Déc 10 2012

La Duvivier Coin Box

Voici deux petites questions qu’on m’a posées il y a fort longtemps déjà et auxquelles j’avais répondu… mais Adeline avait oublié de les publier ! Je ne lui en veux pas (j’espère comme vous) car elle fait beaucoup pour ce blog en s’occupant tout le temps de sa mise à jour… ou presque !  ; )

Alors oublions ce petit impair et voici mes réponses… oubliées mais retrouvées !

Pourquoi avez-vous attendu si longtemps avant d’en refabriquer ?

Le temps passe tellement vite ! J’ai publié ma première « Duvivier Coin Box » en 1992. La fabrication de l’époque me convenait bien, mais comme souvent on a dû malheureusement changer de fournisseur et, comme souvent aussi, le nouveau ne pouvait plus donner la qualité que je voulais… La « chasse » aux fournisseurs en magie est toujours une véritable aventure ! Je pense que vous pouvez difficilement imaginer à quel point !! C’est ainsi, qu’avant de retrouver « chaussure à mon pied », les années ont filé à vitesse grand V. J’ai eu tellement de demandes, les clients ont tellement insisté pour que le produit ressorte, que nous avons mis les bouchées doubles pour trouver un nouveau fabricant correct. Et nous avons trouvé !

 

Comment avez-vous trouvé la personne qui vous l’a fabriqué ?

C’est une rencontre qui a déclenché notre envie de travailler ensemble. Je trouve que c’est actuellement le meilleur fabricant de pièces du monde en série : il s’agit de TANGO et j’en suis très content, j’espère que les clients le sont aussi !


Déc 03 2012

Magiphageuh n°31 : « Yves Saint Laurent – Pierre Bergé, L’Amour Fou », le film-documentaire

Le choc ! Le poids des mots, le choc des photos comme on entend souvent… C’est un peu l’idée de ce qu’on peut éprouver avec ce film assez incroyable de Pierre Thorreton.

Un film qui retrace la vie de deux passionnés chacun dans leur domaine, réunis par leur amour de l’art, des belles choses, de la culture… Mais pas n’importe quelle culture. Celle qui mériterait un grand C, celle qu’on cherche avant de l’abandonner souvent, faute de temps. Ce film vous redonne le goût, l’envie de connaître, de découvrir, d’innover. Il vous rend un peu meilleur. Il vous redonne la fraîcheur d’aimer, de partager… Pendant 1h30, vous baignez dans le Beau et ça fait du bien. Vous sortez grandi par la folie de ces deux hommes qui sont allés au bout de leur passion pour l’Art, à un point inimaginable. A la fin de la projection d’un film de cette trempe, vous n’avez qu’une envie, comme moi aujourd’hui : vous voulez envoyer vos amis le voir ! Quelle pêche ça vous redonne ! A votre tour, vous avez envie de créer quel que soit votre domaine de prédilection. C’est la magie du cinéma, la magie de la vie ! Moi, mon truc, c’est la magie, alors ça m’a redonné des ailes pour vous séduire, vous mon cher public, avec de nouvelles histoires, de nouveaux tours… Et peut-être qu’à ma façon, je vous donnerai l’envie de découvrir l’univers de Bergé et Saint Laurent, une histoire d’amour magnifique entre deux êtres hors normes ! C’est un peu comme cela que ça fonctionne. On prend et on redonne. On digère et on s’inspire. Et si c’était ça la création, la vraie ?


Nov 26 2012

Magicien acteur ou comédien ?

Je ne prétends pas répondre à cette question de manière exhaustive. Je vais juste vous parler de mon expérience.

Personnellement je pratique la comédie « façon Ventura », si je puis m’exprimer ainsi… Je ne compose pas de personnages, je joue des fictions qui correspondent à ma propre nature. Autrement dit je ne suis pas comme Robin Williams qui sait jouer de véritables rôles de composition, opposés à sa nature visible pour prendre des mots simples ! Donc votre serviteur (MOI pour parler comme Delon un instant !) joue des rôles qu’il s’est écrit lui-même mais qui ne correspondent pas à sa propre vie. En d’autres termes, quand j’écris mes scénarii, j’invente l’histoire d’un mec proche de ma personnalité et ce même mec devient récurrent à travers mes différents spectacles : il me suit de rôles en rôles. Avec lui, j’arrive à jouer tout ce dont j’ai besoin pour pouvoir arriver aux fins du personnage que j’incarne (et j’ajoute : j’arrive souvent grâce à lui à me sortir d’embarras scénaristiques ou magiques). C’est ainsi que, contrairement à ce que certains croient, je ne parle pas de moi dans mes spectacles. Je joue la comédie, mais il se trouve que je suis un acteur et pas un comédien. Vous voyez ? Un acteur joue des rôles de fiction en restant ce qu’il est de toute façon, tandis qu’un comédien joue des rôles de composition qui peuvent être opposés à ce qu’il est dans la vie ou à ce qu’on se figure qu’il est. Par exemple le franc-parler que j’adopte sur scène est sensiblement le même que j’ai dans la vie. D’ailleurs, je vous parle sans jouer un personnage pour le moment et vous pouvez constater (si vous m’avez vu jouer) que je m’exprime comme si j’étais sur scène ! Du coup certains penseront  que je triche tout le temps… NON. Je suis  le même, que je joue un personnage ou non. Simplement, si je suis en train de faire un tour, c’est une fiction que je joue. Sinon vous pouvez savoir que je vous parle normalement. Hop ! La distinction peut paraître anodine et pourtant elle est essentielle. A méditer !


Nov 26 2012

La magie, une passion trop dévorante ?

La magie, comme n’importe quelle passion, peut facilement nous dévorer. Mais il ne faut pas avoir peur d’être la proie de notre passion. Je dirais même que le souci vient justement souvent de là. Les gens ont trop peur de se donner, de perdre pied en quelque sorte, alors que la passion n’est pas « vivable » autrement, si je puis dire ! A la suite d’un de mes spectacles, un client me demandait hier si je continuais de m’entraîner toujours pour obtenir ce « niveau » (c’est son affirmation et son jugement de valeur). Ma réponse fut en résumé : la magie est un vrai sacerdoce. Par exemple, pour jouer un spectacle au Double Fond à 21h, je viens toujours sur place vers 16h30/17h pour répéter entièrement le spectacle. Sinon je n’obtiens pas le maximum. Les centaines de mouvements, le texte, la mise en scène… Tout doit retrouver sa place pour le soir et c’est uniquement à ce prix que ce que vous voyez ensuite fonctionne ! Autre exemple : j’ai arrêté de pratiquer plus d’un sport pour conserver le « toucher » : j’ai dû choisir des disciplines qui ne sont pas trop risquées pour la magie. C’est à cause de cela que j’ai pris du poids ! (je plaisante un peu mais pas complètement.) Un sacerdoce, je vous dis !


Nov 19 2012

Ni oui, ni non

Tout le monde connaît ce jeu où il ne faut jamais dire « oui » ou « non ».

La plupart d’entre nous succombent sous le flot incessant de questions pressantes qui nous amènent à dire « oui » ou « non » : nous sommes emportés par le tourbillon des paroles et des questions…

En fait si nous nous laissons aller rapidement, cédant à l’interdit, c’est que l’axe des questions posées est souvent très ciblé : on nous demande de parler de soi, de choses personnelles…

Notre ego étant sollicité, nous entrons dans notre vie intime et immédiatement nous devenons fragiles, inconscients de la formulation de nos réponses et hop : « oui » ou « non » s’échappe de notre bouche… Et nous nous réveillons très vite de notre torpeur, tout bêtes d’avoir si vite « craqué » avec ce jeu qui semblait facile à dominer !

 

En partant du principe de ce jeu, on peut imaginer une structure analogue pour arriver à ses fins lorsqu’on essaie d’amener notre spectateur à dire quelque chose de précis, lors d’une prestation magique.

Pour cela partons déjà d’un postulat essentiel : travaillons sur l’impact d’un tour pour espérer le faire entrer dans la case « miracle » plutôt que dans la case « tour-de-magie-comme-mon-frère-me-l’a-fait-y’a-pas-si-longtemps » !

Faisons entrer notre spectateur dans le monde de ce qu’il ressent, qui l’aide à vivre… Pénétrons dans ses repères, en quelque sorte !

 

Ce qui différencie ma pensée ici par rapport à d’autres essais que j’ai tentés, au gré de mes réflexions habituelles (souvent tournées vers la recherche, la créativité, l’invention…), c’est la recherche des points d’ancrage qu’en tant que magicien il faut apprendre à analyser chez nos spectateurs, afin de « prendre la main » doucement sur eux. En effet, nous allons pouvoir nous octroyer ses actions dès lors qu’il aura  succombé au « ni-oui-ni-non-nouvelle-formule », si je puis l’intituler d’une manière aussi cavalière !

 

Prenons un exemple pour rendre les choses plus claires et plus concrètes.

Je propose des spectacles de magie de close up depuis l’ouverture du Double Fond en 1988. J’ai dû créer une vingtaine de spectacles différents d’une heure et demie, notamment la série des « Intimistes » (dont deux volets sont sortis en DVD). Dans ces spectacles, j’ai pris une habitude depuis quelques années qui consiste, pour la bienséance et l’éducation telles que je les considère, à demander aux deux spectatrices que je place à mes côtés pendant toute la durée du show, s’il n’est pas ennuyeux pour elles de se trouver sous les feux de la rampe, si près de moi.

Jamais je n’ai essuyé de refus en procédant de cette façon.

Pour quelques spectacles j’ai dû demander même à ces deux charmantes spectatrices de changer de prénom (il faut savoir que je suis incapable de me souvenir de prénoms nouveaux !). Afin d’obtenir leur consentement de façon systématique, j’ai inventé un stratagème, immonde ( !) mais très crédible, qui entre dans le champ de notre discussion sur ce principe du ni « oui » ni « non »… En effet, je leur explique avant même le début du show que je souhaite, dans ce spectacle, rendre un hommage  à un grand magicien disparu. Je vais évoquer une soirée mémorable à laquelle j’ai assisté avec ce magicien et, pour le faire du mieux possible, je vais reprendre les prénoms des personnes qui étaient présentes à ce soir-là. Ainsi mes deux spectatrices rentrent dans mon histoire : elles sont impressionnées, conditionnées pour la  suite et moi je n’aurai pas à me souvenir de leurs prénoms pendant le spectacle ! Le show démarre avant l’heure sur les « chapeaux de roues », si je puis dire !

Le spectateur « prévenu » est toujours prêt à rendre service et ira au devant de beaucoup de nos desiderata. Bonne nouvelle, non ?

 

Nous avons fait appel, sans nommer la chose auparavant, à des « moteurs intérieurs » profonds, comme dans le célèbre jeu du ni « oui » ni « non ».

 

Nous venons de démontrer qu’avec un peu de psychologie et d’astuces, nous pouvons obtenir de la part des spectateurs des participations systématiques.

Mais comment conditionner le public plus avant ?

 

Le concept du  ni « oui » ni « non » se base schématiquement sur trois choses :

  • L’inconscient collectif (sujet déjà traité par mes soins dans différents essais)
  • Le détournement d’attention verbal (nous allons y revenir un peu plus bas)
  • L’envie de se détacher d’un « souci qui en colle un autre » dont nous allons parler tout de suite…

 

On cherche à ne pas dire « oui » ou « non », c’est la règle du jeu. Donc on se concentre pour ne pas parler sans réfléchir. On tente de répondre à des questions qui nous touchent en se comportant le plus normalement possible (c’est-à-dire honnêtement) tout en ne disant pas des mots forts, « irremplaçables » même, pour y répondre. Le parcours devient, au fil des secondes qui s’égrènent, intolérable ou presque…

Pour se détacher de ce problème (ne pas utiliser les mots « oui » ou « non »), nous allons nous sentir « intelligents » en utilisant des mots de substitution : « Parfois », « Cela m’arrive », « De temps en temps »…

Plus on va se concentrer sur des mots de ce genre pour ne pas dire les mots interdits, moins nous allons pouvoir être concentrés sur les réponses que nous apportons sur des choses que nous qualifions  d’importantes dans notre vie.

Réfléchissez et vous remarquerez que nous sommes incapables ou presque de ne pas dire la vérité quand il s’agit de parler de nos goûts et de nos couleurs… Avec vos frites, c’est plutôt moutarde ou ketchup ?!

Tous ces détournements vont nous précipiter dans l’erreur assez rapidement : nous allons nous «embarquer » et tout l’art consiste dans notre sujet, à amener le spectateur à venir précisément où nous voulons qu’il vienne.

 

Revenons maintenant à l’analyse du concept du détournement d’attention verbal.

 

On peut croire que le détournement d’attention ne peut être que visuel. On pense vite que l’attention est l’affaire des yeux. Grossière erreur, ai-je envie  d’asséner pour faire une phrase choc !

J’ajouterais même que le détournement verbal est plus astucieux que le détournement visuel qui avait pris son envol, si je puis dire, avec le fameux « Regardez le bateau, là-haut ! », en levant la main vers le ciel !

Nous sommes loin de cela ici.

Pour parler plus avant, on dit, dans un registre qui semble éloigné : « Ventre vide n’a pas d’oreille ». On sous-entend que, tout en nous voyant, le spectateur qui n’a pas encore mangé et qui voit son plat tout chaud sous le nez, ne peut fixer son attention car il ne pense qu’à se remplir la panse !

Dans ces instants-là, il a beau essayer de regarder ce qu’il se passe, il ne voit pas vraiment : il ne peut fixer son attention. Il redevient une bête affamée, un homme préhistorique quasiment !

Je grossis le trait pour faire comprendre l’idée… Vous l’aviez compris j’imagine, non ?

Je plaisante mais tout juste car « l’homo-sapiens-nécessiteux-de-bouffe » est devenu entre temps un automobiliste pressé… vous imaginez ce que cela représente ?

 

Il est bon de rire mais restons fidèles à notre thème du moment !

 

 Si on accepte le fait que l’homme est victime de ses sentiments autant que de son besoin de se nourrir, nous allons pouvoir accéder à de grandes choses ensemble, dès tout de suite !

 

On soupçonne à peine le pouvoir imaginatif d’un spectateur : il est capable de croire à des choses totalement hallucinantes ! Il peut  « entrer » littéralement dans une suggestion, comme s’il y était !

Petit exemple (vécu !) :

On met une pièce de monnaie dans la main du spectateur. Celui-ci doit fermer la main, c’est ce qu’on lui demande, bordel ! Il s’exécute. On lui dit alors qu’on va faire voyager une autre pièce de différente valeur, différente couleur et de taille différente dans sa main. Il voit clairement cette seconde pièce en question. On lui dit de ne surtout pas ouvrir la main et on lui explique que pourtant la transposition va s’opérer. Dès cet instant particulier qu’on vient de créer, on peut effectuer un échange de pièce pourri ( !) digne du pire débutant-moyen-en-magie-qui-se-la-pète-grave-et-qui-ne-doute-de-rien (comme tous ces nuls en herbe qui en arrivent au point de se croire la nouvelle-merveille-de-l’univers-en-général-et-en-pièces-en-particulier) !

Pour résumer : notre échange peut se voir, s’entendre surtout et le reste du monde peut nous voir à une seconde de pondre un œuf tant notre naturel en a pris un sérieux coup : pas de problème ! Le spectateur qui se concentre depuis quelques secondes pour ne pas ouvrir sa main, ne verrait même plus un homme malveillant lui ôter son pantalon, son slip, bref ce que vous voulez ! Sa mission est de ne pas ouvrir sa main. Il est focalisé là-dessus. RIEN ne peut l’en détourner. Intéressant, non ?

 

Ce mini exposé peut être déterminant pour vous.

Soit vous comprenez l’idée générale et vous êtes satisfaits.

Soit vous vous demandez jusqu’où ce concept fou peut aller et vous voulez en savoir plus…

A vous de voir !

 

Bises à tous mes lecteurs en tous cas.

 

Amitiés

 

Dominique Duvivier


Nov 12 2012

Mon carnet noir

Il y a quelques mois de ça, Julien Hermant est intervenu sur ce blog en disant : « Je viens de regarder le spectacle « Intimiste » pour la énième fois et je me suis demandé comment est-ce que vous organisiez votre carnet de notes. Qu’est-ce que vous y notez principalement ? ».

Comme il n’est pas le premier à me poser la question, je me suis dit qu’une réponse collective sur mon blog en intéresserait quelques-uns…

Depuis des décennies, j’écris dans mon carnet noir. J’en ai des centaines : des dizaines noircis de mon écriture et des dizaines immaculés qui m’attendent patiemment. J’ai fait en sorte qu’il m’en reste suffisamment pour terminer ma vie sans souci d’en manquer (comme pour les cartes Jerry’s Nugget). Il faut savoir que, de la même façon que pour mes chemises et mes pantalons, je suis attaché à un seul modèle très précis : j’aime avoir rigoureusement toujours le même support pour coucher sur le papier mes idées, mes listes, mes pense-bêtes… Je possède ce modèle de carnet depuis la fin des années 60, lorsque mon grand-père m’en fit le cadeau. J’aime le grammage et la couleur de son papier, son odeur (que je ressens comme un parfum spécial), ses petits carreaux, son élastique bien ajusté et sa belle couverture noire et brillante. Mon stylo fétiche (un Mont Blanc qui trône sur mon bureau) s’exprime délicatement sur ces carnets et se délecte des mots qu’il y dessine (il me l’a dit, c’est comme cela que je le sais) !

Mes carnets ont toujours beaucoup attisé la curiosité de mes confrères. Lorsque je suis en pleine session de magie avec eux, que je l’ouvre, que je le regarde furtivement en enchaînant immédiatement une heure de magie, il ne faut pas attendre longtemps avant que quelqu’un se lance : « Mais qu’est-ce que tu écris dans tes carnets ?? ». Lorsque j’avais une vingtaine d’années, Freddy Fah (encore lui) fut l’un des premiers à craquer : après plusieurs heures de magie sans m’arrêter et seulement quelques coups d’œil rapides dans mon carnet, il finit par me demander ce que je pouvais bien y lire ! Pourtant bien malheureux celui qui voudrait y puiser quelque secret ! Outre mon écriture assez illisible, ces carnets ne comportent même pas de routines complètes : ce sont souvent de simples noms que je donne à des tours, de principes… Ils sont mon pense-bête, mon « pense-moi » comme je dis dans certains de mes spectacles où ces carnets font partie de ma mise en scène. Personne n’a jamais l’air de me croire lorsque je dis qu’en lisant le simple titre d’un tour, je peux le refaire. Je sais que cela peut paraître fou, mais pourtant c’est vrai. Il faut croire que je suis un peu fou… ou juste très passionné ?! J’ai comme ça des listes et des listes de mots, de titres, d’idées qui, lorsque je les relis, provoquent une sorte de déclic qui me donne accès à mon « disque dur magique » pourrait-on dire. Parfois j’écris aussi les déroulés de mes spectacles (j’en ai toujours plusieurs en route), ou d’une soirée magique qui s’annonce avec des confrères, ou de mes conférences, etc. Et puis parfois encore j’aime y noter des idées de tours, de scénarios ou de mises en scène qui me viennent au débotté. Ces carnets sont ma mémoire littéralement et j’en ai toujours un sur moi au cas où ! De toute façon, je suis un malade du « cas où ». Mon sac, que je trimbale partout, est une vraie usine à gaz : il y a de quoi soutenir un siège magique au pied levé ! J’aime avoir tout ce qu’il faut à portée de main… et à portée de mémoire !

Voilà, vous savez tout… ou presque !


Nov 05 2012

Podcast « Et si c’était vrai ? » : émission n°8

Chers amis,

Et voici maintenant la 8ème émission de mon podcast !

Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au podcast directement par son RSS mais également sur iTunes : les personnes possédant des iPhones, iPod ou iPad peuvent donc s’abonner directement (et gratuitement) sur la plateforme d’Apple et disposeront ainsi automatiquement des prochains numéros.

C’est le moment de mettre le volume et… en route !

Pour écouter le podcast sur Itunes, cliquez ici !

Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Bonne écoute à tous

Dominique DUVIVIER

 

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Oct 29 2012

Le poulet rôti

SOPHIE, l’esthète du poulet rôti

Oui, ça n’a pas l’air, mais le poulet rôti est une espèce d’institution pour moi et quelques proches !
Dans la mesure des possibles (la vie d’artiste possède ses aléas), je déguste rituellement un poulet rôti chaque semaine. Il doit être préparé par Sophie, qui est une esthète du poulet rôti. Elle sait tout dessus. J’aime que la chair ne soit pas trop cuite, mais que la peau craque bien sous les dents. Hum, la peau !! Celle-ci doit être bien dorée, car l’aspect visuel AUSSI est important. J’aime le blanc, l’aile, le pilon et la cuisse… J’aime le poulet rôti quoi ! Et le kif absolu, c’est le tout avec un « plateau repas » devant un film. Ah j’oubliais, il faut que le poulet soit nourri au grain, évidemment. Sophie a une technique incomparable pour sortir la quintessence du poulet, à un point qui me fait frémir d’envie, rien que d’en parler ! Le poulet ne doit pas être gras (pour faire plaisir à Cavaflar) : il doit être joufflu et heureux de se trouver dans mon assiette. Je crois que Sophie doit parler au poulet pour le mettre en condition, c’est obligé !!!
FIN


Oct 26 2012

Le Clou


Oct 26 2012

Séance dédicace : mercredi 31 octobre 2012

Séance dédicace le mercredi 31 Octobre 2012 à la boutique Mayette de 16h30 à 19h

Vente en avant-première

  • La Mallette Goshman/Duvivier
  • Le coffret double DVD : « Melting Pot »
  • Le Clou (Perthuis/Duvivier)

Remises exceptionnelles sur une sélection de produits Duvivier

 

Dominique Duvivier sera présent pour vous rencontrer, vous présenter ses nouveautés et vous les dédicacer !

 

Mayette Magie Moderne – BOUTIQUE DE MAGIE

8, rue des Carmes – 75005 PARIS – Tél : 01 43 54 13 63