…

-       Roger Hodgson: In jeopardy

-       Murray Head: Say it ain’t so Joe

-       Meat Loaf

-       Ian Matthews

-       Daryl Hall and John Oates : Maneater

-       Bob Dylan

-       Doobie Brothers : Long train running

-       Cat Stevens: Where do the children play, Moonshadow, Lady D’arbanville…

-       Billy Joel

-       Carly Simon: You’re so vain

-       Gino Vannelli : Black cars

-       Vangelis

-       Manfred Mann

-       Tim Finn

-       Jason M’Raz

-       Mika (quasi tout sauf le dernier album)

-       Jamiroquai

août 11 2014

Echapée belle

Ce qui compte dans la vie, c’est le voyage non la destination.

Ce principe simple et connu m’a fait penser à mes recherches. Quand j’écris une routine de magie, Dominique_Duvivierma priorité n’est pas de construire un système parfait, avec un début, un milieu et une fin. Une histoire classique quoi ! Plus tard, l’ensemble paraîtra a priori bien construit, mais sur le moment mon idée est d’abord d’écrire une sorte d’épopée dans la forme plutôt qu’une folie dans le fond !  Je m’explique : si la routine qu’on invente est par exemple dépourvue d’un climax, mais pleine de rebondissements tout du long et menée par un bon jeu de comédie, l’essentiel est gagné, selon moi. Même si la fin de la routine s’avérait par hasard un peu légère, nous aurions peu de ronchons pour critiquer le tour, car le voyage aura été à la hauteur de leurs espérances. En effet, le pari principal d’un bon tour de magie, c’est d’emmener très loin le spectateur, car il n’attend que cela : s’évader ! Voyager c’est accepter de changer d’univers, de repères et donc de logique. Se perdre pour mieux se retrouver, voilà ce que nous offrons comme possibilité au public. Alors, il se souviendra de cette échappée belle et, quelque part,  vous deviendrez sa destination !

août 04 2014

MAGIPHAGEUH N°41 : CEINTURE ET BRETELLES

Dominique_Duvivier« Ceinture et bretelles »… Voilà qui commence bien ce nouveau volet de notre rubrique préférée ! Vous devez vous demander ce que peut bien vouloir dire pareille expression dans un contexte comme le nôtre… En fait, en discutant avec un ami dentiste qui me parlait de sécuriser un de ses travaux, il employa cette expression imagée « Ceinture ET bretelles ! » pour exprimer le côté « sans faille » quand on veut garder son falzar en place. Amusant, n’est-ce pas ? Votre serviteur, qui ne pense qu’à la magie ou presque dans sa vie, s’est dit : « Tiens ! Un parallèle possible avec nos propres aspirations de magiciens pointe son nez… ». Hop ! Me voici donc  de plain pied dans le sujet : comment mener à bien une routine magique façon « ceinture ET bretelles » ? Comment se sortir des embûches habituelles pour réaliser un tour ? Par exemple, comment faire pour ne pas se faire damer le pion par un imbécile (pardon, un spectateur attentif) qui nous prendrait la main dans le sac avec une de nos techniques qui serait « légère » ou un de nos scénarios qui ne serait pas assez crédible ? Un vrai parcours du combattant pour flairer ce qui pourrait s’avérer pas assez construit ou sentir l’approximation… Une vie entière à m’imaginer en « live » testant tel ou tel nouveau tour. Moins les mouvements sont visibles (en fait, moins il y en a) plus les pistes seront brouillées et votre tour sécurisé… L’économie de gestes et la vraisemblance de votre scénario sont les deux éléments clés de la réussite de vos tours. Il faut que votre spectateur soit « cerné » (si je puis m’exprimer ainsi) façon « Ceinture ET bretelles ! ».

juil 28 2014

Grandes illusions

Attention : document rare ! Le summum est touché ici. J’ai une vingtaine d’années et je fais des grandes illusions dans mon salon !

Dominique Duvivier Grande Illusion fin annees 70

Nous étions donc dans les débuts des années 70. C’est un peu « dans cet état » ( !) que m’a découvert Gaëtan Bloom (à l’époque d’ailleurs où Gaëtan s’appelait encore Jean-Louis Blum, c’est dire si cela fait longtemps !). Gaëtan a profité chez moi de ce que je projetais de présenter au club du « French Ring » quelques mois plus tard : un magnifique et très original spectacle de grandes illusions ! Et il faut dire que j’ai vu dans son regard faussement approbateur qu’il se foutait gentiment de ma gueule. Qu’il attendait avec une joie sans mélange de me voir pour la première à ce spectacle qui allait faire date !  J’ai donc eu l’illumination : ne pas faire ce tour extraordinaire et arrêter la magie de scène/grandes illusions ! La magnifique femme à mes côtés, c’est Marie-Christine qui est avec moi depuis 1969. Nous avions 19 ans quand nous nous sommes rencontrés et aujourd’hui, 45 ans plus tard, nous sommes toujours ensemble…  Pas mal, non ?

La grande illusion que vous voyez sur les photos était une « merveille », selon les dires de son vendeur. Il s’agissait de Clifton, le célèbre inconnu anglais qui avait élu domicile au Parking Foch, près des Champs-Elysées. Il tenait une boutique où l’on pouvait trouver plein d’autres merveilles (?!) en  magie de scène mais aussi de close up, salon… En l’occurrence la pépite s’intitulait «Homicide ». Tout un programme ! Cette boutique fut vite déplacée rue Notre-Dame de Lorette puis rachetée par Guy Lore, puis par Georges Proust !

Vous pouvez suivre sur les photos l’évolution de cet effet plutôt incompréhensible, il faut l’avouer : on place une jolie fille dans la boîte (très jolie sinon ça ne marche pas). On lui noue des cordes aux pieds (photo 2). On lui attache les poignets (photo 3). On ferme la boîte. On scie la boîte en son centre (photo 4). On place des plaques de part et d’autre, puis on sépare les deux boîtes (photo 5). Enfin, on passe une tige dans les deux boîtes (photo 6) et c’est un miracle insoupçonnable ! Vous comprenez mieux Gaëtan/Jean-Louis ???!

Et c’est d’ailleurs ainsi que mon aventure dans le close up est née : après ces improbables essais dans le monde de la grande illusion, Gaëtan a commencé à me montrer des tours et des techniques de magie de close up. J’ai tout de suite accroché et surtout je me suis jeté à corps perdu dans le domaine. J’ai travaillé, travaillé et tellement travaillé comme un fou que, trois mois plus tard Gaëtan m’a dit : « Mais c’est avec toi qu’il faut que je prenne des cours maintenant ! ». C’est ce qu’il a fait. Il a pris des cours avec moi pendant trois mois aussi et en voulant payer. Impossible de le faire fléchir. Il voulait payer. Plus tard je lui ai demandé qui pourrait me montrer des choses nouvelles et il m’a conseillé Bernard Bilis qu’il a fait venir chez moi. Nous avons sympathisé très vite et Bilis m’a donné des cours de magie en échange de conseils en arts martiaux. Trois mois plus tard (décidément) il m’avait tout montré à son tour et nous sommes devenus des magiciens à part entière, des confrères en quelque sorte et cette amitié a duré jusqu’en 1973, après la FISM à Paris, moment où je me suis « séparé » de lui. Voici la VERITABLE origine de nos rencontres.

juil 21 2014

Dai Vernon

En bossant sur une nouvelle création, je suis tombé, par « non hasard » sur cette fiche que je voulais partager avec vous. La chose est wikipédiesque, évidemment :

« Dai Vernon est également appelé dans la communauté des magiciens « The Professor ». En effet, il a pour ainsi dire révolutionné le close-up, et a laissé son empreinte dans la façon d’aborder la prestidigitation. Sa grande spécialité était la cartomagie, mais cela ne l’empêchait pas de pratiquer beaucoup d’autres formes de magie avec succès (pièces, notamment). Il est un des responsables de la montée de l’intérêt pour les cartes de marque « Jerry’s Nugget» et fut le premier à les utiliser régulièrement. De grands noms de la magie actuelle ont appris avec Vernon (Michael Ammar, Bruce Cervon, John Carney, Larry Jennings, Ricky Jay, Richard Turner, Charlie Miller). Il était un des résidents les plus remarqués de l’hôtel « The Magic Castle », à Los Angeles, où des magiciens du monde entier venaient le rencontrer et apprendre de lui.

À Houdini, qui affirmait pouvoir comprendre n’importe quel tour de prestidigitation s’il le voyait exécuté trois fois, Dai Vernon présenta un tour sept ou huit fois, et Houdini dut s’avouer vaincu. Vernon en profita pour ajouter dans ses publicités : The Man Who Fooled Houdini (l’homme qui a trompé Houdini).

Il meurt à l’âge de 98 ans, le 21 août 1992 à Hollywood. Il dira à la fin de sa vie: « Je n’ai qu’un regret, celui de n’avoir pu consacrer les quatre premières années de ma vie à la magie »

Rafraîchissant, n’est-ce pas ?

Quand je pense que certains disent que les cartes « Jerry’s Nugget » sont des cartes pour amateurs. Voire pour des nuls. Ça me fait marrer !

Et puis, me dis-je, quand on pense que, pour ma part, j’ai commencé la magie à 8 ans, ça fait 4 ans de plus de gâchés d’entrée de jeu !

Allez tiens, voici un documentaire pour ceux qui auraient envie d’en savoir plus sur le bonhomme : https://www.youtube.com/watch?v=OeIBCLw4p8o

DAIVERNON

juil 14 2014

Mon dernier texte…

« Mon dernier texte » venez-vous de lire… Les yeux apeurés, vous vous dites que les carottes sont peut-être cuites, que les pissenlits vont bientôt se régaler, qu’il se passe un truc pas comme d’habitude !

Vous commencez à flipper… Ce blog va-t-il s’interrompre pour l’éternité ? Vous n’aurez plus droit à votre petite dégustation hebdomadaire ? Un vide se crée subitement et vous tremblez. Je vous comprends. Mais ce texte est le dernier que j’écrirai. C’est la vie. Il faut savoir s’interrompre !

Je sais bien que vous ne me croyez pas trop. Vous vous dites qu’il doit être malade le Duvivier, fatigué, les deux ou autre chose.

Vous ne voulez pas le croire.

Pourtant ce texte est le dernier que j’écrirai.

Aujourd’hui.

Hop !

Vous venez de vivre ce que nous devrions donner au public à chaque moment d’un show. Le frisson sans cesse renouvelé qui emporte le spectateur vers des chemins inconnus. Vous lui procurez ce que personne ne lui a donné auparavant en créant un REBONDISSEMENT tel que vous le marquez pour longtemps. Pour toujours ?

En commençant aujourd’hui à lire ce texte, vous avez eu des craintes, des pensées parasites, vous avez commencé à réfléchir et à imaginer des choses… Bref, mon texte vous a fait REAGIR… Tant et si bien que vous avez dévoré mot après mot jusqu’à ma pirouette verbale.

Pas la peine de tellement plus : créer des événements incroyables pour quelques secondes, quelques minutes, le temps d’un spectacle. C’est ça ce qu’on attend d’un magicien !

 

A la semaine prochaine… J’espère !