Août 16 2010

LIMITES ESSENTIELLES

Je lisais dernièrement une interview dans un magazine spécialisé sur le cinéma (car il faut savoir que je les préfère aux revues magiques en général !), et j’y ai trouvé le sujet de l’article que vous êtes en train de lire (comme quoi, une fois de plus, le cinéma mène à tout… Il suffit de prendre le temps de s’y pencher !).  P8142935

Dans l’entretien en question, James Cameron me disait sans le savoir ( !), qu’il trouvait important de se fixer des limites, même lorsque les budgets sont colossaux.

D’autre part, grâce à ma lecture « façon mouche », qui zappe et regarde un peu partout en même temps, je suis tombé sur la publicité de « L’enfer », ce film inachevé et mythique d’Henri-Georges Clouzot, dont les bobines viennent de réapparaître grâce à madame Clouzot (pas la femme de l’Inspecteur, l’autre). A l’époque, le budget de ce film prometteur fut illimité, tant les acteurs étaient au top : Romy Schneider, Serge Reggiani et notre Clouzot, qui –c’est le moins qu’on puisse dire – ne faisait pas des daubes en ces temps du cinéma en noir et blanc (extraordinaires les films de Clouzot, soit dit en passant) ! Mais  il y a un MAIS : le film n’a jamais vu le jour… à cause… du budget illimité justement !!! La production s’est interrompue après 3 semaines de tournage.

D’où notre article du jour : « Limites essentielles » (comme quoi, parfois, de longs départs arrivent sur des conclusions heureuses !).

Dans l’interview de Cameron, il est dit en substance que si les limites n’existent pas, on peut difficilement faire quelque chose de bon…

Et comme par hasard c’est exactement ce que je pensais concernant la magie, avant de lire ces articles sur Cameron et le père Clouzot. Du coup ça m’a fait rebondir et j’ai eu envie de vous en parler ! Fin de l’introduction. Ouf !

Pour créer un effet magique, le fait de laisser aller son imagination est bien entendu plus que souhaitable. C’est la base même de toute création.

Par contre, si les idées retenues sont un peu trop ambitieuses par rapport à nos moyens (en d’autres termes, si on se la joue façon « Cameron », avec des milliards de dollars de fabrication à venir !), il est indispensable de revoir à la baisse nos desiderata pour rester dans un moule possible, si je puis m’exprimer ainsi. Et c’est loin d’être simple de se restreindre !  Pour obtenir un résultat probant il faut savoir parfois amputer ses rêves joyeusement (c’est une métaphore bien entendu), biffer des passages entiers, changer complètement de fin ou de milieu…

J’aime parler de cet aspect de la création car, habituellement, si vous me lisez attentivement, j’aurais tendance à dire l’inverse. Je vous parle plus souvent d’envolées créatrices, de folie inventive… plus rarement de la difficulté que représentent les limites du réel. Comme quoi il est assez complexe de créer et ce n’est pas à la portée du premier venu. Ce qui n’est pas plus mal, je trouve !

Apprendre à se limiter, en l’occurrence, c’est ce qui nous permet de ne pas perdre le fil de la réalité. La réalité évolue sans cesse selon nos techniques propres, selon la technologie en général… Mais il est préférable, en attendant, de rester « raisonnable » : agir tout de suite en créant ce qu’on peut fabriquer concrètement et rebondir ensuite en fonction des évolutions possibles. C’est ainsi que je procède. Je reste assez « simpliste » pour commencer, mon but étant d’obtenir un résultat concret. Ce que j’ai alors créé devient ma copie de travail, mon point d’appui pour évoluer vers autre chose, mon plancher : je peux marcher dessus et, le jour où j’aurai trouvé une autre manière de marcher, il me sera plus aisé de le casser. Vous voyez ?

J’aime vous donner quelques-uns de mes « modes de marche ». Je les ai éprouvés. J’en ai profité à satiété. Alors je crois que je m’oblige à vous les livrer. C’est ma façon de me faire avancer tout seul car, si on ne donne rien ou presque, on se sclérose avec ses propres techniques et ses effets et on ne peut plus s’éclater vers de nouveaux horizons.

A bientôt !

Dominique Duvivier


Août 09 2010

Mon « Reverse Wallet » : application possible – 10


Août 09 2010

Mon « Reverse Wallet » : application possible – 9


Août 09 2010

Mon « Reverse Wallet » : application possible – 8


Août 09 2010

Mon « Reverse Wallet » : application possible – 7


Août 09 2010

Mon « Reverse Wallet » : application possible – 6


Août 02 2010

MAGIPHAGEUH N°8

 

Dans ce « Magiphageuh » du mois d’août (que je viens d’écrire en mai), je vais vous parler notamment de « Copie conforme » (le film des années 40 bien sûr et non le nouveau qui vient de sortir avec Juliette Binoche), d’une phrase de Mark (Twain… eh oui, je suis très proche de Marko… c’est la classe, hein ?!) et aussi d’une maxime (ou du moins d’un extrait d’une) trouvée au détour d’une promenade sur le Net et qui va tout à fait dans le sens que je poursuis sans ménager mes peines. Allez tiens ! Je vous la livre tout de suite :  » [..] votre dextérité doit rester un secret jalousement gardé. Aussi longtemps que les spectateurs ignorent que vous possédez une adresse manuelle hors du commun, vous pouvez donner l’impression de faire des miracles. Si vous exhibez votre dextérité, celle-ci enlèvera à votre magie son parfum de mystère, et, aux yeux des spectateurs, vous ne serez plus qu’un amuseur aux doigts agiles. Lorsque vous mélangez les cartes, que vous les coupez ou que vous les distribuez, feignez d’être maladroit.  » Henning Nelms. Je suis ultra pour cette approche qui va dans l’esprit de ne pas être un simple « montreur » de mouvements incroyables ou d’effets impossibles, sans aucune subtilité, comme on en voit sans arrêt sur la Toile et au coin des rues ! J’aime l’idée qui consiste à vouloir donner de la vraie magie, sans toucher, ou presque, l’objet !!!

 

Mais revenons à Mark Twain, pour éviter de trop s’égarer… Quoique je pense que le fil conducteur reste toujours un peu le même…

« Ils l’ont fait car ils ne savaient pas que c’était impossible ». Hop, c’est la phrase !

Tiens d’ailleurs, c’est amusant, j’ai écrit ce « Magiphageuh » il y a des mois (comme à mon habitude) et l’un d’entre vous (Skarab) a eu justement envie de m’envoyer cette citation la semaine dernière, dingue non ? La magie peut-être ??!

Bon, attaquons cette citation de suite car je n’y tiens plus !

L’approche est simple en fait : si l’on ne sait pas que ce que l’on tente est souvent (parfois plus que souvent) voué à l’échec, on réalise des choses incroyables.

Un ami chercheur et grand généticien me disait que lui, un peu comme moi, avait des déboires avec ses propres confrères : n’allant jamais dans les congrès, ne participant à aucun des colloques et autres manifestations organisés par son job, ne lisant rien sur les sujets concernant son domaine… il trouve des choses inédites, nouvelles, novatrices, voire plus ! Crime de lèse-majesté pour ses confrères ! Du coup, il a beau trouver des idées de génie et faire avancer la science à son petit niveau, hop , il est mal vu par toute la profession ! Comme quoi, dans tous les domaines, il y a des chieurs et des empêcheurs de tourner en rond !

Au fait, à ce propos, des taquins ont voulu faire croire à d’autres que, dans un précédent volet, je m’attaquais au site ARTEFAKE et à Pierre Guédin. En aucun cas. Je trouve que ce site est super, même si l’on peut formuler des critiques à son encontre, comme sur chaque chose de la vie d’ailleurs. Quant à Pierre, c’est un ami de longue date, un ancien élève du reste. Il fait un super boulot de recherches, notamment. Donc, non je ne visais personne en particulier, pour paraphraser un ce ces taquins à mon égard (qui lui est un vrai TAQUIN) ! Fin de la parenthèse.

Je continue de croire que, pour avancer, il faut savoir se cultiver « ailleurs » qu’en magie : cela peut nous ramener à la magie bien plus fortement qu’en s’étant abruti la tête avec des versions de versions d’un même mouvement pour obtenir la carte au portefeuille, histoire de ne citer qu’un seul des fers de lance de nos joyeux techniciens ! Mark Twain, qui n’était pas la moitié d’une buse, a compris cela et c’est cette pensée profonde qu’il nous livre avec sa phrase citée plus haut !

Mon but est avoué depuis longtemps mais je le précise à nouveau car j’ai deux secondes à perdre : la Magie est ma vie et je me battrai toujours contre ceux qui lui font du mal, contre ceux qui sont les vrais sectaires de notre Art.

« Copie Conforme » n’est pas le titre d’un tour d’un grand magicien américain connu pour ses plagiats, non, mais le titre d’un film de Jean Dréville de 1947, avec Louis Jouvet pour ne citer qu’un nom… alors qu’il en incarne mille dans le film ! Copie conforme Une performance d’acteur incroyable. Du génie à l’état pur, vous verrez. Que ce soit la voix, le comportement, le phrasé pourtant inimitable du père Jouvet (eh oui, je suis intime avec lui aussi !), tout change d’un personnage à l’autre. Du grand art de la composition qui devrait nous tirlipoter le chabirtuque à tous et au plus haut niveau de nos fonctions créatrices, si tant est que nous en possédions encore ! C’est un exercice de style hal-lu-ci-nant ! Je regarde ce film régulièrement pour m’inspirer de telles personnes.

Allez, deux petits extraits juste pour le plaisir :

http://www.dailymotion.com/video/x1m7hp_jouvet-copie-conforme_shortfilms

http://www.dailymotion.com/video/xa64w9_louis-jouvet-copie-conforme-jean-dr_shortfilms

Dingue, non ?

De toute façon, je l’ai déjà dit plusieurs fois : le « Comédien désincarné », toujours de Jouvet, est un de mes livres de chevet depuis plus de trente ans ! Louis Jouvet est vraiment un acteur à part dans ma filmographie personnelle. Il m’inspire, me recadre rien qu’en le voyant jouer pour le plaisir de jouer. Ce mec est fabuleux. Très loin de la magie et tellement près…

« Copie Conforme » est un film qui se doit d’avoir recours à des effets spéciaux et, là aussi, c’est un vrai petit bijou, pour un film si ancien. Vous verrez que vous aurez besoin de plusieurs projections pour comprendre comment le réal a pu se débrouiller pour avoir à l’image deux ou trois Jouvet en même temps,  sur le même plan. Copie-conforme-01-m A chaque seconde, c’est une vraie prouesse.

Il m’arrive de voir ou de revoir certains films moins anciens, mais vieux tout de même, et de me dire tout bas, pour que personne n’entende : je suis fou de ce film mais il faut avouer qu’il date pas mal, ça frise le gros naveton ! Cela vous le fait aussi ? On est conscient mais on se le dit à voix basse pour pouvoir néanmoins continuer de le regarder, encore et encore, sans que notre entourage nous prenne trop pour un cas clinique incurable ! Parfois même, on veut revoir un film hyper récent car on en garde un bon premier souvenir et là : TRES grosse déception. Le film ne tient pas la route d’une seconde lecture. En fait tout dépend de la structure profonde des films.

Tout cela pour dire que l’écriture de nos tours doit être bossée bien plus qu’on ne le croit, si l’on veut qu’elle tienne la route du temps !

Les vieux de la vieille du métier de magicien et tous les autres qui tentent de figurer en bonne place de notre patrimoine, s’accordent pour dire que les grands « classiques » de la magie ne le sont pas devenus par hasard ! Oui, cool de le savoir en effet, mais ils s’étendent rarement sur le pourquoi ils sont restés ces incontournables. Un nouveau tour, un nouvel effet, peut devenir vite un classique si l’on fait en sorte qu’il le devienne. Pour ça, il faut travailler dessus et non le sortir brut de décoffrage, sans l’avoir façonné dans l’espoir qu’il devienne un tour qui traversera les années sans perdre sa modernité. Je pense que c’est une bonne chose de parler de ces aspects : comment créer de « nouveaux classiques » etc. Voilà qui peut faire avancer la « roue de la fortune magique » !

Je serai plus court pour ce mois d’août pour vous permettre de vous dorer la pilule en toute impunité… Je ne voudrais pas trop vous dire de ces choses qui pourraient réveiller votre instinct créatif et vous pourrir vos vacances, votre farniente, en quelque sorte. Allez, au mois prochain, bande de fainéants !

Amitiés

Dominique Duvivier


Juil 26 2010

En réponse à…

Bonjour à tous,

Pour aujourd’hui, voici encore un commentaire reçu de « Ohdaesu » accompagné de mes réponses, en espérant que cela vous plaise autant que la semaine dernière (encore des records de visites battus) !

Sachez que je suis très sensible à votre fidélité chers lecteurs !

Amitiés

Dominique Duvivier

Ohdaesu : (…) nous sommes de vrais magiciens parce que l'espace d'une seconde (sans prétention aucune, car je pense pour ma part ne pas y être encore parvenu vraiment) nous créons une porte sur l'imaginaire, sur le rêve, nous amenons ce dernier dans la réalité et cela est bien réel ; le fait que cela (ne…) soit qu'une illusion n'enlève rien au fait que quelques secondes avant la question "comment fait-il ?" le rêve fut et demeure réalité. (…)

DD : C’est tout à fait cela. Je crois vraiment que si la magie (la prestidigitation), le cinéma et plein d’autres « machines à rêver » sont à notre disposition, c’est que, par instant, nous pouvons vraiment devenir le chevalier qui extermine la vermine et qui saute sur son destrier pour permettre à la veuve éplorée de retrouver un peu de bon temps avec lui… Je m’égare mais tu comprends ce que je veux dire !

O : Cela me fait penser au travail d'écriture dans lequel je suis en ce moment et qui me donne beaucoup de fil à retordre, je recherche autant que faire se peut la pureté des gestes, des routines,… Mais malheureusement je me trouve emprisonné, l'anus entre deux tabourets (;) ) : d'un côté, la conception d'un echainement, d'une routine du point de vue strictement technique et la magie pure, les deux jusqu'à maintenant ne semblent jamais se concilier, s'harmoniser. Quand je me retrouve face à une routine personnelle souvent je suis incapable de la voir autrement que sous un angle purement technique : résultat : si je me place comme spectateur je ne vois pas la magie (pourtant pour avoir testé sur des spectateurs, l'effet fonctionne et des fois très bien mais… pas sur moi donc…) Poubelle ! :) Je me retrouve ainsi dans une situation d'impasse dans ma tentative de démarche créative… 

DD : Je te comprends mais je comprends surtout que tu essaies de te sortir de l’impasse et c’est énorme. Je connais plein de magiciens qui ne se posent jamais de questions et qui sont heureux de rester dans leur trou noir !

Pose-toi la question (si toutefois elle ne s’est encore jamais posée dans ton bulbe pourtant parfaitement irrigué !) de ce que tu veux donner avec la magie. Pourquoi tu en fais et vers quoi tu tends ?

Si tes réponses sont peu rapides à venir c’est que tu dois encore avoir à prouver, à te prouver des choses en technique… alors continue de te faire plaisir avec et, dès que tu sentiras que cela change, reviens vite au chemin initial : celui qui consiste à bâtir ton tour avec autre chose que de « l’épate » ! Tout devrait sembler plus clair dans cette seconde période de ton boulot. Voilà, ce n’est qu’un avis !


Juil 19 2010

En réponse à…

Chers amis,

Comme régulièrement j’ai choisi cette semaine de publier un commentaire de l’un d’entre vous, en y insérant mes réponses.

A la semaine prochaine !

Bien à vous tous

Dominique Duvivier

Ohdaesu : (…) En ce moment je travaille sur l'écriture d'un spectacle de -comme tu appelles cela très bien- "close-up de scène" et je rame… Dur dur de créer des miracles dans les yeux de nos chers spectateurs. Tout ce que tu as commenté ici me redonne courage… Tu as tout à fait cerné ce que je ressens, mais tu as mis des mots dessus merci ;) " Tu as compris que le public est toi quelque part. Tu as compris que tu dois savoir t’étonner toi-même, à travers les yeux de ce public qui rêve de voir ce que tu vas leur donner !"… C'est pour cela que créer me semble une tache extrêmement complexe et donc enrichissante, c'est d'une certaine manière se laisser aller à la schizophrénie au sens où le magicien recherche un truc, un stratagème pour créer une illusion mais en même temps il doit être convaincu que ça n'en est pas une sinon la magie s'estompe puis finit par disparaître aux yeux du spectateur… aux yeux du magicien… il n'est plus qu'un technicien… Rêvons même si nous savons que ce à quoi nous rêvons n'est qu'un rêve ;)

DD : Oui, dans une certaine mesure, ce que nous rêvons n’est bien sûr qu’un rêve, mais il faut aussi imaginer que ce que nous rêvons devient vivant grâce à notre art : la prestidigitation. Donc, en quelque sorte, notre rêve, il devient bien réel. Oui, nous savons bien que ce que nous créons est faux mais pour le public (et nous) c’est vrai, pour un instant…  Et c’est là, si nous sommes un bon magicien (ou un bon vivant, ce qui revient un peu au même !) que nous entrons, par la grande porte, dans le rêve que nous pouvons donner au public.

O : (…) en somme tout cela revient à dire, selon tes propres termes, qu'il faut "démystifier pour mieux mystifier" et "se démystifier pour mieux se mystifier"… Diantre, fichtre, morbleu, je ne sais pas si tout cela est clair… qu'en penses-tu ? »

DD : Je crois que tout cela est fort clair si l’on prend la peine de pénétrer ce genre d’univers. Nous sommes sur la même longueur d’ondes alors « ça roule » comme on dit !

O : (Pardonne-moi cet innommable bordel dans mes idées mais à chaud voilà ce qui me vient :$)

DD : Moi, j’aime bien ce genre de bordel. Conserve cette spontanéité, elle devrait te permettre de créer des choses que d’autres ne pourront pas, trop occupés avec leur égo ou leurs sauts de coupe (voire les deux).

O : (…) Lorsque tu dis qu'il n'y a pas de truc tu veux dire en d'autre terme que "le truc", le questionnement du spectateur "comment ça marche ?" n'efface rien au miracle, il demeure ; le spectateur le boit (le miracle ;) ), pendant une seconde, et pendant cette seconde il n'y pas de truc, c'est seulement dans un deuxième temps que la réalité reprend ses droits et impose le fait que "ce n'est qu'une illusion, il y a un truc! La magie n'existe pas, etc" ; l'éternel besoin cartésien de comprendre, le propre de l'homme en somme ;)Mais la magie durant le tour (la seconde de l'effet aussi courte soit-elle) fut et est toujours…? Je paraphrase surement mais je voulais m'assurer d'avoir bien compris :$ est-ce cela ?

DD : Oui c’est cela et bien plus encore. Si nous pouvons créer des choses merveilleuses tout en sachant qu’elles sont fausses, nous venons de créer un monde meilleur pour quelques secondes, voire le temps d’un spectacle complet. Ce qui revient à dire que nous sommes de vrais magiciens, d’une petite manière mais de vrais magiciens quand même car nous venons de donner du rêve et cela n’a pas de prix pour tous les autres. Ce rêve-là est bien réel, non ? Sans se prendre la tête ou « se la jouer », nous sommes dotés du pouvoir d’émerveiller et c’est pour cela que les gens ne nous regardent pas comme les autres. Donc nous sommes de vrais magiciens, tu comprends dans quel sens je veux le dire j’espère !

A méditer en tout cas…

A++
Dominique


Juil 12 2010

Phrases, aphorismes, pensées, bidules, carfousitations, que sais-je…

18

La route est longue, et pourtant jusqu’à aujourd’hui je n’ai pas vu le temps passer.

19

Ce qui est utile pour moi, est inutile pour l’autre. Cette constatation prouve l’utilité de chacun.

20

Même si cela est faux, il est préférable de penser que rien n’est définitif.

21

Les controverses ne me font pas peur, le principal est de se réveiller.

Je ne veux rien de plus que vivre, et vivre avec ceux que j’aime. Grâce à eux qui ne le croient pas, je peux vivre avec ceux que j’aime.

22

J’ai parfois des pensées qui se fanent, jaunissent, à cause de ne pas parler à d’autres de ces pensées qui se fanent, ou jaunissent.

23

Mon chien change souvent d’endroit pour se reposer mais reste toujours à proximité de moi…

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