Oct 26 2015

Mes films cultes : « Les producteurs »

Comme à l’accoutumée, voici pour commencer le petit « topo » que l’on trouve sur le net.. et je viens vous parler de ce film merveilleux ensuite !

Les Producteurs de Mel Brooks 2

Les Producteurs (The Producers) est un film américain réalisé par Mel Brooks, sorti sur les écrans en 1968.
Synopsis : Max Bialystock (joué par Zero Mostel) vit fort mal sa déchéance de producteur ruiné. Leo Bloom (joué par Gene Wilder), chargé de vérifier ses comptes, est de ce fait fort mal accueilli. Pourtant, le jeune homme amadoue son aîné en lui faisant remarquer qu’il y aurait de l’argent à gagner en montant une très mauvaise pièce qui, prétendument onéreuse, ferait un four à Broadway. Le titre de l’opérette que les deux acolytes décident de monter est déjà tout un programme : «Printemps pour Hitler». La mise en scène est confiée à un incompétent et le rôle de Hitler à un drogué. La première, qui réunit toutes les sommités du show-biz, se passe, dans les premières minutes, comme prévu. Mais ce qui devait n’être qu’un flop connaît un immense succès…
• Les Producteurs est le film qui a révélé au grand public les talents comiques de Gene Wilder, après un petit rôle dans « Bonnie and Clyde » d’Arthur Penn. Par la suite l’acteur retrouva Mel Brooks pour « Frankenstein Junior » et « Le Shérif est en prison ».
• Il s’agit du premier film de Mel Brooks en tant que réalisateur. Cette comédie obtint très vite un énorme succès. Il remporta notamment l’Oscar du meilleur scénario et permit à Gene Wilder de gagner l’Oscar du meilleur second rôle. Le film a également remporté douze Tony Awards (l’équivalent américain des Molière).
• A sa sortie, le film fut interdit en Allemagne, pour avoir tourné en dérision la figure d’Hitler. Jusqu’au jour où il fut présenté dans un festival consacré aux réalisateurs juifs.

 

Gene Wilder Zero Mostel

Voyez les expressions des deux acteurs principaux. Enorme !!!

Tout le film, mais surtout les premières trente minutes sont à hurler de rire… Quand on comprend que Zero Mostel est un escroc qui veut profiter des opportunités que lui propose Gene Wilder, sans qu’il en soit conscient lui-même, la série de quiproquos qui s’ensuit est digne des meilleures situations de cinéma/théâtre depuis plus de 100 ans !!! Un film hors normes, un film délirant, complètement fou. Tout ce que j’adore. Et si vous voulez savoir d’où vient en partie mon sens de la dérision, vous allez mieux comprendre ! Mel Brooks est un génie. Je me regarde ce film tous les deux ans à peu près. J’ai un besoin presque viscéral de voir Zero Mostel lorsqu’il incendie Gene Wilder et de voir comment celui-ci réagit… avec son fameux « poupou bleu », je ne vous dis que ça !!!
Et dans les bonus, j’ai appris des trucs dingues : il a fallu pas moins de trois années à Mel Brooks pour monter ce film et il a dû surmonter des millions de difficultés assez hallucinantes pour se faire une place au soleil… La critique l’assassinait, puis un rebondissement incroyable a propulsé le film en haut de l’affiche : c’est Peter Sellers qui a craqué pour ce film alors qu’il l’a découvert par hasard, à la place d’un autre film dans une salle privée !!! Bref, n’oubliez pas d’aller voir les bonus (64mn)…

 

Bon visionnage, bande de petits veinards !!

Zero Mostel


Oct 19 2015

Ouketi Ouketi sur France Bleu, 107.1

Double FondEn ce moment nous prenons tous notre pied au Double Fond : l’intégralité de l’équipe participe au spectacle « Ouketi Ouketi » pour lequel seulement 6 représentations sont prévues ! Nous partageons des instants extraordinaires tous ensemble.

Cerise sur le gâteau, les réservations font un carton et les journalistes nous font de super retours.

Aujourd’hui je vous donne à écouter la magnifique intervention radio de Robin Grimaldi passée la semaine dernière sur France Bleu. Il aime, il le dit et il le dit bien. Son amitié, son enthousiasme et sa fidélité nous touchent. A l’image de ce public merveilleux qui nous attendait par exemple vendredi dernier ! Que de joyaux inestimables…

Cliquez ci-dessous sur « Play in a new window » pour écouter ce beau passage radio !

Amitiés

Dominique Duvivier

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Oct 12 2015

Force ou faiblesse ?

Dans ma très regrettée revue de ciné « BRAZIL » (elle n’existe donc malheureusement plus), le début d’une interview de Nicolas Winding Refn avait retenu mon attention. Et pour cause, c’est tout à fait le discours que je tiens : faites une force de vos faiblesses !

(pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un réalisateur danois qui a notamment réalisé le célèbre film « Drive »)

 

Nicolas Winding Refn
J’ai appris, il y a peu, que vous étiez pourvu d’un handicap étonnant pour un cinéaste : vous êtes daltonien…

  • … Je ne vois effectivement pas les couleurs intermédiaires. Mon cerveau n’arrive pas à les analyser…

Est-ce que c’est un avantage ou un défaut pour ce métier ?

  • J’ai toujours pensé qu’il fallait utiliser ce genre de défaut pour les tourner à son avantage. En plus d’être daltonien, je suis dyslexique. L’humain n’est pas parfait, il est donc normal de transformer ces faiblesses en points forts. C’est non seulement le meilleur moyen de devenir fort, mais aussi de savoir ce pour quoi on est fait.

Extraordinaire, non ?


Oct 05 2015

MAGIPHAGEUH N°47 : Toujours connecté

DMC-FZ8 - 0116Rester toujours connecté à tout pour pouvoir faire de la magie, sa magie. S’y donner corps et âme. Se laisser emporter. Se battre sang et eau jusqu’au bout. Ne penser qu’à ça. Pour moi c’est une condition sine qua non.

Pas très politiquement correct dans ce monde d’aujourd’hui habitué au dilettantisme. Et pas très politiquement correct non plus vis-à-vis de votre partenaire de vie (homme ou femme) qui voudrait bien que votre passion soit plutôt tournée vers… lui !

Pourtant, à mon sens, pour que vos tours ne restent pas de simples tours justement, mais soient vécus comme des petits miracles par vos spectateurs, alors il faut vous donner. Entièrement. Sans peur. Sans compter votre temps. Sans calcul. Cet abandon est certainement la clé pour que vous deveniez un artiste, un vrai. Pas un simple montreur de trucs sympas et amusants. C’est bien parce que, dans votre vie, RIEN n’est plus important que la magie, que peut-être les spectateurs ressentiront quelque chose de différent avec vous… Cette magie dont je vous parle, c’est celle par exemple d’Albert Goshman, de Fred Kaps, de Tommy Wonder… Ces mecs-là incarnaient la magie. Ils vous envoûtaient. Avec eux vous étiez ailleurs. Ils étaient la magie. Toutes leurs vies étaient consacrées à la magie ! Mais je parle aussi d’un sacerdoce abominable : une passion qui vous dévore dans votre sommeil, dans vos journées, tout le temps… Une passion qui vous éloigne parfois (souvent) des personnes qui ne sont pas comme vous et qui ne vous comprennent pas. Un feu qui vous consume. Mais cette passion vous rend fou de bonheur. Vous rend VIVANT. Vous êtes toujours heureux de la servir, de la faire grandir. Heureux d’y penser… de ne penser qu’à elle ! On me demande souvent comment je fais pour inventer des tours, mes personnages, mes spectacles… Vous avez la réponse !


Sep 28 2015

La qualité

Voici encore une nouvelle piste pour progresser ensemble :

« La qualité est un combat d’avenir »

Slogan publicitaire qu’on pourrait utiliser comme une devise pour créer et avancer en magie. Mais qu’est-ce que la qualité en fait ? Voici une bonne question que je suis content de m’être posé ! La notion de qualité est fluctuante selon les gens, les cultures, les envies de l’instant… La vraie qualité, pour moi, c’est vouloir se donner vraiment, sans retenir quoi que ce soit et c’est avoir bossé comme un dingue pour donner ce qu’on a de meilleur, honnêtement. La qualité c’est donc avant tout de la sincérité. La vraie. Ce n’est pas donner des trucs parce que c’est la mode ou parce qu’on a l’habitude de faire comme ci ou comme ça. C’est donner des choses profondes de soi et qui ont du sens pour sa vie propre. Voilà la plus grande des qualités !

Dominique_DUVIVIER


Sep 21 2015

LE TRAVAIL DU MAGICIEN

Le rôle d’un magicien est de ne pas permettre au spectateur d’avoir une quelconque piste d’explication quant au fonctionnement du tour… Son but doit donc être non pas de montrer son habileté, mais de faire voyager le spectateur de telle sorte que la magie opère. Et pour cela, il n’y a qu’une seule voie : celle de se comporter non pas comme un agile « montreur de tours », mais comme un véritable artiste complet, qui dépasse l’aspect technique (maîtriser les techniques de magie n’est que le minimum requis) pour donner toute son importance au scénario de sa prestation, à son fil rouge, mais aussi à son jeu d’acteur etc.

Dominique_DuvivierOr il est plus facile de réaliser des prouesses techniques que de créer des climats, avec un jeu réel de comédie. Il y a donc chez les magiciens toute cette petite guerre interne qui oppose les « magiciens-jongleurs » (que je respecte tout à fait par ailleurs) et les artistes qui utilisent également des techniques de pointe, mais sans le faire sentir. Le jongleur démontre sa force grâce à sa capacité de réaliser des mouvements difficiles, tandis que le magicien/artiste montre, que sans rien faire du tout ou presque, la magie existe bel et bien. C’est un débat classique, mais tellement crucial à mes yeux !

 

Je travaille donc de toute mon âme pour que mes routines soient aussi incompréhensibles que magiques. Quand j’imagine un tour, c’est mon obsession et tous les moyens sont bons pour y parvenir. C’est une tâche « besogneuse » certes, mais merveilleusement ludique ! Il y a trois phases de travail :

  1. Travailler les tours et les enchaînements techniques
  2. Travailler tout ce qui n’est pas de la technique magique pure : texte, histoire, gestuelle, regards, personnage…
  3. Travailler devant un vrai public

Pour que le spectateur puisse se laisser aller et que le sentiment de « magie » existe, il faut construire des routines qui ne laissent rien voir (dans le sens qu’il n’y ait pas de mouvements suspects ou mal faits), que l’entendement soit bousculé (dans le sens qu’aucun raisonnement ne puisse tenir la route bien longtemps quand le spectateur essaie de comprendre « comment ça marche »), et pour terminer qui ne laissent rien supposer (dans le sens que même un magicien ne puisse penser que nous avons dû faire ceci ou bien cela pour arriver à nos fins).

En résumé un mouvement de magie idéal ne doit pas :

  • se voir,
  • se sentir,
  • se supposer.

La formule que j’utilise souvent est : « rien voir, rien comprendre, rien supposer ». C’est toujours dans cette optique que j’invente un tour. Je ne prétends pas obtenir à chaque fois cette situation, mais je tente de m’en rapprocher le plus possible…

« Rien voir » car il faut que lorsqu’un spectateur (profane ou initié) voit le tour, il ne perçoive pas de technique mal réalisée qui pourrait ainsi associer le tour à un « secret de polichinelle »… On ne verra donc rien qui pourra donner, à première vue, de clés pour comprendre ce qui se déroule. Une des clés de ce point déterminant, est d’utiliser des techniques les plus naturelles possibles (par exemple le tilt move, l’éventail, le spread cull, le riffle classificateur… pour n’en citer que quelques unes). Et si nous utilisons des techniques a priori moins naturelles (comme un Elmsley en tenant les cartes sur le bout des doigts, certaines levées multiples, empalmages, le Flustration Count… et bien d’autres), il faut les « digérer » suffisamment d’un point de vue corporel pour qu’elles le paraissent. Il faut approfondir le travail de ces techniques, qui sont encore plus exigeantes que les autres, pour intégrer leur rythme particulier au reste de notre rythmique gestuelle. Il y a un vrai travail de fluidification de nos actions. Dernier conseil par rapport à ce point : quand on n’aime pas une technique, il sera difficile de lui donner un aspect naturel. C’est tout bête, mais il y a des mouvements magiques qui, de toute façon, collent plus ou moins bien à notre rythmique personnelle.

 

« Rien comprendre » est une extension du concept précédent. En voyant le tour, on ne comprendra pas comment il a pu fonctionner. L’économie de gestes et d’actions y est souvent pour beaucoup.

 

Et enfin ne « rien supposer » est la chose la plus difficile à obtenir car, pour un magicien d’un niveau certain, le fait de remonter le tour par la fin lui amènera souvent la solution de la méthode utilisée. Mais si les moyens mis en œuvre sont suffisamment déroutants, même le magicien chevronné ne pourra en comprendre le processus.

Pour y parvenir, une des techniques les plus efficaces que j’utilise est de fabriquer plus de sept temps d’avance dans mes effets magiques… Ainsi ma routine sera orchestrée de façon tellement exponentielle dans sa démarche qu’il sera très vite impossible de deviner quoi que ce soit de son fonctionnement interne.

 

Soit dit en passant c’est tout cela qui explique pourquoi il est si difficile de jauger le niveau d’un magicien. En effet c’est souvent très aléatoire, car on peut comprendre des choses apparemment simples, sans savoir analyser leur complexité sous-jacente. Dans l’idéal il faudrait donc juger un magicien en considérant ses aptitudes générales… Enfin bon, c’est un peu un autre sujet…

 

Vous l’avez compris, je suis un amoureux des spectacles bien faits, un véritable enfant qui regarde et ressent ce qui se déroule « de l’intérieur ». Je suis un spectateur boulimique et j’adore me faire embarquer dans un monde différent du mien. Comme en musique ou au cinéma, il m’est indispensable de pouvoir m’extraire de ce que je sais pour goûter le bon repas d’un confrère, si je puis dire ! J’aime tant les bons artistes… Bloom me fait toujours rire comme au premier jour tant ses registres comiques sont étendus. Sinon des magiciens comme Ricky Jay, David Williamson ou Tom Mullica, avec leur humour à froid, sont des mecs avec qui j’oublie totalement que je suis magicien. Et il y en a plein d’autres ! C’est le pied…

Il m’arrive de décortiquer un tour que j’ai vu pour en comprendre les rouages, mais je ne cherche pas à savoir absolument tout sur tout, car je sais que c’est impossible… Depuis que j’ai compris ça, je ne m’en porte que mieux. Certains tours restent des mystères pour moi et c’est tant mieux. Je n’ai pas besoin de ce genre de nourriture pour me sentir bien dans mes baskets. Bien sûr, si un tour me hante, je chercherai comment il fonctionne. C’est clair. Je trouverai, ou bien je demanderai à l’auteur de m’en donner la solution, ou bien j’en chercherai une version personnelle. Mais il m’arrive bien souvent d’être transporté par un tour, sans rechercher son modus operandi !


Sep 14 2015

Conférence à Liège

Samedi matin de très bonne heure… la bonne humeur règne dans le staff car nous allons à Liège pour faire une conférence exceptionnelle.

Je rappelle aux taquins que je n’ai jamais dit que je ne ferais plus de conférences, mais que je ne ferais plus de nouvelle conférence filmée et vendue en DVD. Cela ne m’empêche pas de faire des conférences, même si c’est très rare puisque je n’aime vraiment pas voyager !

Et, soit dit en passant, pour faire plaisir aux organisateurs qui avaient mis les petits plats dans les grands, j’ai vendu avant-hier à Liège « La carte caméléon » (en qualité Bicycle) pour la première fois et en exclusivité pour l’occasion. Le produit sortira en mars 2016  pour tout le monde.

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Première collation dans le Thalys. Ils nous bichonnent ces Thalissiens !!!

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Arrivés à l’heure et accueillis comme des rock stars par le staff belge. Très agréable !

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Un des membres de « L’Ecole de l’illusion » qui nous a reçus, a passé sa nuit pour confectionner une sculpture en ballons à notre effigie. Quel beau cadeau… et quel talent !

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Une magnifique infrastructure technique avait été mise en place par le staff pour l’occasion, attendant plus de 70 personnes. Nous voyons sur la photo tous ceux qui sont venus nous accueillir à la gare tout à l’heure… Une bien belle équipe, soudée, passionnée, joyeuse et attentionnée.

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Déjeuner dans une super pizzeria. Pierre, le directeur de l’Ecole, nous raconte ses exploits dans plein de domaines avant qu’on se lance dans la journée marathon… Un amour d’homme ce Pierre !

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La conférence vient de commencer … un public super réceptif nous attend.

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Nous racontons comment nous avons bâti notre duo qui fonctionne si bien…

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En pleine explication de la routine des gobelets. Et nous parlons de mise en scène, de jeu de comédie, des façons d’utiliser la magie dans les diverses conditions professionnelles…

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Un écran géant permet de suivre en direct les moments pointus de la conférence…

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Ma fille partage plusieurs de ses créations. Le père est fier !

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Nous terminons notre conférence de plus de 3 heures avec une standing ovation qui nous fait très chaud au cœur…

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Le retour, épuisés mais ravis (Sophie à mon côté) de cette journée super cool passée auprès de gens adorables. Les Belges sont des gens géniaux !!!

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Sep 07 2015

Podcast « Et si c’était vrai ? » : émission n°24

Dominique-DuvivierChers amis,

Voici la 24ème émission de mon podcast, enregistrée en octobre 2013 avec Lionel dit « Le Marquis » et moi-même. Il a su me « cuisiner » comme à son habitude et m’a fait sortir des trucs sur la création qui pourront certainement servir à ceux qui ont des soucis à ce niveau-là par moments…

Installez-vous comme d’habitude, confortablement.

Bonne lecture audio !

Pour écouter le podcast sur Itunes, cliquez ici !

Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Dominique Duvivier

PS : Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au podcast directement par son RSS mais également sur iTunes : les personnes possédant des iPhones, iPod ou iPad peuvent donc s’abonner directement (et gratuitement) sur la plateforme d’Apple et disposeront ainsi automatiquement des prochains numéros.

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Août 31 2015

Ricky Jay

Sur un joli site de magie qui s’appelait « Esprit Presti » (le site n’existe malheureusement plus), j’avais écrit l’article suivant. J’espère que cela vous plaira. Ricky Jay… c’est mon dieu !!!

Jay


Août 24 2015

J’aurai donc vu la fin…

Dominique Duvivier

J’aurai donc vu la fin…

-des cartes à jouer et des tours de magie américains impossibles à se procurer en France !

-des stars de la magie comme Tommy Wonder, Fred Kaps, Richard Ross…

-de ma maman qui me manque tant et que je ne pouvais imaginer sans vie !

-de la misère que j’ai vécue jeune, puis jeune marié.

-de mes engouements pour les choses futiles et la fin de mes envies inassouvies.

-du carcan des « seuls trois effets possibles en magie » : apparition, disparition, transformation.

-du téléphone dans les cafés pour appeler d’urgence quelqu’un !

-du temps où j’étais accro au tabac en fumant plusieurs paquets par jour.

-de la DS23 Pallas, le dernier modèle de voiture française qui me faisait kiffer grave.

-d’avoir dépassé les 50 ans, ce que je ne pouvais imaginer, lorsque j’avais 20 ans !

-de mes préjugés et mes peurs maladives.

-des cassettes VHS

-de la pipe d’Ernest Pancrazi (mon mentor) et de lui qui tire dessus avec son sourire en coin !

-du magicien Freddy Fah qui « emmerde la terre entière, mon cher ami ! » (sa phrase fétiche)

-de la confrérie de magiciens « Les fruits d’or » que je croyais perpétuelle quand j’y suis entré !

-des secrets de polichinelle

-des faux amis

-du Coca Cola et du Canada Dry qui étaient mes boissons préférées ! Maintenant… c’est thé sans sucre, mais j’en suis ravi !

-de mes premières prestations magiques dans les boîtes de nuit pour exprimer ce que je voulais… Dur.

-de dépenser TOUT mon argent de poche à la boutique Mayette avec ma maman !

-du « Steak frites » en toutes circonstances ! Je ne mangeais QUE ça. Un chieur !

-de l’usage des cartes Michelin pour aller d’un point à un autre !

-des pains de glace dans la lessiveuse pour rafraîchir les boissons !

-des championnats du monde de lancer de crachat, à Deauville avec les copains !

-de pouvoir tuer 3 mouches d’un coup  d’élastique contre le mur !

-du lait grenadine que j’aimais tant dans mes jeunes années !

-de Coluche qui semblait pourtant invincible !

-de croire que la technique est ce qu’il y a de mieux pour faire de la magie !

 

 

(inspiré d’une chronique de Patrick Besson parue dans Le Point le 29/08/2013)