Oct 18 2010

PUBLIC FRIGIDE

Avant de commencer, évitons tout de suite les polémiques et garrottons la chose au plus vite : une femme ne serait soi-disant jamais frigide avec l’homme (ou la femme) dès lors que celui-ci (ou celle-ci) lui convient. Une femme ne serait frigide que parce qu’elle n’a pas trouvé l’âme sœur. Non, soyons sérieux, la  frigidité est un état, une maladie reconnue par la profession médicale. Voilà c’est dit ! Nous allons pouvoir maintenant parler de notre affaire du jour : non pas la femme mais le public qui serait frigide… Oooh ! Le beau sujet en perspective, n’est-ce pas ?

 Surfons donc sur cet intéressant propos du jour : le public qui rit lorsqu’il se brûle, qui a un humour de chiotte (passez-moi l’expression), etc.

Il se trouve que je pars du principe (qui me plait, car je fais ce que je veux ! Hé hé !), qu’à partir d’un certain degré d’expérience, on peut se permettre de qualifier un public de plus ou moins bon.

Il y a bien sûr un certain nombre de paramètres à prendre en compte pour avoir le « droit » d’affirmer cela mais la réflexion du jour ne se porte pas là-dessus (j’ai déjà illustré ce sujet spécifique dans d’autres papiers du style, alors je n’y reviens pas pour le moment, sinon on n’ira jamais plus loin !).

Donc je dis pour aujourd’hui : oui il existe vraiment des publics mauvais et pas seulement des artistes mauvais, comme on l’entend communément. Comme c’est le cas de certaines femmes, il y a bien des publics frigides. Et vouloir faire rire un public frigide, c’est un peu comme vouloir faire jouir une femme qui présente ce symptôme manifeste : la frigidité. Cette femme ne peut pas jouir puisqu’elle est frigide. Elle est atteinte d’une vraie maladie qui l’en empêche. Vous pouvez être le meilleur du monde, elle n’y arrivera pas ! Elle est frigide ! Par contre, elle est capable de voir qu’on s’occupe d’elle. Qu’on est patient. Qu’on met du cœur à l’ouvrage. Elle voit qu’on est prêt à perdre notre temps (car on connaît sa condition de femme frigide) !

Une petite parenthèse est utile : je viens d’acheter le mot « frigide » pour quelques jours, alors,  je tente de l’amortir. Je m’y prends pas mal, non ?!

Une fois qu’on s’est suffisamment pris au jeu sexuel et qu’une pointe d’envie de jouir commence à se lire sur le pourtour de nos yeux tout excités comme le reste de notre personne, oui, elle semble sensible au fait ! Elle vit notre jouissance par procuration. La reconnaissance aux lèvres (si je puis m’exprimer ainsi), elle nous remercie à sa façon qu’on se soit comporté avec elle comme avec une personne portée sur la chose (une chienne de sexe, quoi !). Mais il y a un mais, car tout en appréciant votre comportement, elle n’a pas joui, n’est-ce pas ?

Donc avez-vous bien en tête maintenant l’image de cette femme qui ne sait pas hurler avec l’orgasme, déchirer vos vêtements, vous griffer… enfin tout ce qu’on attend normalement d’un rapport sexuel de base (vous êtes d’accord avec moi sur ce point, j’en suis certain !) ??!

Eh bien pour un public, c’est pareil. Vous êtes sur scène et vous n’avez pas de pieds qui trépignent dans la salle, de rires permanents ou presque, de sifflements positifs quand vous dépassez les doses prescrites pour l’entendement. Le tout venant quand un show se déroule comme il le faut, quoi ! Non, visiblement votre public ne sait pas rire, ne sait pas s’amuser. On ne peut pas dire qu’il ne montre pas de signes de reconnaissance, oui, il applaudit, il sourit, mais bon ! A la fin de votre spectacle, vous êtes anéanti, vous êtes à terre : « ai-je été mauvais à ce point ??! ». Mais non ! Quand vous entendez les rapports circonstanciés sur votre prestation que vous font ces spectateurs « malades » (frigides), vous hallucinez ! Ils ont « adoré ». Ils n’ont « jamais autant ri ». Ils ont été « fasciné ». Les mêmes réactions que des personnes « normales ». Ils parlent comme ceux qui savent jouir de la vie et de vous d’habitude ! Incroyable, je vous dis !

Force est donc de constater : vous auriez aimé recevoir davantage de la part de votre public mais le pouvait-il vraiment ce soir ? Non, pas forcément ! Ce soir, c’était un public FRIGIDE. C’est tout !

Mais ce qui est intéressant, pour ceux bien sûr qui ont l’habitude de travailler devant des publics, c’est surtout de prendre conscience qu’un public qualifié de frigide, n’est pas forcément mauvais. Pour son ego d’artiste on a tendance à dire qu’il l’est, car on peut connaître des publics bien « meilleurs » ! On aime les standing ovations (les vraies, pas celles de la télé !). On aime cette folie qui s’empare de la salle quand votre public ne peut plus réagir autrement qu’en hurlant ! Mais qu’est-ce qui est important ? Doit-on attendre uniquement tel ou tel type de réaction comme seuls signes de réussite de votre impact sur le public ? Souvent, sous les feux de la rampe, on croit à un succès mitigé, alors qu’il n’en est rien, bien au contraire.

Nous pourrions mettre comme sous-titre à ce petit essai : la relativisation ou la tolérance ou bien encore le droit à la différence d’un public qui, certes, ne sait pas rire autant ou aussi fort mais qui a reçu autant dans son cœur. C’est bien là le principal, non ?


Oct 11 2010

En réponse à…

MagicPhar : Dans votre présentation, vous faites une remarque qui « m’inquiète », lorsque vous précisez que « Intimiste 2 » [le coffret de 4 DVD que Dominique Duvivier sortira  le 16 novembre 2010] sera la contribution la plus aboutie que vous offrirez à la communauté magique – qui vous doit déjà beaucoup. Cela remet-il en question l’éventuelle publication à venir de « L’Estocade » et autre « Tsunamis » que vous évoquez pourtant dans votre introduction d’Intimiste 1 [le coffret de 3 DVD que Dominique Duvivier a sorti en 2009] ?

Dominique Duvivier : D’une certaine manière oui, en effet cela remet en cause ces prochaines publications ! Mais heureusement que d’une autre façon : non !!! Ouf, je m’en suis sorti… Pas suffisamment ? Ok, je vais développer un peu plus…

Je crois que, pour plusieurs centaines de spectateurs de la période pendant laquelle j’ai joué cet opus au Double Fond, cet Intimiste-là (le n°2, qui s’est vite fait appeler : Goshman) est vite devenu une sorte de « show culte ». Tout le monde m’en parlait sans arrêt et d’ailleurs cela continue encore aujourd’hui. Pour cette raison, je pense que c’est ce spectacle-là qui était le plus attendu en DVD ! En plus les informations données dans ce coffret de 4 disques (soit presque 8 heures d’enregistrement) sont assez… de la bombe, pour parler trivialement ! Il est évident que j’ai d’autres choses à donner, il m’en reste pas mal MAIS je crois qu’on peut dire qu’un certain seuil sera franchi avec ce dernier volet. C’est mon avis ! De plus, concernant les opus suivants (Intimiste III et Intimiste IV), je n’ai sciemment pas tourné les explications de quoi que ce soit. En 2004, nous avons juste tourné les spectacles en question. Point ! Ce qui nous amène, à l’heure actuelle avec ma fille Alexandra, à des discussions sur les pourquoi-du-comment-de-la-viabilité-des-programmes-futurs… et nous ne sommes pas sortis de l’auberge, pour paraphraser Fernandel dans L’Auberge rouge ! Car en effet vous aimez beaucoup les spectacles… mais aussi les explications ! Et là il n’y en aura pas, du moins pas beaucoup au cas où je change d’avis !

Tiens ! C’est d’ailleurs une occasion rêvée pour vous poser la question à tous : si vous aviez la possibilité d’acheter Intimiste III et IV, est-ce que vous seriez tout de même friands de ces opus SANS EXPLICATIONS ou pas spécialement ? En fonction de vos réponses nous verrons ce que nous déciderons Alexandra et moi ! Car il est clair que de toutes les manières, il n’est pas question de donner TOUTES les explications de ces shows (III et IV).

En ce sens je crois avoir répondu à la question, du moins je l’espère ? Sinon je peux approfondir encore…

Je suis très fier de ce quadruple DVD sous forme de coffret qui va arriver dans les bacs. J’espère que vous me direz ce que vous en pensez, le moment venu !

Par ailleurs je crois avoir à donner encore beaucoup de choses à la communauté magique mais ce qui reste dans le cœur des gens est parfois tenace. Je m’explique : La Carte Caméléon est une création qui a fait date dans mes recherches et pour certains c’est LE TOUR qui me définit et puis c’est tout. J’ai beau montrer d’autres facettes de mes créations, pour certains il y a au mieux l’Imprimerie puis la Caméléon… et rien d’autre derrière ! On n’y peut rien, c’est ainsi !

Pour finir enfin sur le sujet de ce coffret de DVD « Intimiste II » qui va sortir incessamment sous peu, je dois ajouter que, mine de rien, pour obtenir le résultat que vous allez bientôt avoir en votre possession, il nous a fallu pas loin d’une année de postproduction : montage, étalonnage, mixage, doublage, authoring, réglages divers, j’en passe et des meilleurs… bref, un travail somme toute assez harassant ! Alors, comme un cinéaste qui sait qu’il va passer plusieurs années sur son film entre l’écriture, le tournage, le montage etc., on réfléchit à deux fois avant de se lancer dans un nouveau projet ! Nous allons donc laisser reposer un peu avant de nous relancer dans une nouvelle aventure.

Par contre sachez que nous avons déjà le projet de sortir « Le grenier est dans mon coffre » dans pas si longtemps. Ce sera la suite de la série « From Old To New » : le volume 5. De quoi vous occuper je pense !!!

PS : Je vois ici et là des personnes qui pensent que, par rapport à mes derniers papiers «  d’humeur », je serais triste, un peu grincheux, voire pire…

Rassurez-vous, pas de soucis, ce n’est pas du tout le cas, à un point qui semble échapper à certains !

Comprenez simplement qu’ayant un certain nombre de facettes, il se trouve que je suis capable de dire et penser ce que j’ai écrit (notamment sur le genre humain et ses travers) et, parallèlement (la magie peut-être ?!) d’être quelqu’un de très joyeux, très positif et souvent content, pour ne pas dire toujours, de vivre avec mon prochain (à part quelques enfoiros sur la route). Lucide ne veut pas dire aigri ! Disons qu’il faut juste savoir que – c’est un fait – dès que vous vous donnez VRAIMENT à votre prochain, il y a parfois des conséquences aussi désagréables qu’inattendues !!! Tout autant que des conséquences miraculeuses et lumineuses… parfois ! C’est tout ce que je voulais exprimer la semaine dernière par exemple. Dites vous bien que si je n’aimais pas passionnément l’Etre humain à ma façon, je ne ferais pas ce métier, non ? Malgré les mille déconvenues que j’ai pu avoir, toutes les déceptions que j’ai rencontrées et les trahisons que j’ai subies, je reste un invétéré optimiste de la vie.

Merci en tous cas pour vos messages de soutien (oui, j’ai reçu des tonnes de réactions) : j’ai été surpris de voir à quel point vous êtes avec moi et vous vous souciez de ma petite personne ! Cela m’a touché et m’a poussé à vous écrire ces quelques mots pour temporiser ! Si nous nous rencontrons à l’occasion, n’hésitez-pas à vous annoncer, et nous pourrons deviser. A vite !


Oct 04 2010

MAGIPHAGEUH N°10 – BOUDU SAUVE DES EAUX

Je ne parlerai pas, ou presque, du film de Jean Renoir Boudu sauvé des eaux  sorti en 1932, mais plus du concept même de Boudu, tel qu’on le nomme dans les officines spécialisées… J’ai été victime tout au long de ma vie de ce concept et je pense qu’il est temps de vous en parler pour vous familiariser avec. Ça peut servir !!! Finalement c’est un concept assez peu connu (à part dans les officines spécialisées !), alors que c’est un phénomène pour le moins répandu, vous allez voir…

Nous savons tous qu’aider son prochain peut avoir un coût prohibitif, au propre comme au figuré. Mais on ignore souvent pourquoi ce prix à payer est si élevé. Boudu apporte un bout de réponse et voici pourquoi.

Petit développement du concept illustré par l’histoire du film : un homme au bout du rouleau tente de se noyer (Michel Simon dans le film). Il est sauvé par un homme qui va lui redonner goût à la vie. Le pitch qui en découle, est que cet homme, sauvé de la noyade, va n’avoir de cesse que de détruire celui qui l’a sauvé, car il est le seul témoin de son ancienne vie…

On sent tout de suite à quel point l’Etre humain est bon et comme il cherche toujours à remercier son prochain, n’est-ce-pas ?!  Boudu sauvé des eaux avec Michel Simon - 1932

Au sens figuré bien entendu, j’ai sauvé des dizaines de personnes de certaines errances magiques ou personnelles (du moins c’est ce que ces personnes me disaient à l’époque qui les concernait). Comme un imbécile heureux que j’étais -et que je reste en dépit des TAQUINS déjà cités à mots couverts sur la toile- j’ai dépanné bon nombre de ces personnes pour qu’elles se trouvent un « personnage magique » ou plus, selon les desiderata des uns ou des autres. Etant prolifique, comme chacun le sait, j’ai donc semé aux quatre vents ce que je pensais être la « bonne parole » et me suis fabriqué du coup un beau bâton-pour-me-faire-battre, qui est devenu plus « balèze » que la moyenne des gourdins qu’on se fabrique de toute façon dans sa vie. Le cordon ombilical devant être coupé tôt ou tard, doublé du concept de Boudu que vous venez de saisir et hop, on comprend mieux, notamment, l’acharnement de certaines personnes vis-à-vis de moi…

Je ne me plains pas vraiment du reste : vous commencez à me connaître, je suis plutôt du genre à assumer toutes les choses que j’entreprends. Mais je voulais démontrer rapidement que, dès lors qu’on aide des gens d’une façon ou d’une autre, on s’expose forcément à des conséquences plus ou moins injustes. En d’autres termes, on morfle au prorata de ce que l’on donne et surtout de ce que l’on espère de vous. Les désillusions sont importantes et la rancœur décuplée dès lors qu’il est misé sur vous toute la misère du monde (un boulot qui suce le sang, un couple qui bat de l’aile… j’en passe et des plus gratinées du style !).

Tiens ! Cela me fait penser à une sentence que je trouve plutôt cool et qui donne plus ou moins ça : « Il répond avec la perplexité de l’ignorance »… Voilà une expression qui fait réfléchir… Le gusse qui est à côté de la plaque, est toujours perplexe car il est ignorant de ce qui lui tombe dessus… Quand on a peu d’informations sur un sujet, on est toujours frileux. Notre ignorance s’empare de nos peurs habituelles et multiplie nos erreurs. Enfin, c’est un peu un autre sujet : une nouvelle piste de réflexion pour une autre fois, qui sait !

Quel rapport entre ce « Magiphageuh » mensuel et la magie penseront certains ? Un rapport direct et, si vous le comprenez, c’est une façon d’entrevoir un bout du tunnel… Vous y êtes ?

Allez, une dernière petite piste de réflexion pour la route : ce « Magiphageuh » étant consacré aux embrouilles de toutes parts, j’aimerais aussi vous parler de tous ces fâcheux faussement bienveillants qui, sous prétexte de vous donner des conseils, ne pensent qu’à servir leurs intérêts…  Les « ceusses » qui vous donnent soi-disant « des avis d’ami » alors qu’ils n’ont en tête que de se favoriser… Le club des enfoiros, comme je les appelle ! Vous n’avez jamais eu affaire à ce genre de personnes ? Sûrement que si, mais parfois elles se déguisent en VRAIS amis et on se rend pas compte !  C’est bien pourquoi il est souvent si difficile de les identifier…

Allez bon courage à tous !

A++

Fin de l’épisode.

Avec toute mon amitié

Dominique Duvivier


Sep 27 2010

En réponse à…

Bonjour à tous !

Vous êtes des milliers à venir chaque semaine maintenant sur mon blog. C’est dingue ! Un grand merci à tous.

Cette semaine j’ai choisi de répondre à une question de l’un d’entre vous : Sébastien Thil, un des lecteurs les plus assidus de ce blog.

J’espère que cela vous plaira.

Avec toute mon amitié

Dominique Duvivier 

Sébastien Thil :

« Votre détermination est un exemple pour nous tous. Dans les moments de doute, je relis toujours un de vos blogs, un article du Magicien, je visionne un de vos DVD etc… Vos pensées, votre réflexion, vos remises en cause sont des masses de granit qui sont solides. J’en suis alors venu à me demander quels étaient vos repères dans vos moments de doute à VOUS (car je ne doute pas qu’il y en ait) »

DD : Super question ! Je pourrais répondre : exactement comme toi, dans la mesure où je me réfère à mes propres tuteurs. Quand il m’arrive de céder à la facilité en me laissant par exemple assombrir par un de ce ces TAQUINS qui continuent, tel le Pitt bull, à vouloir me pourrir la vie, je me remémore ce que j’ai lu de ceux qui comptent pour moi, car, eux aussi, ont forcément eu des taquins qui les ont embrumés. Je reviens aux valeurs que j’ai tissées grâce à eux et je tâche de me rappeler que le fait de vivre des choses intenses les a souvent rendu la cible de certains jaloux… Nous autres chercheurs (rêveurs) sommes fragiles, en fait ! Et c’est d’ailleurs une qualité d’être et de rester fragiles, je pense ! Je parle peu du fait que je suis très angoissé, pas sûr de moi pour deux ronds, que la peur du lendemain me tenaille sans cesse… Celui qui fait son truc depuis toujours et ne se demande jamais rien sur son prochain est sûrement quelqu’un de moins angoissé, mais je crois avoir remarqué aussi qu’il avait en général moins de talent ! Avoir des doutes, ne pas être enfermé dans ses certitudes… autant de manifestations du bon chemin à suivre ! Continue de douter, tu deviens meilleur, ami !  

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Sep 20 2010

Photos de famille : ma mère et mes parents

Mère de Dominique jeune fille

L’amour de ma vie, encore toute jeunette. Elle doit avoir 16/17ans. Elle est née en 1924 en Sicile. Je retrouve quelques faux airs chez Alexandra parfois quand elle me regarde. Ça fait tout drôle !

 

Parents Dominique

 

Avec mon père. Elle est déjà bien malade par cette vacherie de cancer pris pourtant au tout début qui l’emporta à 65 ans. Faites le calcul, moi je ne peux pas !

Maman Dominique

Une des dernières photos de ma petite mère qui me manque tant, plus les années passent et pourtant elle me manque depuis que je ne peux plus la serrer dans mes bras…Vous imaginez combien le vide est grand ???


Sep 13 2010

En avant-première…

Vous allez voir en avant,  avant, avant-première (pour dire le mot  « avant » un certain nombre de fois) un aperçu de mon dernier opus, qui va sortir pour la fin de l’année.

Cette fois la suite d’Intimiste… sur 4 galettes ! Pas loin de 8 heures de projection (pour reprendre un de ces anciens mots que j’affectionne) !

Merci à Philippe de Perthuis pour avoir permis que ce « quadriptyque » (j’aime bien inventer des mots !) voie bientôt le jour… Une année de montage a été nécessaire pour réunir tout ce travail !

Vous avez aujourd’hui la primeur, sous forme d’un teaser, réalisé aussi par Philippe.

Pour moi, c’est le meilleur produit que j’aie sorti à ce jour (je dis cela car j’ai déjà tout vu, moi !). Certainement même le meilleur que j’aurai sorti tout court. Et sachez que, malgré les apparences, je ne dis pas ça juste pour faire vendre. Je considère simplement que c’est ce que j’aurai donné de plus construit et de plus abouti à la communauté magique. J’espère que vous aimerez !

Rendez-vous le 16 novembre 2010 à 17h30 à la boutique Mayette. Je serai là pour dédicacer, parler et redessiner le monde !

Nous aurons de multiples occasions de reparler de cette dernière sortie, car j’ai beaucoup à dire (déjà par exemple : je regrette de donner autant, mais bon, c’est une autre histoire  !).

Amitiés

Dominique Duvivier

PS : Suite à vos nombreuses demandes voici les réponses à vos questions :

Prix du coffret de 4 DVD : 90 €

Prix du DVD du spectacle seul : 25 €


Sep 13 2010

Bande-annonce coffret de 4 DVD : « Dominique Duvivier frappe encore – Intimiste 2 »


Sep 06 2010

MAGIPHAGEUH N°9 – LE CONCEPT DES 3 FAMILLES

Déjà septembre ! Incroyable comme le temps passe (surtout que j’écris ce papier le 17 juin de cette année !)… Les mois défilent à la vitesse de l’éclair, les semaines à la vitesse de la lumière, les jours à la vitesse de la nargipotassimatasse (unité de mesure inconnue de nous mais qui va plus vite que toutes les autres citées). Je plaisante un poil… de dahu (je parle des dahus à poils, bien entendu, pas du saucisson de brebis connu par son appellation contrôlée), mais avouez que le temps passe super vite, non ? Je savais que vous seriez d’accord avec moi !

Nez en moins, pour paraphraser le singe dépourvu de ce roc, de ce pic dont nous a abreuvé  Edmond depuis tant de siècles (merci au passage à Daniel Sorano, le meilleur Cyrano, à mon avis ! Depardieu est un des papes, mais Sorano, purée ! Regardez un peu : http://www.dailymotion.com/video/x28rya_daniel-sorano-cyrano-de-bergerac-22_creation )… Nez en moins DONC notre sujet passionnant du jour est bien sûr les familles d’effets magiques, comme quoi tous les chemins mènent bien à Rome !

Je ne vais pas à nouveau vous énumérer les 17 familles d’effets magiques que Winston Freer a recensées et que je vous ai déjà livrées sur ce blog (voir ma note du 29 décembre 2008, si vous voulez). J’aimerais par contre revenir sur le concept profond que représentent ces 17 familles. Vous allez comprendre.  D Duvivier 2

Les conservateurs de la magie restent recroquevillés sur eux-mêmes avec leur concept de 3 familles seulement (apparition, disparition, transformation), tandis que, de mon côté, je me bats bec et ongle depuis des années pour défendre l’idée qu’il y en a bien plus. Si l’on veut rester potes avec une partie des conservateurs en question, il est facile de considérer qu’il n’y a bien que 3 familles mais qu’une des trois (la transformation pour ne pas la nommer), peut se décliner en plusieurs sous-familles. Si on accepte les deux premières familles plus une infinité d’autres, c’est bien reconnaître qu’il y en a bien plus et voilà ! Manière simple de rester d’accord et de ne pas faire de remous. Alors on peut se demander pourquoi, finalement, je fais suer (pour rester correct) quelques-uns de mes contemporains en voulant absolument partir du principe qu’il y a bien plus de familles d’effets magiques que 3 ! D’où cette note d’aujourd’hui justement. Je me disais depuis des lustres qu’il faudrait bien un jour m’y coller. C’est now !

Parenthèse, avant de vous livrer mes pensées sur les familles, je suis en train de boucler mes « devoirs de textes » en ce moment (eh oui, je suis en juin, je vous le rappelle !) car je sais que,  plus tard,  je n’aurai pas de moments à consacrer à ces chroniques. En septembre, par exemple, pendant que vous lirez ces lignes, je serai en pleines répétitions de mon nouvel opus de la rentrée : « Le hasard c’est moi ! » et de ma nouvelle conférence. Eh oui ! Comme je n’aime pas être en retard, je m’avance… comme nous devrions toujours le faire pour ne pas avoir la tête dans le guidon ! Fin de la parenthèse.

Une vérité de La Palice me vient pour illustrer mon propos : Plus de possibilités = plus de richesse potentielle de trouvailles. Voyez-vous un peu où je veux en venir ?

Lorsque nous planchons pour créer un tour de magie en partant du principe qu’il n’y a que 3 familles d’effets possibles, nous resterons fatalement étriqués dans notre recherche. Par contre, si nous partons du principe que nous pouvons puiser dans au moins 17 familles différentes, nous nous offrons forcément un potentiel bien plus large. Mieux vaut avoir plus de choix que pas assez ! Voici en gros l’idée de cet essai.

Oscar  Wilde a dit : « Dès que l’art renonce à l’imagination, il renonce à tout »… Renoncer au choix le plus large, c’est tronquer d’entrée toutes les créations les plus folles et les plus innovantes que nous aurions pu imaginer en utilisant toutes les palettes de couleurs qui sont à notre disposition. Laissons-nous le choix d’une multitude de familles d’effets différents pour réaliser nos tours ! Cela nous apporte une liberté sans pareille et c’est ainsi qu’on peut avancer vers de nouveaux horizons. L’idée que je tente de communiquer, c’est tout simplement : laissons-nous disposer de tout pour ne pas se LIMITER.

Dernière petite chose pour aujourd’hui : j’ai lu, au détour d’un forum, que je ne serais pas un magicien, du moins pas vraiment, car je serais plutôt un comédien ! Mes spectacles ne seraient pas vraiment des spectacles de magie puisque c’est la comédie qui serait au premier plan et non la magie ! La belle affaire… Je trouve toujours assez plaisant de voir que certains préfèrent toujours me mettre dans une autre case que « magicien ». Là c’est comédien ! Mais la magie est un Art, messieurs ! Et la comédie, entre autres, est une partie intégrante de cet art.  N’oublions pas que nous ne faisons que jouer le rôle d’un magicien, dixit Robert-Houdin ! Il faut croire que, pour certains, il est préférable de rester dans ses convictions, comme ça ils n’ont pas besoin de se remettre en question. Pas belle la vie ? Dommage tout de même. Nos futurs lecteurs seront peut-être plus perspicaces et se laisseront moins faire avec ces salades internes, qui sait ? Imaginez… une lévitation de cartes… un jeu qui devient plus lourd quand il est timide… un carambar au caramel qui ravit le palais puis qui change de goût à la commande… Je suis conscient que cela est moins riche qu’un bon petit saut de coupe invisible que tout le monde a senti, mais sur lequel on va s’empresser de dire (à celui qui l’effectue pour la 100.000ème fois cette semaine) : « Il est invisible ton saut de coupe ! ». Et là le faux humble répondra : « Tu aimes ? ». Voilà comme le magicien de base continue de tourner en rond comme toujours, en donnant la priorité à de fausses performances plutôt qu’à de nouvelles voies qui le remettraient trop en question… La Terre, au fait, elle est toujours plate ?

Fin de l’épisode.


Août 30 2010

Le Kid de Cincinnati

Alors là, je vais vous faire entrer dans un de mes mondes les plus secrets… celui du cinéma… mais pas n’importe lequel… celui où j’ai grandi (au sens figuré), parce que je vais vous parler de film culte pour moi (parfois pour les autres aussi !), de films que j’ai été voir des dizaines de fois, avant de pouvoir me les procurer enfin en « vrai » et de pouvoir les regarder religieusement chez moi encore chaque année. Oui, chaque année sinon ça me manque, j’en ai besoin. 

Là, par exemple, pour « Le Kid de Cincinnati », j’ai besoin de Karl Malden avec son gros nez, qui se fait laminer par sa femme (Ann Margret), qui est divinement malsaine et définitivement bandante… et séductrice… mais paumée à la fois !

Kid de CincinnatiBesoin, bien entendu, de Steve Mc Queen mais aussi d’Edward G. Robinson. Mais besoin surtout du jeu, de l’ambiance de ce film génial.

Sans rire, j’ai dû le voir 20 fois au cinéma. Puis des centaines de fois en vidéo (une bénédiction la vidéo VHS quand elle est arrivée en 1976), avec des visionnages plus précis et fréquents, notamment histoire de connaitre par cœur toutes les répliques du film… J’ai même été jusqu’à répéter tout seul le film dans ma tête, le dos à mon écran en laissant filer la bande, juste pour vérifier que je suis bien dans le tempo, sans le support de l’image et du son !

Un de mes films de chevet je vous dis ! Norman Jewison (le réalisateur) nous a fabriqué un film incroyable, que je vois et revois sans y trouver le moindre défaut.

Peut-être suis-je un peu « fanatisé » par le film mais peu importe, car cela m’a tellement apporté ! Par exemple, c’est certainement grâce à lui que je suis devenu un vrai fondu de jeu, de poker notamment, bien avant que ce soit à la  mode comme maintenant ! Tiens, mon poker préféré, c’est certainement l’« High and Low », vous connaissez ?

Tiens, je vous ai trouvé un lien plus que sympathique sur youtube : vous allez voir LA SCENE de fin, celle où le Kid (Mac Queen) va se faire battre avec maestria par Lancey Howard ( Robinson). De la belle ouvrage… Jusqu’au dernier moment, on ne peut croire que le Kid va perdre. Mais il ne faut pas sous-estimer son adversaire. Jamais le sous-estimer. Une leçon que j’ai toujours eue à la mémoire grâce à ce film en particulier.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce chef d’œuvre. Ah oui, j’oubliais, il y a aussi Tuesday Weld (waouh, la copine de Steve dans le film)… Mais surtout je pense à l’histoire de ce type qui s’est fait tout seul : le Kid. Ce type qui ne compte que sur lui-même et qui en veut. Hallucinant Steve Mc Queen dans son blouson de cuir… Ses parties de pièces contre le mur avec le petit cireur de chaussures… Et puis son obnubilation : battre le Roi et devenir Roi à son tour ! Que des trucs qui ont bouleversé le môme de 15 ans que j’étais quand j’ai vu pour la première fois ce film de dingue !

Courez l’acheter ou bien le voir dans une cinémathèque qui le diffuse. Un bijou.

Un avant goût avec le court extrait de youtube ?

A vous de jouer !!!

http://www.youtube.com/watch?v=5698x5qVWeg

Amitiés

Dominique Duvivier


Août 23 2010

Photos de famille : Alexandra ma fille


Alex petite fille1

Non seulement c’est ma « petite » fille Alexandra qui rayonne depuis qu’elle est née (sur la photo elle doit avoir une poignée d’années) mais de plus elle se trouve dans Ma rue ! La rue où mes grands-parents et moi allions en vacances 3 mois tous les ans à Deauville/Trouville. En fait la rue est à Touques mais proche des deux villes citées juste avant ! Je traînais de temps à autre ma famille pour retrouver le temps d’un instant mon passé là-bas. Je suis allé en Normandie dans les villes citées toute mon enfance (d’avant mes premiers souvenirs,  jusqu’à 16/17 ans.) Vous pouvez voir comment sa petite frimousse est déjà présente, alors que son vieux père la traîne dans ses souvenirs poussiéreux !

Alex petite fille2

 Là, elle est plus jeune évidemment, on me met des images dans une chronologie « rock’n’roll », alors c’est sûr  ! Cela dit elle joue comme une petite folle sur un tape-cul et son rire résonne encore dans mon oreille quand je regarde cette image !

Dominique Marie-Christine Alexandra 1994

 Elle est devenue une ado. Ma chérie et moi sommes comblés, normal nous sommes ensemble et heureux d’y être. Au fait cette année ça fera 40 ans que nous sommes mariés (Marie-Christine et moi). Si vous regardez les yeux de mes deux « femmes » vous retrouverez le même peps, le même dessin. Plus les années passent et plus elles se ressemblent (oui Marie-Christine rajeunit et Alexandra ne vieillit pas, elle mûrit c’est tout !)

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Là elle est avec moi y’a pas très longtemps (cette année ou l’an dernier). Sans commentaire…Elle est trop belle !

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Vous voyez ce que je veux dire : Waouhhhhhhhhhhhhh !

Avec toute mon amitié

Dominique Duvivier