Juin 01 2012

Bienvenue sur mon blog !

Je serai au Double Fond en duo avec Alexandra dans notre nouveau spectacle « Ce Soir, J’Ouvre La Boîte » les vendredis 20/05, 3/06, 17/06, 1/07, 15/07 et 29/07/2016. Ainsi que dans notre spectacle « De très près » les vendredis 27/05, 10/06, 24/06, 8/07 et 22/07/2016.

Ce blog est né de la passion que j’éprouve pour la magie et de la passion que j’ai de communiquer avec ceux qui aiment la prestidigitation comme je laDominique Duvivier par Harcourt respire moi-même.
Que mes ennemis aillent voir ailleurs…
Que mes amis virtuels ou réels viennent à moi comme j’ai envie d’aller vers eux.

J’aime passionnément mon métier qu’est la magie mais mon hobby c’est aussi la magie… Deux passions en une, le pied quoi !

Chaque lundi matin un nouveau texte de mon cru sera édité ci-dessous et ce sera notre point de départ pour discuter, raisonner, imaginer ensemble des nouvelles pistes de recherches…
Il y aura tantôt des pistes de travail, tantôt des histoires qui m’inspirent etc. Plein de directions pour avancer ensemble quoi !
Elle est pas belle la vie ?
Pourquoi avons-nous tant de chance ?

A bientôt

Amitiés

Dominique DUVIVIER



Mai 23 2016

N’oubliez jamais…

Dominique DuvivierAu-delà de vos techniques magiques apprises et digérées (c’est le minimum),

Au-delà de votre connaissance raisonnable de l’Histoire de la magie (quand-même),

Au-delà de votre expérience avec le public (faut quand même savoir de quoi on parle !),

Au-delà de votre recherche du bon matériel et de sa bonne utilisation (c’est important),

Au-delà de vos efforts de mise en scène pour vos tours (essentiel),

Au-delà de votre travail autour du jeu de comédie (bah oui !)

N’oubliez jamais que c’est la mise au point de VOTRE personnage qui sera la clé de l’impact de votre magie.

 

Quand vous avez réussi à donner le ton de votre personnage, tout ou presque est envisageable. Si, l’espace d’un moment, on considère que le spectacle est un lieu de « combat » entre le public et l’artiste et non un simple lieu de divertissement, sachez que si votre personnage est suffisamment bien construit, le public a déjà perdu la manche dès les premières secondes. Il a même perdu le match entier. En effet n’oubliez pas que le public n’est là que pour vous regarder. Il s’est déplacé pour ça. Il a payé pour ça (en principe). Il est venu dans l’intention de voir de la magie. Si vous gérez  bien les choses, lui ne peut que s’abandonner à vous et pour vous… tout est possible ! Bien sûr, il lui arrive parfois de penser qu’il est le plus fort, mais c’est totalement faux. C’est de vous que tout partira et c’est à vous que tout aboutira. C’est vous le patron à 100%. A partir de là vous pourrez donner, reprendre de l’espace, imposer un lieu, l’inverser… Je vous dis : tout devient possible. C’est un postulat à ne jamais négliger, surtout pour nous autres magiciens qui pouvons facilement croire que nous sommes à la merci de ces spectateurs qui viennent uniquement tenter de « comprendre le truc ». Non, vous, magiciens, vous êtes des artistes et votre art consiste à vous comporter comme tel. Si vous restez des « montreurs de trucs », vous en récolterez les conséquences. Soyez de vrais artistes complets et vos spectateurs décolleront avec vous. Ayez l’ambition de montrer de vrais miracles et vos spectateurs vous suivront très loin. Ils ne seront plus dans l’optique de déjouer vos techniques magiques, ils seront juste comblés d’assister à un spectacle complet. La magie est tout autant dans les effets réalisés que dans la relation que vous établissez avec votre public. Comme disait mon Dieu, Albert Goshman : « VOUS êtes la magie ».

Bizarrement, cette vision que j’ai toujours défendue, ne m’a pas attiré que des amis. Il faut dire qu’il est plus facile d’épater la galerie en frimant avec des « petits tours », des « petits effets flash » et des « petits sauts de coupe » bien léchés. Et c’est moins facile de se tirer vers le haut en ayant l’ambition de montrer de vrais miracles et de partager un véritable univers avec son public… Mais bon, j’ai toujours fait fi des inimitiés et j’ai toujours suivi mon instinct : pour moi, « il n’y avait pas photo », comme on dit ! Dans mon coin, j’ai toujours suivi mon petit bonhomme de chemin. Et, en parallèle, j’ai vu plein de magiciens s’écarter de moi, tandis que d’autres sont devenus fans. Le processus s’est pour ainsi dire déroulé à mon insu. Petit à petit, j’ai vu que je m’éloignais de plus en plus de certains « penseurs » (je pense à « l’école Marlo » par exemple) tandis que j’accédais à de nouveaux horizons magiques (Ricky Jay, Fred Kaps, Persi Diaconis pour ne citer qu’eux…). En France, dès les années 70, je suis rapidement devenu l’ennemi à abattre pour une bonne moitié des magiciens français ! Et il en reste pas mal (sourire…). Par contre, pour la majorité des magiciens étrangers que je rencontrais alors, tout semblait aller « au beau fixe ». Ceux qui me faisaient le plus rêver applaudissaient des deux mains, alors pourquoi changer de cap ? Ils avaient l’air de trouver mes idées même plutôt révolutionnaires et en redemandaient. Je pense par exemple à Michael Weber qui m’a particulièrement encouragé et stimulé ! La distance qui nous séparait me permettait de travailler énormément de choses entre nos entrevues. Donc j’étais libre de travailler seul et je lui montrais mes idées en primeur. Il est vrai que je me suis senti plutôt incompris des magiciens français, mais, dans l’ensemble, j’ai réussi à me satisfaire du vieil adage « Nul n’est prophète en son pays »…

 

1ère publication : mai 2014

Mai 16 2016

Questions… Réponses

Pour préparer une émission sur France Inter, Arthur Dreyfus m’avait posé quelques questions préalables. Je vous confie mes réponses !

 

Citez trois chansons qui vous rendent heureux

 

« Here comes the sun » des Beatles

« Claire » de Gilbert O’Sullivan

« Queenie eye » de Paul Mc Cartney

 

Un élément, de n’importe quelle nature (image, son, objet, fait historique, etc.) qui incarne le passé, un autre le présent et un autre l’avenir.

 

–        Le passé : le « jingle » d’antan qui accompagnait la célèbre phrase « les français parlent aux français »

–        Le présent : L’Iphone

–        L’Avenir : le film « Gravity »

Double Fond brochure 2Une chose du présent qui vous inquiète

 

Le racisme

 

Une chose du présent qui vous rend heureux

 

La bonne santé de ceux que j’aime, ce qui présage d’être heureux un moment

 

Un poème qui vous rend heureux.

 

Ma poésie à moi, ce sont plutôt des citations , je vous en donne deux ou trois…

« La musique c’est du bruit qui pense » Victor Hugo

« Ce qui ne tue pas rend plus fort » Nietzsche

« Un gentleman c’est quelqu’un capable de décrire Sophia Loren sans faire de gestes. » Michel Audiard


Mai 09 2016

Poterie, sculpture… et magie

C’est intéressant de réfléchir aux différences de principe entre la poterie et la sculpture… Là, vous vous demandez bien où je veux en venir, n’est-ce pas ? Vous allez comprendre… Dans un cas, la création naît d’une matière (la glaise) que l’on ajoute et dans l’autre la création naît d’une matière (un bloc de pierre par exemple) que l’on évide. Avec la poterie, au fur et à mesure que l’on ajoute la matière, la forme prend vie. Et, avec la sculpture, c’est au fur et à mesure que l’on taille la Dominique_DUVIVIERpierre… que l’on peut obtenir la jolie bouche de la Vénus de Milo ! Avec la magie, autre art à part entière, l’action est double : on peut ajouter ou retirer à l’infini toutes sortes de matières… Non seulement une technique magique peut faire apparaître, disparaître ou se transformer un objet, mais l’imaginaire du spectateur, habilement mené par le magicien, prend le relais pour offrir une infinité d’autres possibilités… Par exemple l’esprit sera certain d’avoir bel et bien vu un objet qui n’a jamais existé etc. L’imaginaire du spectateur le transportera ailleurs, lui fera griffer les étoiles, sublimer ses pensées, ses rêves, ses envies. La magie n’est-elle pas un art merveilleux ??


Mai 02 2016

Podcast « Et si c’était vrai ? » : hors-série n°2 Notre collaboration avec David Stone

Dominique-Duvivier

Chers amis,

La semaine dernière, avec Lionel dit « Le Marquis » et ma fille Alexandra, nous avons enregistré une série de 7 émissions hors-série pour parler de notre collaboration avec David Stone dans le spectacle « Magie(s) Parallèle(s) » (joué 8 fois seulement en avril 2016 pour fêter les 28 ans du Double Fond).

 

Je vous livre aujourd’hui la 1ère émission de ce hors-série n°2 (le hors-série n°1 parlait de mon spectacle « Le Hasard, C’est Moi » en 2013), j’espère que cela vous plaira !
Installez-vous comme d’habitude, confortablement.

Bonne lecture audio !

Pour écouter le podcast sur iTunes, cliquez ici !

Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Dominique Duvivier

PS : Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au podcast directement par son RSS mais également sur iTunes : les personnes possédant des iPhone, iPod ou iPad peuvent donc s’abonner directement (et gratuitement) sur la plateforme d’Apple et disposeront ainsi automatiquement des prochains numéros.

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Avr 25 2016

Photos soirées avec David Stone au Double Fond

Quelques souvenirs de soirées mémorables avec David Stone, dans un spectacle écrit à trois mains… ou six mains !

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Photos : Marie-Alice Gicquel


Avr 18 2016

MAGIPHAGEUH N°51 : PERFECTIONNISME

Dominique DuvivierOn me dit souvent, quand on me connaît un peu, que je suis perfectionniste. Alors soit, je dois l’être un peu, ou beaucoup… mais alors je vous livre quelques mots d’un expert dans la chose :

« Le perfectionnisme n’est jamais qu’un synonyme de l’anxiété, l’insatisfaction. » Philippe Labro

Suis-je percé à jour ? Est-ce vraiment le lot de tous les perfectionnistes ? Anxieux, insatisfaits ? Le débat est ouvert !

Oui, Labro dit sûrement vrai… Mais est-ce grave docteur ? En tous les cas, je ne ressens pas les choses comme cela. Cela n’a pas d’importance pour moi et c’est ce qui compte en fait. Etre bien avec ce que l’on est ! En toutes circonstances. Je travaille tellement comme un fou que je dois certainement être quelqu’un de très anxieux, mais, à ce niveau, je trouve ça positif moi ! Je ne suis que très rarement content de moi et, quand je le suis, c’est pour rebondir encore autrement. Je veux toujours me surprendre. J’ai un besoin viscéral d’avancer, de m’étonner et surtout de ne pas perdre de temps à savoir si cela serait une forme d’angoisse qui me pousserait ou non à me donner tant de mal ! L’analyse de Philippe Labro est très juste, mais, d’une certaine manière, je ne préfère pas m’y attarder. J’ai envie d’agir, c’est tout. Si je sais trop bien où je vais et pourquoi je fais ceci ou cela, c’est que je commence à me satisfaire d’une forme d’immobilisme qui m’effraie. C’est une position dangereuse, car on va vite me rejoindre dans cet univers peuplé de tous les moutons, les oisifs, les gens qui errent dans le doute… et ça je ne le désire pas du tout !  Je préfère qu’on me critique parce que je n’aurais pas dû faire ci ou ça, que de me poser des questions existentielles qui auront bouffé mon énergie… Qu’il est merveilleux ce sentiment que j’éprouve à mon bureau quand je travaille, seul, tranquille, à défricher les chemins de mon imagination ! L’insatisfaction, c’est mon moteur.


Avr 11 2016

L’imprimerie : « New Printing »


Avr 11 2016

Les nouveautés… des autres

Dominique DUVIVIERJ’aime regarder les nouveautés des autres magiciens. C’est absolument dingue la quantité de choses qui sortent chaque semaine ! Alors je musarde très régulièrement, au gré de diverses rencontres visuelles sur Internet, de discussions avec quelques copains magiciens, de publicités reçues… Et hop, j’achète… beaucoup ! Ces  nouveautés sont une manne pour tout le monde,  mais c’est aussi ce qui va obstruer l’esprit de plus d’un magicien, pensant qu’on ne peut décidément rien trouver de nouveau avec tout ce qui sort déjà ! Grossière erreur… C’est le piège fatal ! Au contraire, plus il y a de nouveautés, plus cela paraît évident : l’art de la magie est un puits sans fond… DONC, au lieu de se morfondre, on se remonte les manches et on profite de notre chance : notre époque de foisonnement créatif vient nous pousser dans nos retranchements et nous appelle à créer encore davantage. Rien, je dis bien RIEN, ne doit jamais nous permettre de croire que nous ne pourrons aller plus loin et apporter notre « petite pierre à l’édifice ». Si nous en arrivons à croire cette gigantesque connerie, c’est que nous nous sommes laissés abuser. Il faut vite se ressaisir et aller sur le chemin de croire que tout reste toujours possible, que tout reste à inventer et non croire que tout existe comme ces défenseurs d’un autre temps qui prônaient que la terre est plate !

 


Avr 04 2016

Podcast « Et si c’était vrai ? » : émission n°30

Dominique-DuvivierChers amis,

Voici la 30ème émission de mon podcast, enregistrée en octobre 2014 avec Lionel dit « Le Marquis » et moi-même.

Installez-vous comme d’habitude, confortablement.

Bonne lecture audio !

Pour écouter le podcast sur Itunes, cliquez ici !

Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Dominique Duvivier

PS : Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au podcast directement par son RSS mais également sur iTunes : les personnes possédant des iPhones, iPod ou iPad peuvent donc s’abonner directement (et gratuitement) sur la plateforme d’Apple et disposeront ainsi automatiquement des prochains numéros.

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Mar 28 2016

Mes films culte : Alexandre le bienheureux

Voilà encore un film qui rend heureux… qui me rend follement heureux en tous les cas ! Je l’ai encore revu l’autre jour, quel pied !

Alexandre-le-bienheureux

Comme d’habitude, pour commencer, voici quelques infos « de base » qu’on trouve sur internet :

«Alexandre le bienheureux » est un film français réalisé par Yves Robert et sorti en 1968, avec Philippe Noiret, Françoise Brion, Marlène Jobert, Jean Carmet, Pierre Richard… Bande originale de Vladimir Cosma.

Synopsis :

Alexandre, homme bon vivant et nonchalant, est cultivateur dans une ferme française de la Beauce. Cependant sa vie quotidienne est dirigée par « la Grande », son ambitieuse mais néanmoins tyrannique épouse, qui le pousse à bout de force en lui imposant chaque jour une liste de travaux démesurée. Devenu brutalement veuf, il éprouve un grand soulagement et se sent libéré de son labeur : il décide de s’accorder un repos qu’il juge mérité, afin de prendre le temps de savourer la vie. Son comportement sème rapidement le trouble dans le petit village par l’exemple qu’il donne, et une partie des habitants décide de le forcer à reprendre le travail. Mais ils échouent, et Alexandre commence à faire des émules…

Et quelques infos supplémentaires :

C’est avec ce film que Philippe Noiret incarne son premier rôle principal au cinéma, après des années de seconds rôles.

Il s’agit du véritable premier rôle au cinéma pour Pierre Richard, qui collaborera plusieurs fois avec Yves Robert, réalisateur du film.

Le film est sorti peu avant les évènements de Mai 68 et que l’on peut considérer comme étant anticonformiste, voire un brin soixante-huitard.

 

Voilà, Alexandre a choisi de rester couché et de… profiter de la vie. Pas bête hein ?

Alexandre le bienheureux

Jean Carmet et Pierre Richard ne sont pas encore des stars, mais déjà de fameux comédiens…

Alexandre le Bienheureux

Tout est bon enfant dans ce film. Tout est cool. Tout est poésie et soif de s’amuser sans se prendre la tête. Yves Robert était un grand poète. Un grand bonhomme. Sa bonté et sa richesse intérieures transpirent dans chaque image. Ce film est un joyau pour moi. Il fait partie de ces œuvres qui me permettent de ne jamais oublier l’essentiel, la seule chose qui vaille  vraiment le coup de conserver jalousement : l’amour et la passion.