Nov 06 2011

Le Mini Duvivier Wallet


Nov 06 2011

Le Jeu Des Signatures


Oct 31 2011

Mes produits pour Noël

Cette semaine sur mon blog, vous allez découvrir le teaser d’un nouveau produit de mon cru… Le premier teaser d’une série de quatre à venir dans les semaines suivantes, puisque ce n’est pas moins de quatre produits que je vais sortir pour la période de Noël :

La Duvivier Coin Box enfin re-fabriquée et proposée à la vente avec de nouvelles routines

Le Mini Duvivier Wallet dans une version cuir de folïïïïe et avec aussi plein de nouvelles routines données sur le DVD qui l’accompagne

Le Jeu Des Signatures, un tour tout beau tout neuf et que vous attendez depuis longtemps pour certains… ça va vous rendre fous !

Et enfin le double DVD Le Grenier est dans mon coffre contenant 12 routines de cartes filmées en public et expliquées en détail, de la bombe !

Vous n’êtes pas gâtés là hein ?

Amitiés à tous

Dominique Duvivier


Oct 31 2011

La Duvivier Coin Box


Oct 31 2011

Etre pris au sérieux

Arthur Delasalle : « Je souffre pas mal de ces « imprévus » [les imprévus à gérer sur scène], j’ai 13 ans et les gens, ne me prennent pas au sérieux, voir ça les énerve réellement car il sont bluffés par un enfant –‘. A quelques reprises des gens ont été jusqu’à créer une fausse explication qui n’a absolument rien à voir et qui n’est juste pas possible, pour me « ridiculiser » auprès des autres, après souvent il se permettent de fouiller dans mes affaires etc… C’est dingue à leur âge de toujours pas avoir acquis assez de maturité pour ne pas vouloir perdre ! (personnellement je ne vois pas ça comme un match…) Peut-être justement qu’ils le sont trop, plus de place au ‘rêve’, tout en sachant que c’est truqué on peut quand même garder un minimum cette envie de garder des choses secrètes pour mieux les savourer non ? Je sais pas comment gérer ça, un p’tit c onseil ? »

En lisant tes propos, on peut facilement comprendre que la maturité qui est la tienne puisse provoquer une certaine hostilité chez le quidam : l’homo sapiens de base n’est satisfait que lorsqu’il brille plus fort que les autres !!! Mais c’est à toi de faire fi de sa jalousie ! Tu lui mets la honte, il réagit mal mais c’est à toi de t’adapter à lui et non l’inverse. Te mettre à sa hauteur est ta seule chance qu’il dépasse le fait que tu es un « petit » et qu’il accepte d’être bluffé par toi. C’est la dure loi du spectacle… et de la vie si tu veux t’élever un minimum au-dessus du « vulgus ordinarus » ! Plus tard il est possible qu’il s’adapte à toi, mais, en attendant que tu sois plus âgé, je pense te donner la bonne manière de gérer tes prestations… Malheureusement, quand on est précoce, cela se paie et il faut se battre encore plus fort que les autres. De toute façon, de manière générale, c’est le rôle de l’artiste d’apprendre à se faire respecter par son public. Il doit faire en sorte d’être en phase avec le public, quel que soit son « niveau » d’éducation, de compréhension, de maturité de ce dernier… Parfois c’est difficile car certaines personnes sont limitées, voire très limitées, mais si l’artiste ne se met pas à leur portée (n’oublions pas que c’est l’artiste qui est sous les feux de la rampe !), il n’y aura aucun échange et tout le monde sera perdant. Un dernier petit conseil en attendant que tu grandisses : choisis une attitude de scène qui n’est pas celle d’un adulte. Même si tu te sens adulte dans ta tête, joue à être l’enfant/adolescent que tu es de par ton jeune âge et ta prestation passera certainement mieux, voire bien ! De manière générale, jouer un personnage, même s’il ressemble fort à la personne que l’on est, permet de se sortir de bien des difficultés. C’est un des secrets de bonne gestion du public.


Oct 31 2011

La fosse aux lions

 Cyril Mathias : « Si le spectateur continue à être récalcitrant en partie au spectacle, comment doit-on agir ? »

Difficile de répondre à ta question de façon simple car, encore une fois, il n’y a aucune recette miracle ! Dommage, n’est-ce pas ?! « Ne pas moufter », comme disait Bernard Blier dans 100.000 dollars au soleil. En effet, essayer le plus possible de mener à bien ta prestation, sans te laisser distraire. Avoir de la répartie, sans entrer dans les considérations stériles du spectateur qui de toute façon… veut avoir ta peau ! Gentiment, mais il la veut ! N’oublions pas qu’à l’image de la vie, un spectacle est un combat. Un vrai combat. Le public doit être maté, à la fois tout en douceur… et fermement ! Et il t’en sera reconnaissant ! Avec un ensemble de stratagèmes, mais aussi grâce au scénario, aux textes, à la mise en scène, à l’expérience et une certaine dose de charisme, on peut en principe se sortir de pas mal de situations difficiles. Mais cela suppose que, dès les premières secondes du spectacle, l’artiste se batte pour marquer son territoire, comme les animaux le font instinctivement ! C’est la seule et unique façon que l’artiste puisse embarquer le public dans son univers et que les spectateurs puissent ainsi se décontracter, s’évader, rêver, oublier les chaînes qui sont les leurs… Je dis souvent que la scène est une vraie fosse aux lions ! Mais quel bonheur quand, à force de travail et de ténacité, le public s’envole avec soi ! Quel bonheur de rendre les gens heureux…


Oct 24 2011

Magie de close up vs magie de scène

 « Pourquoi considérez-vous la magie de close up plus forte que la magie de scène ? »

 Encore une fois, je rappelle à toutes fins utiles que nous sommes sur MON blog, je vous donne donc MES orientations personnelles, ce qui ne veut pas dire que je ne respecte pas d’autres points de vue.

Je considère en effet que les meilleurs magiciens de close up (à mes yeux) sont encore meilleurs que ceux qui pratiquent la magie dite « de scène ». Tout simplement parce que la proximité, le côté impromptu de la magie rapprochée, son apparente spontanéité, font de la magie de close up un art encore plus percutant que la magie de scène. Surtout en France d’ailleurs où le public, particulièrement cartésien par définition, apprécie particulièrement le côté «sans artifice » de la magie de close up : plus on est près des mains du magiciens, moins on pense (voire pas du tout) à des trucages qui cassent la magie de l’instant que l’on est en train de vivre. Plus on se trouve dans des situations en apparence ordinaires (on est assis ensemble à une table ou juste à côté les uns des autres etc.), plus l’extraordinaire est à portée de main. Cela étant dit, un bon magicien est avant tout un bon artiste. Alors close up ou scène, le vrai débat est d’abord : la magie est un art et soyons-en dignes !


Oct 24 2011

Les familles d’effets

Florian Chapron au sujet de la note

http://dominiqueduvivier.typepad.com/dominique_duvivier/2008/12/winston-freer-les-17-familles-deffets-magiques-1.html  : « Ah, les 17 familles … le fameux  » coussin d’air  » … merci pour le développement de cet aspect plus qu’important, qui permet, en effet de changer toute la donne d’un spectacle. Une question, que bien évidemment, je ne suis pas le seul à me poser : avez-vous déjà détaillé, sur un quelconque support, lesdites 13 autres familles que vous évoquez ? »

Pour répondre à ta question, non je ne l’ai fait nulle part. Je le ferai certainement… Travaille déjà sur les 17 familles en question et n’oublie jamais que pour un certain nombre de magiciens il n’y en a que trois… Tu vois, ça te laisse pas mal de choses à explorer et un jour en message privé peut-être, tu auras la suite de la liste. Va savoir ? Patience et longueur de temps…


Oct 17 2011

Le travail des mots

Cyril Mathias : « Comment peut on écrire un texte sur un tour au point où il en devient une pièce de théâtre à lui seul ? Comment savoir dire tel mot au lieu de tel autre mot, ou laisser planer le suspense … ? Et comment prévoir l’imprévu (une interrogation, ou une réaction du public) par exemple ? »

De manière générale déjà, essaye de ne pas te prendre trop la tête. Parfois, en se posant trop de questions, on risque la noyade mentale ! N’oublie pas que tout est complexe, mais que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Si, sans te décourager, tu travailles dans le sens de peaufiner tes textes, d’en trouver des nouveaux, d’en essayer des différents (même si tout te semble approximatif dans les débuts), tu affineras ton jeu petit à petit et tu obtiendras des résultats de plus en plus satisfaisants !

 Avec le temps, les choses évolueront, tu deviendras aussi plus exigeant et comme par hasard (magie ?) tes textes seront mieux construits et plus scénarisés (car il ne faut pas confondre texte et scénario). Tu commenceras alors à goûter ton labeur passé et surtout à prendre ton « pied » avec l’ambiance que tu auras créée… pas seulement avec l’aspect « performance » de magicien, si chère à une majorité de nos contemporains ! Maintenant, entrons dans le détail de tes questions.

 « Comment peut-on écrire un texte sur un tour au point où il en devient une pièce de théâtre à lui seul ? »

 Je dirais de plusieurs manières. Mais la première de toutes est la suivante : quand tu écris un texte, il évolue avec le temps, il devient plus fort, plus riche, plus « habité ». Il déclenche une histoire plus consistante et, pour finir, il devient une véritable piécette, puis même une nouvelle et pourquoi pas un film ou un spectacle entier que tu peux jouer ! Cette évolution se produit presque à ton insu…. le mieux étant de ne pas la vouloir plus que ça ! Travaille sans relâche et laisse venir les choses, elles arriveront. D’autre part il faut user… d’imagination ! Par exemple si j’écris une routine de cartes qui se base sur des techniques de tricheurs, je peux imaginer de la prolonger par une routine de tricheries avec des dés…. et me dire que finalement ces tours isolés pourraient être mis bout à bout pour raconter l’histoire d’un joueur qui s’est fait berner et qui, avec le temps, est devenu un joueur à son tour… et s’il devenait même le patron d’un casino ?! Du coup mon interprétation va prendre « corps » et va donner une profondeur nouvelle au tour que j’ai choisi au départ. Et me voilà avec un histoire de plus d’une heure, alors qu’un simple tour excède rarement quelques minutes !

 « Comment savoir dire tel mot au lieu de tel autre mot, ou laisser planer le suspense … »

 Encore une fois au début, on ne trouve pas forcément les mots qui nous conviennent. On tâtonne. On est rarement content. On galère quoi ! Exactement comme au début avec la technique des doigts, quand il s’agit d’apprendre un empalmage ou une simple levée double ! Mots, techniques, scénarisation… même combat !  C’est à force d’explorer et de chercher en vain les mots qui vont « sonner juste » dans sa propre bouche et par rapport à sa propre personnalité, qu’on les trouve enfin. Idem quand tu parles par exemple de savoir « laisser planer le suspense », c’est à force de t’entraîner (avec du public c’est mieux), que tu parviens à maîtriser une forme de rythme dans ton débit et à utiliser intelligemment les mots. Tu apprends petit à petit que tel mot dit à tel moment va provoquer une attention particulière chez ton public etc. Il faut pas hésiter également à se filmer en train de jouer un texte de son cru et à se visionner ensuite. Puis à corriger ton texte sur le papier, à le réécrire éventuellement et à le rejouer en vidéo… C’est un travail ardu et rébarbatif mais c’est uniquement à ce prix-là que l’on peut progresser. C’est pour cette même raison que j’ai imaginé les « Coups de pouce » au Double Fond : pour permettre aux jeunes talents ou aux amateurs éclairés de s’entraîner devant un public et de pouvoir se visionner ensuite. En général, on déteste se voir en vidéo dans les débuts. C’est un exercice assez décourageant mais tellement salvateur pour son ego… et donc pour progresser !

 « Et comment prévoir l’imprévu (une interrogation, ou une réaction du public) par exemple ? »

 Il y a bien sûr une grande part d’expérience qui entre en jeu. A force de se confronter à un vrai public, on apprend à le connaître, à le supputer, à le dominer, à ne pas se laisser faire… Mais le plus important reste le travail en amont du spectacle. Si tu as scénarisé suffisamment ton histoire et que ton texte a été étudié au cordeau, tu auras en principe de quoi gérer les impondérables ou du moins une grosse partie. En effet le spectateur ne fait que réagir par rapport à ce qu’on lui propose. Alors, à nous de lui proposer un devoir complet et bien construit, qui appelle à des réactions bien sûr, mais des réactions que nous avons prévues puisqu’elles sont provoquées par ce que nous proposons ! Comme je le rappelle souvent, NOUS sommes les maîtres à bord dans un spectacle. Le spectateur a l’impression de réagir de son propre chef, alors que c’est NOUS qui le lui suggérons dans le cadre de notre mise en scène ! Dans mon dernier spectacle « Le hasard, c’est moi », je demande à un moment à un spectateur de me désigner une carte et, quasi systématiquement, il me touche une carte. J’ai donc prévu maintenant un petit carton que je peux sortir de ma poche immédiatement et sur lequel on peut lire : « Je lui ai demandé de désigner et lui il va toucher ». Rires de la salle. Bien sûr il m’est arrivé au moins une fois que le spectateur désigne bien la carte sans la toucher. Dans ce cas, je ne sors pas mon papier, pas de souci ! A part ce genre d’impondérable, j’obtiens toujours un rire du public avec cette mise en scène, qui prouve en parallèle que je maîtrise bien tout (ce que le public attend de moi, enfin de mon personnage que j’incarne surtout !).


Oct 17 2011

De l’importance des rencontres

Suite à l’interview que nous avons donné avec ma fille sur France Inter en juillet dernier (si vous voulez, vous pouvez l’écouter là : http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=87533 ), nous avons reçu de très nombreuses réactions des uns et des autres et nous vous en remercions du fond du cœur. Nous avons reçu notamment le courrier ci-dessous et que je vous communique avec la permission de son auteur (Yves Léchopier), car, en plus du fait qu’il m’a fait plaisir bien sûr, le propos est vraiment intéressant et bien vu.

 « Bonsoir Dominique, Un petit mot, comme ça, en passant, puisque l’âge avançant on surmonte sa timidité !! J’ai écouté attentivement ton interview (et tant qu’on y est, je passe au tutoiement !!) dimanche vers 3h00 (ça c’est le bonheur d’Internet!!)  et je n’ai pas été déçu!!! Tu m’as confirmé un truc dont je suis convaincu depuis longtemps : l’importance des Rencontres !!! Un film !! Puis Renélys, … et toutes celles qui ont suivi et qui suivront encore… Je m’attarde un peu sur ces premières rencontres car elles sont sans doute fondamentales. Toi, « l’enfant légume », va capter ces petits rayons soleils, ces petites gouttes d’eau qui vont l’aider à grandir, à s’épanouir (puis bien plus tard à nous faire une « belle plante », enfin une jolie rose, mais ça c’est une autre histoire). Certes, le terreau était sans doute favorable pour permettre à cet enfant légume d’avoir déjà de solides racines : l’amour des parents est un socle primordial. Pour avoir travaillé longtemps avec des adultes « en galère » (pour faire vite) et désormais avec des enfants (qui se retrouvent en terrain aride sur le plan familial, pour reprendre la métaphore précédente, j’ai toujours défendu cette idée consistant à leur offrir un maximum d’opportunités de rencontres. Certes, neuf fois sur dix le « déclic » et la magie n’opèreront pas… ou bien plus tard… peu importe. Et le deuxième aspect est justement de proposer des rencontres avec des artistes. Comédiens, sculpteurs, musiciens, …. Sans doute parce que les arts mêlent à la fois l’expression de sentiments, l’imaginaire, la culture (sans être pompeux, disons l’intérêt pour l’échange et les autres), une forme d’intelligence… mais aussi l’apprentissage de techniques (quelle que soit la discipline) et donc l’importance du travail !! Sans doute aussi parce que l’Art pourrait apparaître à certains comme parfaitement inutile… Et la magie donc !!! Inutile, certes, mais donc indispensable… Je ne sais pas si tu connais cette histoire (que l’on m’a racontée comme vraie, et je veux y croire) d’une personne en camp de concentration qui s’était mise à sculpter des personnages avec de la mie de pain… alors qu’ils crevaient tous de faim, personne n’a jamais touché à ces « sculptures », sans doute des miettes d’espoir sur l’humanité… Bien avant, l’homme de Cro-Magnon, qui se foutait comme de l’an 40 (je sais c’est un peu anachronique !!!) de la Culture et n’avait pas encore inventé le musée du Louvres, bref qui ne pouvait être que sur l’utile et le basique _ au risque sinon de finir bouffé par un plus gros et plus con que lui _ a trouvé pourtant essentiel de décorer son loft de fresques et de peintures !!! Enfin, voilà ce que m’inspirait à 3h00 du mat vos témoignages (et j’étais relativement sobre !!). Une façon aussi de te remercier de ta générosité et disponibilité. Un petit témoignage pour te dire que ce n’est pas utile… mais essentiel et indispensable. Parce que je sais que donner c’est risquer et que l’Artiste doute, l’Artiste est fragile. Je suis à chaque fois scotché de ce que tu donnes sur ton blog, tes DVD, … et j’en suis sûr dans tes spectacles (pas encore pu venir au DF mais ça va venir, j’espère sur le prochain avec Alexandra). Ce que tu transmets dépasse, à mon sens, la « simple magie ». De l’Artisanat. De l’Art. Et un vrai Artiste, c’est sûr.  Qui sais, je viendrai peut-être également un de ces 4 avec quelques gamins du foyer. Bien à toi. Respectueusement »