Juin 16 2014

J’aime la nuit…

LA vie d’artiste ou MA vie d’artiste ? A vous de choisir après la lecture de ce qui suit !

J’ai toujours été le genre à dormir le matin et travailler la nuit. Déjà tout môme, avec ma maman, nous attendions que mon père s’endorme (comme une masse) et nous, nous lisions des heures à proximité de voix.

« Tu lis quoi ?

-Tintin en Amérique !

– Et toi ?

– Je suis dans mon roman. »

Nous ne nous endormions pas avant 1 heure du matin, alors que j’allais à l’école à 8h30… Autant dire que le réveil était difficile. Je n’avais qu’une envie : continuer de dormir ! Mais le soir impossible de fermer l’œil…

Une fois adulte la chose a empiré. Il est bien rare que je me couche avant 6/7 heures du matin chaque jour/nuit ! De l’âge de 20 ans jusque 55 ans, j’ai dormi 4 heures en moyenne par nuit… Pas une marmotte, le gars ! Par contre, depuis mes soucis de cœur (infarctus, œdème pulmonaire, stents, quadruple pontage) en 2005 je dors plutôt dans les 7 heures de moyenne, voire 8 heures en plusieurs intermèdes. « Tu rattrapes ! » me disent les amours de ma vie (ma fille Alexandra, et mes douces Sophie, Marie-Christine, Adeline), alors que je vois bien que je vieillis, c’est tout ! Sinon je n’aurais pas besoin de dormir autant… Il faut dire que pour moi, dormir, c’est un peu une perte de temps, comme manger (quoique !) et beaucoup d’autres choses. Ce qui n’est vraiment pas perdre du temps, c’est de faire de la magie sous toutes les formes : créer des tours, monter des spectacles, mettre au point des concepts pour Le Double Fond ou la boutique Mayette…

nuit nuagesEnfin bref, pour en revenir au sujet précis qui nous occupe : oui, j’aime passionnément la nuit ! Tout est mieux, la nuit. La masse des gens « normaux » dorment en principe. Donc, dans ce monde en sommeil, j’ai toujours senti que les ondes étaient plus calmes pour créer, pour explorer de nouvelles pistes de jeux (magiques pour moi en l’occurrence !!), pour réfléchir, pour imaginer…  Je ne parle pas seulement du calme qui s’entend avec les oreilles, mais aussi de celui que l’on ressent dans l’âme… D’ailleurs la nuit est plus propice aux échanges : les gens ont toujours plus de temps à se consacrer mutuellement. Les dîners entre amis la nuit sont plus productifs que les déjeuners qui sont toujours plus précipités. J’aime donner du temps au temps. M’inspirer du temps qui passe pour construire, avec les personnes qui m’entourent, une vraie relation, un vrai chemin… Et, au petit matin, repu d’aventures créatives en tous genres, je vais me coucher, avec une petite pensée affective pour ceux qui se lèvent… Lol. Je crois que le trafic de la vie qui reprend me berce… Ne serais-je pas un peu décalé ??!


Juin 09 2014

Passages TV dans « Les Grands du Rire » avec Yves Lecocq – mai 2014


Juin 02 2014

MAGIPHAGEUH N°40 : KEITH RICHARDS, SA VIE ET LA MIENNE…

Keith Richards, sa vie et la mienne…

Bon départ je trouve pour aborder ce nouveau volet de notre rubrique préférée (au fait on se demande bien laquelle on préfère tellement toutes sont des kifs !).

Keith RichardsLe livre de Keith s’intitule « Life » et je peux vous dire que si vous n’avez pas encore jeté votre dévolu sur la chose, je vous encourage à ne pas attendre un jour de plus pour vous procurer ce « Saint-Graal » ! Je vous mets à l’aise de suite, je ne suis pas un fan des Rolling Stones. Pas du tout même. Quand on est fan des Beatles comme moi et qu’on est de ma génération, c’est comme ça. C’est « fromage OU dessert », donc pas les Stones ET les Beatles. C’était pas jouable à cette époque bénie, les gars ! D’ailleurs, dans le même genre, à la place de l’expression « les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas », on disait même « Les Who et les Rolling Stones, ça se discute pas ». Lol. MAIS j’ai adoré le livre de Keith. Ce mec m’a donné l’impression d’exprimer toute ma vie d’artiste comme jamais je n’aurais réussi à l’exprimer. Pourtant nous n’avons pas du tout le même parcours, mais ce qu’il dit sur la musique, sa manière de l’écrire, de la vivre dans ses tripes, ce qu’il a sacrifié pour vivre de la musique avant de devenir célèbre, ressemble tellement à ce que je tente de vous exprimer depuis de longues années sur ce blog et ailleurs ! Naturellement, pour s’exprimer, on pense les choses par rapport à soi : on cherche à décrire ce qu’on aime et ce qu’on est… Pourtant, parfois, c’est quelqu’un d’autre, apparemment totalement étranger à votre petite vie, qui exprime mieux que vous-même VOTRE vie. Alors je vous le redis : achetez ce bouquin, vous allez prendre votre pied et, en plus, vous allez découvrir des bidules de dingue sur la vie du bonhomme, sur John Lennon, les Rolling Stones bien sûr et tant d’autres choses encore…


Mai 26 2014

Ali Bongo, mon ami

Purée, ça fait déjà 5 ans qu’il s’est fait la malle… Il me manque le Ali.

Voici une petite vidéo pour qu’il soit à nouveau un peu parmi nous : https://www.youtube.com/watch?v=o6VGm2Pnw6o

J’ai toujours été fasciné par ce bonhomme hors norme…

Un « anti-technicien » complet qui a passé une partie de sa vie à prouver qu’une bonne astuce vaut toujours mieux que n’importe quelle technique sophistiquée, que ce soit avec des cartes ou avec des objets !

Ali Bongo

J’ai rencontré une des premières fois Ali chez Bernard Andrei à Nice en 1974. Tiens, Bernard vient de le rejoindre là-haut d’ailleurs…

Nous avons passé quelques jours ensemble. Moi tout fier d’être à l’époque un cartomane « dans le vent », j’ai très vite dû ravaler mes ‘pseudoperformances’ tant les effets et les méthodes du « père Bongo » me clouaient sur place à chaque fois.

L’esprit de cet homme ne fonctionnait pas comme le commun des mortels.

N’importe quel expert de n’importe quel domaine magique est obligé de se faire duper par les créations du Maître Bongo.

Le « machiavélisme bongolien » se nichait partout…

Combien de fois sur les presque 40 ans que je l’ai côtoyé, il m’a bluffé avec une simple carte retrouvée dans des conditions impossibles ou bien une pièce qui disparaissait à vue, sans empalmage, ni lapping, ni sleeving : rien du tout… apparemment !

La liste serait longue, tant la créativité d’Ali était sans bornes.

Chaque année, j’ai vu Ali Bongo nous pondre une petite dizaine de nouveautés toutes plus variées et plus intelligentes les unes que les autres.

Et je ne parle là que de ses tours ou de ses « finesses » apportées sur des « effets standards » comme on dit, parce que si, en plus, on entre dans le monde burlesque d’Ali… la liste cette fois n’en finirait pas ! Ses « Pompons Pompeux » était un de ses plus célèbres numéros mais c’en est un parmi des centaines d’autres… En voici une vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=lnkY4UYEqcU

Tout était humour dans sa magie. Tout était en décalage.

La seule magie qui l’ennuyait était la magie sans âme, sans scénario…

Sinon tout effet le faisait pétiller, sourire, le rendait heureux !

Il m’a tant appris…

Curieux de tout, de toutes les magies, de toutes les cultures, Ali était un tel érudit et dans tellement de domaines différents que c’était à donner le vertige !

Petite anecdote cocasse sur le sujet :

Grand amateur par exemple de fromages anglais, il a su nous démontrer (à Claude Rix et moi notamment) que la richesse des fromages anglo-saxons était supérieure à celle des fromages français… Avouez que le challenge semblait perdu d’avance face à nous qui sommes les meilleurs du monde dans le sujet, non ? Eh bien des centaines de fromages différents pourtant ont afflué sur nos tables et force est de constater que les variétés anglaises et écossaises sont tout aussi riches que les nôtres… du moins nous avons senti sur ce thème qu’Ali était assez intraitable !

En écrivant ces lignes, je n’arrive pas à mesurer le vide qu’il a creusé en moi en disparaissant pour de bon. J’ai du mal à réaliser. L’accepter ? C’est impossible !

Gaetan Bloom Dominique Duvivier Ali Bongo Claude Rix

Encore un mois avant sa mort, nous avons passé du temps ensemble et il pétillait tellement, comme à son habitude !

Et puis…

Je préfère le revoir dans ma mémoire au « Fruit d’Or »*, comme chaque année au mois d’août à cette époque, quand il nous chantait, à la fin du repas l’intégralité de « Les Chevaliers de la table Ronde ». Et il chantait tout de mémoire et dans un français parfait.

Chevaliers de la table ronde,

Goûtons voir si le vin est bon;

 Goûtons voir, oui, oui, oui,

 Goûtons voir, non, non, non,

 Goûtons voir si le vin est bon.

 J’en boirai cinq à six bouteilles

 Avec une femme sur mes genoux ;

 Avec une femme, oui, oui, oui,

 Avec une femme, non, non, non,

 Avec une femme sur mes genoux.

 Et si le tonneau se débonde,

 J’en boirai jusqu’à mon plaisir ;

 J’en boirai, oui, oui, oui,

 J’en boirai, non, non, non,

 J’en boirai jusqu’à mon plaisir.

 Et s’il en reste quelques gouttes,

 Ce sera pour nous rafraîchir ;

 Ce sera, oui, oui, oui…

 Mais voici qu’on frappe à la porte

 Je crois bien que c’est le mari ;

 Je crois bien, oui, oui, oui…

 Si c’est lui, que le diable l’emporte

 Car il vient troubler mon plaisir ;

 Car il vient, oui, oui, oui…

 Si je meurs, je veux qu’on m’enterre

 Dans une cave où y a du bon vin ;

 Dans une cave, oui, oui, oui,…

 Les deux pieds contre la muraille

 Et la tête sous le robinet ;

 Et la tête, oui, oui, oui…

 Et mes os, de cette manière

 Resteront, imbibés de vin ;

 Resteront, oui, oui, oui…

 Et les quatre plus grands ivrognes

 Porteront les quatre coins du drap ;

 Porteront, oui, oui, oui…

 Sur ma tombe, je veux qu’on inscrive

 Ici gît le roi des buveurs ;

 Ici gît, oui, oui, oui…

 La morale de cette histoire

 Est qu’il faut boire avant de mourir ;

 Est qu’il faut, oui, oui, oui…

Election au Fruit d'Or

*Le « Fruit d’Or » est une confrérie magique créée par Fred Kaps et Claude Rix il y a une petite quarantaine d’années et dont Ali Bongo était un des piliers. On y a vu notamment Tommy Wonder, Richard Ross, Guy Lammertyn, Léon Chapellier ou bien encore Franck Garcia et Jean Ludow… Et ces dernières années, on y voyait toujours : Sylvain Mirouf, Gaëtan Bloom, Alexandra et Dominique Duvivier, Francis Tabary, Devil, Pavel, Horace, les Blackfingers, Piet Forton, Quoc Tien Tran, Marc Paul, Antony Owen, Christopher, Jean Régil, Jean de Merry, Norbert Ferré, Bertran Lotth, Boris Wild… pour ne citer qu’eux !

Chaque année la confrérie se réunit pendant deux ou trois jours près de Reims dans le petit village de Montaneuf pour parler magie, faire de la magie, boire ensemble, inventer des tours de magie, manger ensemble, s’échanger des idées magiques, boire ensemble, manger, rire et surtout  boire un petit coup pour fêter le nouveau « Fruit d’Or » de l’année (le nouveau magicien élu par la confrérie) ! La cérémonie d’intronisation d’un nouveau membre procède de tout un rituel dont une « épreuve » assez originale puisqu’il s’agit pour le magicien « postulant » d’avaler un couteau en utilisant une méthode qui ne doit avoir jamais  été utilisée auparavant par tous les autres confrères du « Fruit d’Or ».


Mai 19 2014

Photos d’Albert Goshman

Albert Goshman, mon dieu en magie…

Voici quelques photos-souvenirs retrouvées dans mon grenier et que j’avais envie de partager avec vous.

Amitiés

Dominique Duvivier

 

La fameuse dédicace qui me servira de toile de fond pour mon spectacle « Intimiste II ».

Dedicace_Goshman_1985

Goshman en pleine action. Cela se passe à Vienne en 1976. Il est en grande forme comme toujours… Un souvenir indélébile. A droite sur la photo, c’est Marie-Christine, ma femme !

Albert-Goshman-1976_Vienne_avec_Marie-Christine_sur_scene

Là nous sommes dans les années 1984/85 à peu près… On est ensemble chez moi à Saint-Maur-Des-Fossés. Chez moi ! Pour moi tout seul !! Vous imaginez comment je suis content ???

1987 Rencontre a St Maur - 3 1987 Rencontre a St Maur - 4

1987 Rencontre a St Maur - 2

Et là c’est Albert lors de la conférence pour laquelle je l’avais engagé à Paris en 1986.

1986 Conference Goshman 6

Nous sommes en 1988 à la FISM à La Haye.

Albert, qui a toujours été un homme de bon goût, trouve ma fille charmante !

Elle a 15 ans. Elle est sur un petit nuage, c’est son premier congrès et ce sera l’occasion de sa révélation à la magie.

1988 FISM LaHaye

 

 

 


Mai 12 2014

Alexandra et Dominique Duvivier dans Les Grands du Rire – France 3 le 3 mai 2014


Mai 05 2014

Podcast « Et si c’était vrai ? » : émission n°16

Dominique-DuvivierChers amis,

Voici maintenant la 16ème émission de mon podcast, enregistrée en juin 2012 avec Lionel dit « Le Marquis » et moi-même.

Installez-vous comme d’habitude, confortablement.

Bonne écoute

Pour écouter le podcast sur Itunes, cliquez ici !

Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Dominique Duvivier

PS : Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au podcast directement par son RSS mais également sur iTunes : les personnes possédant des iPhones, iPod ou iPad peuvent donc s’abonner directement (et gratuitement) sur la plateforme d’Apple et disposeront ainsi automatiquement des prochains numéros.

 

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Avr 28 2014

Comment Neil Young peut devenir votre ami…

Neil YoungNeil Young est mon nouvel ami depuis que je lis avec assiduité son dernier livre « une autobiographie »… ça ne vous fait pas ça quand vous lisez un bon bouquin ? On est là à passer des heures et des heures avec l’auteur, on sympathise, on rêve ensemble et puis on se sent de plus en plus proche… Le temps d’une lecture, il devient comme votre meilleur pote, comme un membre proche de votre propre famille.

D’entrée de jeu Neil devient comme un frère, vous devenez son confident. Il se livre sans fard. Son bouquin est sans langue de bois. Il partage avec vous ses galères, ses joies et sa manière toute particulière de créer des morceaux de musique. Et sa manière de vivre les tournées qui le nourrit au point de n’envisager aucune autre vie que celle de continuer de tourner jusqu’au bout ! Un livre passionnant avec plein de nouvelles pistes pour raconter une histoire, son histoire. Un livre à lire au plus vite… tout en prenant bien votre temps pour le déguster !

 

                                             


Avr 21 2014

François Cluzet nous parle…

VIVEMENT DIMANCHE - SYLVIE VARTANL’autre jour (le 10 avril 2014), je suis allé à une avant-première du dernier film de Lisa Azuelos « Une rencontre » avec François Cluzet et Sophie Marceau… Au cours de la traditionnelle session de « questions/réponses » qui suivait la projection, François Cluzet a dit un truc super intéressant, en fait plusieurs trucs d’ailleurs… Mais j’en ai retenu un en particulier que j’ai eu envie de partager avec vous cette semaine. Son propos était le suivant :

« Aujourd’hui le mot « divertissement » évoque quelque chose de léger, à la limite de l’inutile. Il est associé aux notions de loisir et d’amusement, alors que le mot, à son origine, vient du latin « divertere » qui veut dire « Changer de voie ». Autrement dit, le divertissement, c’est la chance d’avoir accès à d’autres vies… ».

Pas génial ce que dit notre cher acteur/passionné ? On sent le mec qui a souffert qu’on puisse considérer le fait de divertir comme une occupation ordinaire, pas super louable, alors que se donner au public est une des plus belles choses de la vie ! Il me plaît cet homme. Pas vous ?

Divertir c’est donner de l’amour, de la santé, de la vie à autrui/l’autre/le spectateur ! Et c’est lui rappeler qu’il peut réinventer sa vie tous les jours…


Avr 14 2014

MAGIPHAGEUH N°39 : JE SUIS LE PARCOURS D’UN INCONNU

Je rentre d’une soirée que nous avons organisée pour une entreprise et je vous écris car je viens de prendre conscience d’un truc assez phénoménal. En soi, ce doit être quelque chose de plutôt banal, mais finalement, dans mon petit coin, emporté par le tourbillon de la vie, je n’avais jamais identifié ce qui suit…

Freres_RipolinEn regardant les yeux d’un spectateur qui était en train d’halluciner littéralement en regardant mes bêtises magiques, j’ai réalisé subitement que je faisais partie de cette grande chaîne humaine qui nous lie les uns aux autres… Vous savez, un peu comme « les frères Ripolin », cette publicité de mes jeunes années ! Nous sommes tous les dépositaires d’une petite flamme qui circule d’être humain en être humain…

Pour ma part, alors haut comme trois pommes devant le poste de télévision, j’ai été par exemple marqué à vie par cette émission où l’on voyait des mains en gros plan qui faisaient apparaître le mot PRESTO avec des cartes « Lexicon ». A l’époque je n’étais même pas encore capable d’écrire correctement mon nom sur un cahier de classe et pourtant, j’ai été fasciné par ces mains qui n’appartenaient à aucun corps et qui, en manipulant quelques cartes, créaient le miracle de former un mot… Ma vocation était née !

Et depuis la roue tourne. Tout à l’heure, au Double Fond, un spectateur est venu me parler : il avait été à son tour tellement fasciné par mes petits trucs de magicien passionné, qu’il était prêt à changer de cap dans sa vie. Il avait pourtant un métier parfait dans une société très en vue, mais j’ai vu ses yeux pétiller à nouveau… J’ai vu la flamme revivre en lui. Il ne touchait plus terre et moi, je me suis senti utile. Pas belle la vie ? Faire un métier et vivre d’une passion permettant d’ouvrir une voie à un inconnu, pour moi, c’est le bonheur absolu !