Nov 12 2012

Mon carnet noir

Il y a quelques mois de ça, Julien Hermant est intervenu sur ce blog en disant : « Je viens de regarder le spectacle « Intimiste » pour la énième fois et je me suis demandé comment est-ce que vous organisiez votre carnet de notes. Qu’est-ce que vous y notez principalement ? ».

Comme il n’est pas le premier à me poser la question, je me suis dit qu’une réponse collective sur mon blog en intéresserait quelques-uns…

Depuis des décennies, j’écris dans mon carnet noir. J’en ai des centaines : des dizaines noircis de mon écriture et des dizaines immaculés qui m’attendent patiemment. J’ai fait en sorte qu’il m’en reste suffisamment pour terminer ma vie sans souci d’en manquer (comme pour les cartes Jerry’s Nugget). Il faut savoir que, de la même façon que pour mes chemises et mes pantalons, je suis attaché à un seul modèle très précis : j’aime avoir rigoureusement toujours le même support pour coucher sur le papier mes idées, mes listes, mes pense-bêtes… Je possède ce modèle de carnet depuis la fin des années 60, lorsque mon grand-père m’en fit le cadeau. J’aime le grammage et la couleur de son papier, son odeur (que je ressens comme un parfum spécial), ses petits carreaux, son élastique bien ajusté et sa belle couverture noire et brillante. Mon stylo fétiche (un Mont Blanc qui trône sur mon bureau) s’exprime délicatement sur ces carnets et se délecte des mots qu’il y dessine (il me l’a dit, c’est comme cela que je le sais) !

Mes carnets ont toujours beaucoup attisé la curiosité de mes confrères. Lorsque je suis en pleine session de magie avec eux, que je l’ouvre, que je le regarde furtivement en enchaînant immédiatement une heure de magie, il ne faut pas attendre longtemps avant que quelqu’un se lance : « Mais qu’est-ce que tu écris dans tes carnets ?? ». Lorsque j’avais une vingtaine d’années, Freddy Fah (encore lui) fut l’un des premiers à craquer : après plusieurs heures de magie sans m’arrêter et seulement quelques coups d’œil rapides dans mon carnet, il finit par me demander ce que je pouvais bien y lire ! Pourtant bien malheureux celui qui voudrait y puiser quelque secret ! Outre mon écriture assez illisible, ces carnets ne comportent même pas de routines complètes : ce sont souvent de simples noms que je donne à des tours, de principes… Ils sont mon pense-bête, mon « pense-moi » comme je dis dans certains de mes spectacles où ces carnets font partie de ma mise en scène. Personne n’a jamais l’air de me croire lorsque je dis qu’en lisant le simple titre d’un tour, je peux le refaire. Je sais que cela peut paraître fou, mais pourtant c’est vrai. Il faut croire que je suis un peu fou… ou juste très passionné ?! J’ai comme ça des listes et des listes de mots, de titres, d’idées qui, lorsque je les relis, provoquent une sorte de déclic qui me donne accès à mon « disque dur magique » pourrait-on dire. Parfois j’écris aussi les déroulés de mes spectacles (j’en ai toujours plusieurs en route), ou d’une soirée magique qui s’annonce avec des confrères, ou de mes conférences, etc. Et puis parfois encore j’aime y noter des idées de tours, de scénarios ou de mises en scène qui me viennent au débotté. Ces carnets sont ma mémoire littéralement et j’en ai toujours un sur moi au cas où ! De toute façon, je suis un malade du « cas où ». Mon sac, que je trimbale partout, est une vraie usine à gaz : il y a de quoi soutenir un siège magique au pied levé ! J’aime avoir tout ce qu’il faut à portée de main… et à portée de mémoire !

Voilà, vous savez tout… ou presque !


Nov 05 2012

Podcast « Et si c’était vrai ? » : émission n°8

Chers amis,

Et voici maintenant la 8ème émission de mon podcast !

Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au podcast directement par son RSS mais également sur iTunes : les personnes possédant des iPhones, iPod ou iPad peuvent donc s’abonner directement (et gratuitement) sur la plateforme d’Apple et disposeront ainsi automatiquement des prochains numéros.

C’est le moment de mettre le volume et… en route !

Pour écouter le podcast sur Itunes, cliquez ici !

Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Bonne écoute à tous

Dominique DUVIVIER

 

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Oct 29 2012

Le poulet rôti

SOPHIE, l’esthète du poulet rôti

Oui, ça n’a pas l’air, mais le poulet rôti est une espèce d’institution pour moi et quelques proches !
Dans la mesure des possibles (la vie d’artiste possède ses aléas), je déguste rituellement un poulet rôti chaque semaine. Il doit être préparé par Sophie, qui est une esthète du poulet rôti. Elle sait tout dessus. J’aime que la chair ne soit pas trop cuite, mais que la peau craque bien sous les dents. Hum, la peau !! Celle-ci doit être bien dorée, car l’aspect visuel AUSSI est important. J’aime le blanc, l’aile, le pilon et la cuisse… J’aime le poulet rôti quoi ! Et le kif absolu, c’est le tout avec un « plateau repas » devant un film. Ah j’oubliais, il faut que le poulet soit nourri au grain, évidemment. Sophie a une technique incomparable pour sortir la quintessence du poulet, à un point qui me fait frémir d’envie, rien que d’en parler ! Le poulet ne doit pas être gras (pour faire plaisir à Cavaflar) : il doit être joufflu et heureux de se trouver dans mon assiette. Je crois que Sophie doit parler au poulet pour le mettre en condition, c’est obligé !!!
FIN


Oct 26 2012

Le Clou


Oct 26 2012

Séance dédicace : mercredi 31 octobre 2012

Séance dédicace le mercredi 31 Octobre 2012 à la boutique Mayette de 16h30 à 19h

Vente en avant-première

  • La Mallette Goshman/Duvivier
  • Le coffret double DVD : « Melting Pot »
  • Le Clou (Perthuis/Duvivier)

Remises exceptionnelles sur une sélection de produits Duvivier

 

Dominique Duvivier sera présent pour vous rencontrer, vous présenter ses nouveautés et vous les dédicacer !

 

Mayette Magie Moderne – BOUTIQUE DE MAGIE

8, rue des Carmes – 75005 PARIS – Tél : 01 43 54 13 63

 


Oct 26 2012

Double DVD de Dominique Duvivier : Melting Pot


Oct 26 2012

La Mallette Goshman Duvivier


Oct 22 2012

QUAND ON ECRIT UN TEXTE…

On a souvent tendance à écrire des textes qui dépassent de loin leur utilité… Il est en effet toujours tentant de  créer de grands et beaux textes tout bien léchés : « Il était une fois… ». Ou bien, comme c’est beaucoup la mode aujourd’hui chez les mentalistes en particulier, d’utiliser des mots lourds de sens, chargés de passé, de concepts conceptuels… ça en jette ! Il y en a évidemment toute une panoplie du genre… Mais quand vient le moment de l’effet magique au premier degré, le ridicule est au rendez-vous. Vous êtes en pleine « galaxie interstellaire » et vous voilà avec votre jeu de cartes ordinaires… Hop… 8 de Carreau !!! Comme c’est magique !! Grotesque, non ? Evitons ce genre d’écueil comme la peste bubonique. Développons des textes en rapport direct avec l’effet qu’ils illustrent. Sans excès. Soyons le plus pur possible. Le plus sobre. Le plus juste. Et pour cela, la première attitude est d’abord de travailler sur l’effet justement, encore et toujours. Reconnaître ce qu’il procure. Imaginer son impact sur le public. Et ensuite seulement écrire un texte qui va le servir, sans lui faire d’ombre ! Un texte doit soutenir le propos magique et non pas se soutenir lui-même ! Attention, cela ne veut pas dire bien sûr qu’il faut revenir à ces fameux « textes » purement descriptifs et tellement pauvres : « Prenez une carte comme ceci… je mélange comme ceci… elle est entre deux dames… et magie… elle réapparaît au-dessus ! ». C’est à mourir d’ennui et rien de tel pour perdre votre public, car cela gâche même votre effet. Il faut donc trouver un juste milieu, comme dans toute chose !

Petit aparté, pendant que nous nous penchons sur le sujet des textes : ne négligeons pas la valeur des silences. Quand on sent que le moment est venu de communiquer sans mot dire, osons garder le silence. En amour, comme en amitié, les silences sont pesants quand les deux personnes ne se connaissent pas… ne s’aiment pas vraiment justement. Ou pas assez. Quand tout a été dit et que pourtant tout reste à dire, que tout semble possible à partager, tant la richesse de l’union est infinie, alors le silence est plein de sens. Il est riche. Il est puissant. Il est rempli de tout ce qu’on s’offre mutuellement. Et ce qu’il se passe entre le public et soi-même est assez semblable ! A méditer…

Avec toute mon amitié

Dominique Duvivier


Oct 15 2012

Interview vidéo Dominique Duvivier : 1ère partie


Oct 09 2012

Roger Hodgson : et maintenant je laisse la parole à…

Au sujet du « blog » de cette semaine avec l’ami Hodgson, je voulais ajouter deux ou trois trucs. Une fois n’est pas coutume comme dirait l’autre, alors je vais de ce pas publier une réaction d’une personne qui m’est plus-que-très chère (la maman de mon fils) qui m’a tellement ébloui que je voulais vous la faire partager. Maintenant !

 

« Quel merveilleux concert ! Quelle chance pour notre fils que ce soit le premier. On connaît la magie et la puissance des premières fois…Il ne pouvait rêver meilleur premier concert tant toutes les conditions étaient réunies ! J’étais si contente qu’il ait envie de s’approcher de la scène, le connaissant peu curieux de nature. Quelle chance aussi qu’il ait eu la possibilité de le faire, grâce à cette belle salle à dimension humaine qu’est l’Olympia. L’aurions-nous laissé descendre dans l’immense fosse de Bercy ? Ah, ces non-hasards de la vie…Quel cadeau de le sentir  sur la même longueur d’ondes que nous ! D’ailleurs le présentateur, touchant par son enthousiasme et son émotion non dissimulés, a vu juste dans son laïus d’introduction, en parlant des 4 générations que le grand Hodgson parvient à unir dans la même liesse.

Ce Roger était si chaleureux et généreux. Bien sûr il y avait la magie de sa sublime voix (qui m’a parfois tiré les larmes) mais cette belle âme qui transpirait de lui m’a profondément émue. Ce parti pris minimaliste, intimiste dirais-je, n’y a pas été étranger. Bien qu’au tout début j’aie eu peur que cela installe une ambiance un peu molle, voire jazzyfiante, voire un peu « auteurisante » ! Heureusement mes craintes se sont dissipées en une fraction de seconde : l’homme est tellement serein, lumineux et accessible. Même ses éclairages sont à son image : sobres, tout en douceur et qui font du bien à l’âme. Si loin des effets spéciaux, du bling-bling intrusif du star system. Il est loin de la grosse cavalerie commerciale et de sa surenchère incessante sans pour autant cracher dans la soupe. Une espèce de subtil équilibre qui semble aussi faire sa force. Je veux dire par là qu’il n’a pas ce côté horripilant de certains artistes à vocation anti-commerciale et élitiste. Vous savez, ces artistes tellement introvertis et dans leur trip qu’on a l’impression qu’ils joueraient pareil avec ou sans public ! Je ne parle pas de talent, qui est le minimum requis quand on se produit dans des salles aussi prestigieuses. Mais d’une envie de communiquer, de partager, de donner.

Quel moment inoubliable. D’être là, face à ce chanteur à la voix aussi pure que déchirante. Cet homme bien dans sa tête, bien dans sa peau de sexagénaire qui ne la joue pas vieux beau. Tout en sensibilité, en humanité, il partage avec nous l’amour de son art. Et vibre tant qu’il nous fait vibrer à l’unisson. Quelle sensation unique de sentir ce frisson parcourir la salle entière ! Faire partie de ce public qui s’est levé comme un seul homme plusieurs fois pendant le concert pour saluer d’une standing ovation cet artiste bouleversant. Pour le remercier de nous avoir offert son émotion sans chichi mais d’une sincère profondeur. Pour le remercier de sa joie de vivre. »

S.N