juin 01 2012

Bienvenue sur mon blog !

Je serai au Double Fond en duo avec ma fille Alexandra dans notre spectacle « De très près » les 7/11, 14/11, 21/11 et 28/11/2014. Mais aussi dans notre TOUT NOUVEAU spectacle « Ce soir, j’ouvre la boîte » pour 6 soirées d’avant-première les 3/10, 10/10, 17/10, 24/10, 30/10 et 31/10/2014 !

Ce blog est né de la passion que j’éprouve pour la magie et de la passion que j’ai de communiquer avec ceux qui aiment la prestidigitation comme je laDominique Duvivier par Harcourt respire moi-même.
Que mes ennemis aillent voir ailleurs…
Que mes amis virtuels ou réels viennent à moi comme j’ai envie d’aller vers eux.

J’aime passionnément mon métier qu’est la magie mais mon hobby c’est aussi la magie… Deux passions en une, le pied quoi !

Chaque lundi matin un nouveau texte de mon cru sera édité ci-dessous et ce sera notre point de départ pour discuter, raisonner, imaginer ensemble des nouvelles pistes de recherches…
Il y aura tantôt des pistes de travail, tantôt des histoires qui m’inspirent etc. Plein de directions pour avancer ensemble quoi !
Elle est pas belle la vie ?
Pourquoi avons-nous tant de chance ?

A bientôt

Amitiés

Dominique DUVIVIER


oct 20 2014

Le Double Fond sélectionné par « Le Mouvement du Commerce Créatif »

Le Double Fond a été repéré par le «Mouvement pour le Commerce Créatif», destiné à soutenir et développer les commerces innovants. Le MCC a considéré que Le Double Fond était « une belle preuve de créativité et d’engagement envers son quartier ».

Le MCC fédère, valorise et accompagne les commerces qui :

- Inventent de nouvelles expériences de proximité

- Renouvellent leur offre (au regard des canons du marché) ou leur cadre

- Proposent des animations originales

- Recherchent les rencontres avec leurs voisins-clients

- Contribuent à la vitalité de leur quartier

- Co-construisent leur offre, leurs services ou des animations avec leurs pairs (commerçants, voisins, clients)

oct 13 2014

Alexandra et Dominique Duvivier sur Music Box – 1

Interview d’Alexandra et moi, pleine de rock’n’roll… sur la chaîne de radio « Music Box » ! Nous sommes interviewés par Quentin dans l’émission « Dixie Corner ». Bon visionnage avec les oreilles !

Interview-Duvivier-Music-Box

Voici la première séquence :

oct 13 2014

Alexandra et Dominique Duvivier sur Music Box – 2

Toujours Alexandra et moi sur la chaîne de radio « Music Box », dans l’émission « Dixie Corner ».

Voici la deuxième séquence :

 

oct 06 2014

Magiphageuh n°42 « En forme pour le spectacle ? »

Dominique-Duvivier« En forme pour le spectacle ? ». Question toujours très sympathique qu’on me pose souvent, voire de plus en plus au fil des décennies qui passent et fabriquent des cheveux blancs au passage…

Décortiquons les possibilités de cette demande. On se soucie de ma santé ? Ou bien est-ce une manière de dire un « Bonjour » convenu à l’artiste, car on ne sait pas trop quoi lui dire pour rompre la glace ? Ou bien on demande si un  artiste ( quel qu’il soit et sans âge particulier) se sent bien avant d’affronter le public ? En somme, une façon un peu sarcastique de demander : « Alors, prêt à entrer dans la fosse aux lions ? ». Ben ouais, tout le monde se doute qu’il n’est pas facile de se lancer dans un spectacle… Alors quelle question quand on y pense !! Du côté de l’artiste, si l’on n’est pas rompu à ce genre d’exercice, le fait qu’un spectateur puisse vous demander si  «Tout va bien ?! » juste avant un spectacle, peut créer chez vous un vent de panique important… Et vous pouvez sincèrement vous demander si ce fâcheux spectateur n’est pas carrément mal intentionné !

En fait, quand on m’a posé ce genre de question la première fois, je me suis dit qu’il faudrait que j’écrive un papier d’humeur sur le sujet. Mais le temps passe trop vite et j’ai tellement de choses à dire que j’ai un peu laissé de côté le sujet. Mais là ça y est, je m’y mets enfin !

A moins d’être fou ou en passe de l’être, qu’un début de sénilité vous ait envahi ou que l’inconscience de votre ego vous ait aveuglé une fois de trop, on ne doit JAMAIS se présenter en public sans être armé jusqu’aux dents (métaphore plaisante pour décrire la situation). Certains confrères, remplis de « Bisounourseries », veulent penser que le public n’est hostile en aucune façon envers le magicien. Moi, j’assume tout à fait le fait que de se lancer dans un spectacle de magie d’une heure et des poussières, c’est partir en combat ! Un combat avec une belle finalité certes, mais un vrai combat quand-même, pour lequel il faut être surentraîné. Si nous sommes conscients du challenge qui nous est imposé, le public peut être ensuite considéré comme charmant voire adorable, pas de problème ! Mais, quand on est magicien et particulièrement en France où le public est très cartésien et donc très méfiant, il faut être préparé à un sacré travail pour lui permettre de s’évader, d’abandonner ses doutes quelques instants, pour l’emmener avec nous vers des chemins de rêve…  Il faut être prêt à donner toute l’énergie nécessaire pour combattre ses réticences, car il sera comme un cheval sauvage qui ne demande certainement qu’à être dressé, mais qui, en attendant de ressentir le plaisir de courir avec vous sur son dos, se débat tout ce qu’il peut ! Le public attend de nous que nous soyons parfaits… Pas seulement de bons prestidigitateurs qui manipulent bien ses cartes. Non, des artistes parfaits. Le spectateur veut voir quelque chose qui a du sens, comme on dit aujourd’hui. Il a envie de voir une personne qui fait de la magie pour exprimer autre chose que son tour de magie ! Sinon les magiciens continueront d’être ces passagers de la télé qui font des tours et qui ne marquent personne véritablement… Alors… « En forme pour le spectacle ? »

sept 29 2014

Bande annonce coffret 5 DVD « Final Secrets »

Plus de 9h30 de magie !
Coffret de 5 DVD : tours, techniques, concepts + le spectacle complet « Pur sucre »
Filmé en public

Sortie le 15 novembre 2014
Vente en avant-première avec séance dédicace d’Alexandra et Dominique Duvivier le 4 novembre 2014 de 17h à 19h30 à la boutique Mayette – 8 rue des Carmes 75005 Paris

« Jamais je crois, je ne l’ai vu se livrer autant… au-delà des tours, Dominique se raconte, vous donne les pourquoi de ses comment.
Si vous ne l’aimez pas, vous allez le haïr… si vous l’aimez, vous allez l’adorer…Ce voyage dans son cerveau vous en apprendra beaucoup sur les complexités de ses méandres.

Quelle trilogie étonnante avec Dominique Duvivier et Alexandra Duvivier en prime. Les trois enregistrements espacés dans le temps, mais regroupés pour une véritable immersion dans son, dans leur monde…
Il réinvente son langage, comme sa magie, ne met plus de temps aux verbes, ne conjugue plus, comme il applique ses méthodes les plus gonflées dans des changes ouverts, à vue, où il n’y a rien à voir tellement quand on y croit, tout devient possible…
Encore faut-il être lui… et ça, c’est ni gagné, ni évident, ni peut-être souhaitable. Il y a UN Goshman, UN Slydini, UN Vernon, un de tous ces héros, et un seul, qui nous ont appris beaucoup, en se livrant, mais en sachant rester eux.
Dominique à coup sûr est passé de ce côté-là. N’apprenez pas à l’imiter, mais amenez à vous les secrets, les savoir-faire qu’il partage ici.
Depuis que je le connais, Dominique évolue sans cesse, avec une boulimie de faire les choses, et de toujours produire, qui force l‘admiration…
Il nous dit ici, furtivement, que ce set est comme sa dernière conférence, qu’il veut passer à autre chose. A quoi ? je sais pas… mais je ne suis pas inquiet. Le monsieur a autant de ressources que d’idées plein les poches. »
Gaëtan Bloom

sept 22 2014

Bientôt la Première de « Ce Soir, J’ouvre La Boîte… »

Alors là, vous nous voyez, Alexandra et moi, en train de mettre au point les derniers détails pour notre nouveau spectacle « Ce Soir, J’ouvre La Boîte ».

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Nous sommes dans les coulisses du Double Fond et sur scène il n’y a personne, puisque nous répétons toujours sans public, même pour la répétition générale. On dirait qu’Adeline (qui prend la photo) vient de saisir ce dernier instant d’intense réflexion, juste avant de décider une bonne fois pour toutes la façon dont nous allons présenter notre dernier opus le 3 octobre, date de la Première… Faut bien se lancer un jour/soir, non ?! La pression est à son comble. Des mois, presque des années de travail et bientôt ce sera le moment d’entrer en scène… Comme toujours on se demande si cela va vous plaire, mais ce qui est sûr, c’est que nous prenons un pied pas possible à travailler ensemble !!

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Pour plus d’informations, cliquez ici : http://www.doublefond.com/soirees-exceptionnelles/show-bouillant/

sept 15 2014

Gravity

Vous avez vu ce film génial ? Je l’ai vu à sa sortie en IMAX 3D et je m’apprête à le revoir en Blu-ray. C’était de la bombe ! Impatient je suis de le revoir !!

Gravity

C’est une sorte de nouveau genre de cinéma, une nouvelle approche qui devrait vous faire frémir le bulbe créatif si ce n’est pas déjà fait ! Quand je vois des films comme ça, avec tant d’innovations, je me dis toujours : on peut faire pareil en magie et, à ma façon, je cherche… C’est inspirant, c’est boostant… ça donne envie de se dépasser, d’imaginer des choses encore plus folles, d’avoir autant de couilles qu’un tel réalisateur (pardonnez-moi l’expression !). Moi je dis que c’est autre chose que de chercher une énième version pour retrouver des as avec virtuosité ! « Gravity », c’est une nouvelle manière de raconter une histoire. Une nouvelle manière de faire vibrer les spectateurs sans avoir besoin de tuer la planète entière avec des moyens toujours plus colossaux… Certes les moyens ont été énormes, mais différents de ce qu’on peut voir dans les « Block Busters » habituels. Ça se passe dans l’espace, mais c’est une histoire simple finalement, une histoire humaine. Une sorte de film intimiste dans le plus grand décor qui soit au monde…  Bref, Alfonso Cuarón (le réalisateur) nous fait voyager autrement. Et quel voyage ! Un film à voir et à partager, pour redessiner le monde ensemble au coin du feu… et pourquoi pas trouver un nouveau tour de magie !

Gravity 1

Voici quelques infos sympas glanées sur internet :

Le scénario de Gravity a été coécrit par Alfonso Cuarón et son fils Jonás. Il s’agit de leur première collaboration scénaristique officielle. Compte tenu de la complexité technique du film, quatre ans et demi ont été nécessaires pour le faire.

 

Les deux scénaristes expliquent à quel point le film offre différents niveaux métaphoriques de lecture : « Pour nous, Gravity ne parle pas seulement de la pesanteur qui retient l’être humain, mais surtout de ce qui nous rattache à nos racines », indique Jonás Cuarón. « Tout le film est ponctué de plans (…) de la Terre, montrée comme le berceau de toute vie. Et au-dessus de la Terre, une femme, totalement déracinée, flotte dans l’espace. Nous voulions explorer le potentiel métaphorique d’un personnage perdu dans l’espace qui s’enfonce dans l’univers, (…) et qui s’éloigne de plus en plus de la Terre, où se concentrent l’élan vital et les rapports humains. Au-delà des effets et des technologies, il était essentiel que le combat de Ryan apparaisse comme l’allégorie d’un être qui doit (…) traverser les épreuves de la vie. [Sa] trajectoire (…) est celle d’une renaissance », développe son père.

 

Afin de pouvoir rendre compte de la gravité « zéro », les équipes de Gravity ont mis au point une technologie totalement inédite, la « Light Box » : un cube aux parois intérieures constituées de panneaux couverts de minuscules lampes LED. Son objectif principal était d’offrir un éclairage que la méthode traditionnelle n’aurait pas permis, comme dans les scènes où Ryan tournoie dans l’espace. Les lampes, les caméras fixées sur des bras robotisés et les systèmes de rotation étaient dirigés à distance par ordinateur.

L’équipe a dû inventer une caméra assez petite et maniable pour enregistrer dans la Light Box. Pour les mouvements des acteurs, une plaque tournante était installée sous le plancher, les renversant ou les soulevant. Un dispositif, le « système de coeur-à-coeur », faisait tournoyer Sandra Bullock et George Clooney face à face. Le producteur David Heyman précise qu’un robot fixé à un bras, nommé Isis, se déplaçait à toute vitesse pour s’arrêter à quelques centimètres à peine du visage de l’actrice.

Les équipes des effets visuels de Neil Corbould ont imaginé un dispositif d’une douzaine de câbles pour créer l’illusion que Sandra Bullock flottait en apesanteur. Les câbles classiques ne rendaient pas l’effet désiré, et Corbloud a donc mis au point un système de câbles pouvant être manoeuvré manuellement ou par télécommande grâce à une réplique miniature informatisée du mécanisme.

Six câbles étaient attachés à ses épaules, six autres à sa taille, de chaque côté, pour éviter l’effet de balancier, et le système a été manipulé et piloté par les plus grands marionnettistes. Enfin, pour certaines séquences, d’autres dispositifs auxquels les acteurs étaient attachés permettaient de les faire pivoter à des degrés divers, et des bras robotisés identiques à ceux utilisés dans l’industrie automobile ont rendu possible le tournage d’un certain nombre de plans audacieux.

 

Le directeur de la photo indique que l’importance du nombre de plans en infographie a offert de nombreuses possibilités concernant les plans séquences, chers à Alfonso Cuaron. « On s’est rendu compte qu’on pouvait aller très loin dans notre démarche. C’est ce qui nous a permis d’obtenir des ‘plans élastiques’, grâce auxquels on passait d’un plan panoramique à un très gros plan du visage de Sandra, puis on se glissait à l’intérieur de son casque, avant de filmer un plan en caméra subjective et, enfin, un plan large plus neutre. C’est ce qui suscite un sentiment de claustrophobie chez le spectateur », précise-t-il.

Gravity 3

James Cameron a déclaré que Gravity était le « meilleur film sur l’espace jamais réalisé » ! Dans une interview pour Variety, le cinéaste a été dithyrambique : « J’ai été abasourdi, absolument terrassé par le film. Je pense que c’est la meilleure photo de l’espace jamais vue, le meilleur film sur l’espace jamais réalisé. J’avais très envie de voir Gravity depuis un bon moment. Ce qui est intéressant dans le film, c’est la dimension humaine. Alfonso et Sandra travaillent main dans la main pour créer ce portrait limpide d’une femme qui se bat pour rester en vie en apesanteur. »

sept 08 2014

Bob Dylan nous parle

BOB DYLAN.

Je l’ai écrit en gros car je vénère ce mec et il faut comprendre à quel point il est GRAND.

Quand on se penche (sans tomber) sur le parcours d’un génie comme lui, on peut toujours y puiser des richesses insoupçonnées. Je ne vous fais pas languir plus longtemps, voici les pépites du jour, histoire d’illuminer votre semaine ! bob-dylan

Bob Dylan parle du rôle d’artiste et dit : « Notre devoir, c’est de faire en sorte que les gens ressentent leurs propres émotions. »

C’est pas génial comme définition ? Si, c’est génial ! Et je vais le démontrer au cas où quelques sceptiques traîneraient sur ce blog (ce qui m’étonnerait fort). Donner du plaisir et du bonheur au public est le rôle nécessaire de l’artiste. Mais, plus précisément, son rôle consiste à éveiller les sens du public : l’artiste fait naître/renaître le goût des choses dont chacun est pourvu, souvent à son insu. Le spectacle donne/redonne le goût à la vie ! L’artiste nous connecte/reconnecte à nous-même. Tout le monde s’identifie à un artiste dans la mesure où celui-ci, tout en empruntant des chemins généraux et des sentiers connus, sait d’un coup exprimer nos sentiments enfouis comme nous en avions toujours rêvé sans nous le formuler ! Il parle notre propre langage intérieur. A son contact, tout devient/redevient vivace et clair. Il nous redonne le frisson et nous vivons.. mieux. Mais pour que toute cette magie opère, j’aime  ce principe que l’ami Bob met en lumière dans cette belle citation : le public n’est pas passif, il ne fait pas que recevoir des émotions, il les vit. Il participe donc à la performance autant que l’artiste ! En quelque sorte, par le truchement de l’artiste, il devient artiste lui-même. C’est un concept que j’adore et qui prend d’ailleurs un sens très profond dans le domaine artistique qui est le mien, la magie.

Allez une autre citation pour le plaisir !

Dans une interview lue dans le magazine « Rolling Stone », Mikal Gilmore demande à Bob Dylan :

Comment décririez-vous votre vocation ?

« La mienne ? Elle n’est pas si différente de celle des autres. Certains sont destinés à être de bons pêcheurs, d’autres de bons laboureurs, d’autres de bons amis. Il faut être le meilleur dans ce pour quoi on est fait. Tout est une question de confiance, pas d’arrogance. Il faut se dire qu’on est le meilleur malgré ce que diront les autres, et qu’on va durer ainsi beaucoup plus longtemps, d’une manière ou d’une autre. Au fond de vous, il faut toujours y croire. »

Rien à ajouter. Continuez d’y croire car personne n’a envie plus que vous de croire en vous-même !

sept 01 2014

Podcast « Et si c’était vrai ? » : émission n°18

Dominique-DuvivierChers amis,

Voici maintenant la 18ème émission de mon podcast, enregistrée en juin 2012 avec Lionel dit « Le Marquis » et moi-même.

Installez-vous comme d’habitude, confortablement.

Bonne écoute

Pour écouter le podcast sur Itunes, cliquez ici !

Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Dominique Duvivier

PS : Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au podcast directement par son RSS mais également sur iTunes : les personnes possédant des iPhones, iPod ou iPad peuvent donc s’abonner directement (et gratuitement) sur la plateforme d’Apple et disposeront ainsi automatiquement des prochains numéros.

août 25 2014

Le parfum de la dame en noir

Aujourd’hui, dans la rubrique de mes films préférés, un film incontournable ! « Le parfum de la dame en noir » de Bruno Podalydès.

La première fois que j’ai vu ce film, je n’avais pas vu/senti son potentiel. Pas en forme ? Pas prêt ? Dans une autre sphère lors de ce premier visionnage ? Mystère… Mais ce qui est sûr, c’est qu’on se sent drôlement bête dans ces moments-là, quand on « redécouvre » totalement un film ou un livre ou un tour de magie… Dans sa tête « l’affaire était classée » et, tout penaud, on s’aperçoit soudain qu’on était passé à côté d’une de ces pépites qui  rendent la vie plus savoureuse… Tant de raisons nous empêchent souvent d’apprécier dans l’instant les choses à leur juste valeur ! C’est assez flippant d’un sens… En même temps, cela donne envie de mettre les bouchées doubles pour croquer la vie encore plus fort ! Et soyons tous plus vigilants pour rester toujours plus réceptifs aux richesses qui nous entourent…

Ce film est sorti en 2005 et a été inspiré du roman de Gaston Leroux. C’est la suite du « Mystère de la chambre jaune » réalisé aussi par Bruno deux ans plus tôt et qui avait réuni plus d’un million de spectateurs.

Voici le synopsis tel qu’on peut le découvrir sur Internet :

« Joseph Rouletabille est hanté par une femme qui venait le visiter, enfant, au pensionnat et dont il conserve le souvenir obsédant du parfum. Tandis qu’il s’en ouvre à Sainclair, son fidèle acolyte, il apprend que son amie Mathilde Stangerson convolant en voyage de noces avec son mari Robert Darzac, est en danger. Il s’empresse de la rejoindre, craignant le retour de l’illusionniste et intrépide Ballmeyer. »

Ce film parle donc notamment de magie ! Il est d’ailleurs dédié à la magie de Jean-Eugène Robert-Houdin. Eh oui, tous les  connaisseurs savent que la magie est omniprésente dans les films de Bruno Podalydès. Sur cette photo (d’Anne-Françoise Brillot) on le voit justement à l’œuvre. En plus d’être un passionné de l’art de la magie, savez-vous que Bruno est un redoutable magicien ? Certains ont pu le découvrir dans notre spectacle « Zapping » pour l’anniversaire du Double Fond en 2013 et bientôt vous pourrez profiter encore davantage de son talent dans le spectacle « Cinéma…gie » en 2015, toujours au Double Fond. Dans « Le parfum de la dame en noir », une multitude de scènes sont des hommages directs à Robert-Houdin. A noter, le
film est dit «100% bio-analogique » : tous les trucages (tours de magie, masques, etc.) ont été réalisés devant la caméra sans l’apport du numérique. Une prouesse, mais surtout un choix artistique qui apporte une authenticité très palpable tout le long du film. D’ailleurs, pour en savoir plus, n’oubliez pas d’aller voir les bonus du DVD ! C’est passionnant.

Parfum de la dame en noir 1

Dans la distribution, on retrouve pas mal d’acteurs/actrices fétiches de Bruno : son frère Denis Podalydès bien sûr qui joue Rouletabille (au top !), Jean-Noël Brouté (Sainclair) que j’ai trouvé vraiment super, Olivier Gourmet (Darzac), la magnifique Sabine Azéma (Mathilde Stangerson) et Zabou Breitman (Edith Rance) éblouissante et qui me fait toujours autant rire. Et puis aussi Vincent Elbaz (Prince Galitch), Pierre Arditi (Ballmeyer), Michael Lonsdale (Le professeur Stangerson), Isabelle Candelier (Mme Bernier) toujours aussi belle, Michel Vuillermoz (le curé), Julos Beaucarne (Le père Jacques ou « Vieux Bob »), Dominique Parent (M. Bernier) et Claude Rich (le juge de Marquet). Bruno Podalydès joue lui-même le rôle d’Arthur Rance, le mari de Zabou dans le film. Voici un petit « tableau de famille ».

 Parfum de la dame en noir 3

Ce qui est assez fascinant, c’est l’amitié qui transpire entre tous les acteurs du film. Le film respire la joie de chacun d’être là, ensemble, de se retrouver quelques années plus tard pour cette suite du « Mystère de la chambre jaune », dans un cadre idyllique (le tournage s’est déroulé principalement sur le site protégé de l’Ile de Port-Cros)… Dans les bonus on découvre d’ailleurs à quel point cette bonne ambiance sur le plateau est chère aux yeux du réalisateur et, ça, moi j’aime bien ! J’aime cette idée de troupe, comme au Double Fond, où tout le monde partage une belle aventure qui va au-delà du film ou du spectacle réalisé. Grâce à ça, les acteurs se donnent complètement et ça se sent profondément.

Parfum de la dame en noir

Les ambiances, les décors, les costumes… Tout procède d’une forme de gourmandise qui s’empare  du spectateur en voyant se dérouler cette histoire pleine de rebondissements, d’humour et d’intrigue !

 

Tintin et Milou enquêtent ? Parfum de la dame en noir 2

 

Voici quelques infos intéressantes que j’ai glanées pour vous sur Internet :

Plusieurs scènes du film sont tournées en nuit américaine.

Le personnage d’Arthur Rance, joué par Bruno Podalydès, possède dans l’une des chambres un portrait le représentant, imitant celui du Chevalier François de Hadoque dans l’album de « Tintin Le Secret de La Licorne ». Le tableau a été peint par l’acteur Jean-Noël Brouté.

Michel Vuillermoz évoque le travail du réalisateur : « Ce film est à l’image de Bruno Podalydès qui, lui-même, est toujours surprenant, jamais là où on pourrait l’attendre, jamais dans un cliché ou dans une réaction logique. Bruno a l’art d’aller rechercher l’originalité de l’acteur pour qu’il exprime la complexité du personnage, il nous incite à entrer dans son univers. On a l’impression de faire partie d’une même famille de pensée et c’est un plaisir rare. »

« Nous voulions créer un effet d’atemporalité, avoue Denis Podalydès,ce qui rajoute au mystère, à l’étrangeté de l’histoire. Concrètement, le film se déroule dans les années 1930, tout comme le premier épisode. Mais, déjà, nous en avions transposé l’intrigue du roman de Leroux des années 1890 à 1930, ce qui constituait un premier glissement temporel. Bruno voulait aller encore plus loin en s’affranchissant définitivement de tout ce qui relève de la reconstitution un peu étriquée d’une époque donnée, en multipliant anachronismes et visions bizarres. Il y gagne une grande liberté, ainsi que des effets comiques, forcément ! »

Dans le Parfum de la dame en noir, le professeur Stangerson a abandonné ses recherches et ses inventions pour se consacrer à la peinture. Michael Lonsdale, qui incarne le professeur à l’écran, est lui-même peintre dans la vie et a profité du tournage pour allier ses deux passions, la comédie et la peinture : « L’île de Port-Cros est un bel endroit, je retournerai volontiers y planter mon chevalet, mais il me manquera l’ambiance rieuse de toute cette équipe avec laquelle j’ai passé des moments inoubliables. »

Parfum de la dame en noir 4

Voilà, vous avez eu le loisir de vous imprégner un peu de ce film merveilleux… Arrangez-vous vite pour le voir ou le revoir dans son intégralité ! Dans l’idéal commencez par le premier volet (« Le mystère de la chambre jaune »), comme je viens de le faire. C’est encore plus jouissif…

Bruno Podalydès est un amoureux des gens, un amoureux… de la vie ! Avec lui, vous en  goûtez tous les délices et vous avez l’impression de profiter davantage de tout ce qu’elle nous offre. Un grand poète en somme !