Fév 15 2016

Mes films cultes : « Soleil vert »

Soleil vertComme d’habitude dans cette rubrique, voici d’abord quelques infos qu’on peut trouver sur internet au sujet de ce film merveilleux, histoire de situer un peu les choses.

« Soleil vert » est un film américain d’anticipation réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1973 et inspiré du roman éponyme d’Harry Harrison. Les rôles principaux sont tenus par Charlton Heston (le détective Robert Thorn) et Edward G. Robinson (Sol Roth)
Synopsis : En 2022, les hommes ont épuisé les ressources naturelles. Seul le soleil vert, sorte de pastille, parvient à nourrir une population miséreuse qui ne sait pas comment créer de tels aliments. Omniprésente et terriblement répressive, la police assure l’ordre. Accompagné de son fidèle ami, un policier va découvrir, au péril de sa vie, l’effroyable réalité de cette société inhumaine.

Pendant très longtemps Charlton Heston a été un dieu pour moi. Un modèle. L’incarnation de la force, de la sagesse et de tous les clichés qu’on peut se rentrer dans le cœur quand on est jeune ! Comment incarner le héros de films comme « Ben Hur », « Les 10 Commandements » et… « Soleil Vert »… et n’être pas parfait ?? Je fus donc sous le charme de ce mec et de ses choix de films pendant une longue période de ma vie de jeune/moins jeune homme ! Un jour j‘ai compris que cet acteur était aussi un être humain véritable avec son lot de contradictions et qu’il avait… comment dire… des idées pas forcément super glop !!! La douche froide moi pour (comme on disait pour faire branché dans les années 80/90)… Mais revenons à ce qu’il incarne dans ce fameux film « Soleil Vert » qui m’a littéralement bouleversé et que, bien sûr, j’ai vu et revu des dizaines de fois ! Je ne sais pas trop analyser quel a été le déclencheur de mon émoi… Est-ce ce scénario d’anticipation absolument génial ? Est-ce ce sujet du manque de nourriture et autres éléments primordiaux abordé dans le film ? Etant né juste après la guerre où les vivres étaient encore rationnés, comme je le raconte souvent, il est vrai que ce genre de sujet a toujours été sensible pour moi. Ou bien est-ce tout simplement l’histoire de cette amitié magnifique entre ces deux monstres sacrés : l’immense acteur qu’était Edward G. Robinson (qui m’a marqué à vie avec « Le Kid de Cincinnati » comme je l’ai raconté ici : http://www.dominiqueduvivier.com/2010/08/30/le-kid-de-cincinnati/ ) et Charlton Heston ? Je ne saurais dire. Ce que je sais, en revanche, c’est que ce film a compté autant dans ma vie d’artiste, que dans ma vie d’homme tout court ! Si tant est qu’il y ait une différence d’ailleurs… Il y a notamment une scène déchirante de beauté sur la fin de vie de Sol (joué donc par Edward G. Robinson). J’ai appris sur le Net, en écrivant ce texte aujourd’hui, qu’il était sourd, malade et qu’il allait mourir vraiment quelques jours après la fin du film ! Je comprends mieux pourquoi cette fameuse scène m’a toujours fait quelque chose de fort à l’intérieur ! L’amitié entre les deux héros dans la vraie vie était d’ailleurs tellement sincère que Charlton Heston a déclaré un jour avoir pleuré réellement pendant le tournage (il était le seul à savoir sur le plateau que Robinson était vraiment en train de mourir d’un cancer)…
Je vous engage à découvrir ou redécouvrir ce film superbe, surtout quand on imagine qu’il a été tourné dans les années 70… Je vous préviens, il fait froid dans le dos, mais ça fait réfléchir. Vous allez vivre un truc de OUF en le visionnant !!! Je vous souhaite d’être marqué à jamais comme je l’ai été… Il est probable qu’après vous ne dégustiez plus de la même façon un simple steak ou une cuillère de confiture…
Thorn (joué par Charlton Heston) commençant à comprendre ce que les hommes d’en haut ont fait pour subsister…

Soleil vert 1

Intermède joyeux où le vieil homme va pouvoir prendre un peu de VRAIE confiture au fond de la cuillère… Je vous préviens, le film donne envie de ne pas gâcher, plus jamais, la moindre denrée comestible !

Soleil vert 2

Charlton Heston a compris trop de choses… on essaie de l’éliminer.

Soleil vert 3

Je vous laisse avec ce film, ces images, ces pensées… et vous me raconterez ! A très vite !


Fév 08 2016

MAGIPHAGEUH N°49 : une vie réussie

Dominique DUVIVIERSouvent un magicien poursuit avec la magie une sorte de réussite intérieure inconsciente dont le rêve s’est installé très tôt dans sa vie. Un parent, un spectacle, une émission de télé, une image furtive et voilà, la magie est entrée pour toujours dans sa vie… A ce propos voici une maxime d’un auteur célèbre :

« Une vie réussie, c’est des rêves d’enfant réalisés. » Lamartine

Rester un enfant quelque part jusqu’au bout de sa vie, permet de saisir au vol ce que le public attend de vous en tant qu’artiste : lui permettre de revivre la fraîcheur, la spontanéité et la sincérité d’une émotion d’enfant, sans avoir le sentiment d’en faire l’effort. Le public s’installe, se laisse bercer, se laisse aller à vous et il redevient l’enfant qui sommeillait en lui. Il goûte son plaisir et cela lui fait du bien. Le spectateur vous bénira littéralement de l’avoir touché au cœur et de l’avoir emmené dans cette dimension qu’il recherche vainement au quotidien, sans même sans apercevoir parfois !

C’est un devoir lourd de conséquences aussi, donc à nous d’apprendre à gérer le plus sérieusement du monde cette magie que l’on donne, que l’on distille dans les veines du spectateur avide ! N’oublions jamais, par exemple, que montrer sa dextérité n’a, en soi, aucun intérêt pour toucher l’âme de l’autre. Cela apporte juste un peu de plaisir, tout au plus. Et souvent ce plaisir-là reste très égocentrique. En tous les cas, jamais une démonstration de voltige magique à la « regarde-comme-je-suis-trop-balaise » ne transformera votre spectateur, ni ne sèmera cette petite graine de bonheur qui l’élèvera toute sa vie… La magie est ailleurs. La magie est au fond de nos propres rêves. Au fond de ce qu’il y a de mieux en nous. Ce n’est pas une affaire d’ego justement, car il ne s’agit pas de briller grâce à sa performance ! Non, au contraire, c’est une affaire de don de soi. C’est une sorte d’acte d’amour, dont il faut que notre ego s’extraie… Notre personne en reviendra grandie et toute nettoyée ! Et vous aurez peut-être changé le destin de quelqu’un… A méditer de toute urgence !


Fév 01 2016

Podcast « Et si c’était vrai ? » : émission n°28

Dominique-DuvivierChers amis,

Voici la 28ème émission de mon podcast, enregistrée en octobre 2013 avec Lionel dit « Le Marquis » et moi-même.

Installez-vous comme d’habitude, confortablement.

Bonne lecture audio !

Pour écouter le podcast sur Itunes, cliquez ici !

Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Dominique Duvivier

PS : Je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au podcast directement par son RSS mais également sur iTunes : les personnes possédant des iPhones, iPod ou iPad peuvent donc s’abonner directement (et gratuitement) sur la plateforme d’Apple et disposeront ainsi automatiquement des prochains numéros.

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Jan 25 2016

Salvador DALI

DaliDali Figueres

J’aime l’œuvre de Dali depuis que je suis tout môme. C’est bête, parce que, une fois adulte, j’ai commencé à lire des bouquins, à voir des reportages sur lui et ça m’a fait un peu déchanter. Depuis, j’ai un peu de mal à faire abstraction de tout ce que j’ai appris qu’il était en tant qu’homme, pour savourer son travail d’artiste.  C’est dommage, parce que c’était un tel génie ! D’une certaine façon je regrette d’en savoir autant sur sa vie, ses déclarations fracassantes, ses excentricités, car je me retrouve en train de le juger comme un pauvre humain que je suis, au lieu de savoir profiter de son œuvre comme sait le faire un enfant ! Toujours est-il que j’admire au plus haut point sa folie créatrice et que celle-ci a toujours été une grande source d’inspiration pour moi. Et puis les hommes libres, qui vivent comme ils l’entendent, hors des sentiers battus, au mépris des conventions… moi ça me plaît ! Je trouve ça admirable.

J’ai même été visiter sa maison/musée/mausolée à Figueras en Espagne… alors que voyager, c’est pas du tout mon truc !

Cet homme était un visionnaire. Ses souffrances intimes l’ont poussé à créer des mondes qui repoussent nos propres limites. Il a su créer des univers qui nous transportent plus loin que nous-même… N’est-ce pas ce qu’on attend d’un  artiste ? Chapeau bas.

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Jan 18 2016

Nul, jusqu’au jour où…

Là c'est moi, vers l'âge de 16 ans !

Là c’est moi, vers l’âge de 16 ans !

A l’heure où la réussite scolaire est plus que jamais perçue comme seul et unique critère de réussite tout court, j’aime bien rappeler à quel point j’ai été nul. Mais alors nul à un point que vous n’imaginez pas ! J’ai d’abord été un vrai cancre à l’école. Adulé par ma mère (ça non plus vous n’imaginez pas à quel point !), j’étais un tel cancre qu’on m’a mis dans toutes les classes de rattrapage possibles à l’époque. Dès l’âge de 14 ans, j’ai été placé dans un lycée technique où l’on a essayé en vain de m’apprendre à maîtriser la gainerie du cuir (oui, oui, vous avez bien lu). J’ai dû y rester deux ans … A seize ans donc, on m’a viré. Fin de l’école pour moi ! Là, j’ai enchaîné des petits boulots sans intérêt, comme vendeur chez « Inno Passy » quand j’avais 17, 18 ans, puis vendeur au BHV (notamment de téléviseurs). Après je suis allé à l’armée (12 mois de cauchemar) et au retour de l’armée, il a bien fallu que j’envisage quelque chose pour mon avenir. Là j’ai eu une sorte de déclic. Peut-être par défi vis-à-vis de mon père qui voulait que je devienne agent de sécurité, je me suis mis à bosser comme un fou un truc que je kiffais vraiment : la magie. Donc je dis souvent que ma nullité a été une chance. Si j’avais été brillant à l’école, il y a de fortes chances pour que je ne sois pas devenu magicien !


Jan 11 2016

Podcast « Et si c’était vrai ? » : émission n°27

Dominique-DuvivierChers amis,

Voici la 27ème émission de mon podcast, enregistrée en octobre 2013 avec Lionel dit « Le Marquis » et moi-même.

Installez-vous comme d’habitude, confortablement.

Bonne lecture audio !

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Sinon, cliquez ci-dessous sur la barre d’écoute…

Dominique Duvivier

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Jan 04 2016

Mes meilleurs voeux pour 2016

En 2015, nous avons tous traversé des moments terribles et surréalistes dans l’horreur…

2016, plus que jamais, doit être l’année de la magie de la fraternité.

2016 devra montrer le chemin du rêve, du partage et de l’amour de vivre ensemble.

Chez nous les armes prendront la forme de rires et d’effets magiques dévastateurs.

Merci à vous, chers publics merveilleux, qui nous insufflez la vie.

Merci de nous offrir la liberté et la force de continuer à vous émouvoir !

 

Bonne année à tous

Toute la troupe du Double Fond

Alexandra et Dominique Duvivier, Marie-Christine, Sophie, Adeline, Philippe, Quoc-Tien, David, Cédric, Sandrine, Nicole, Marie-Alice, Julia, Jean-Pierre, Antoine et Mathilda

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Déc 28 2015

L’art n’est pas la première option

Dominique DUVIVIERLa magie était-elle un art ou pas ? Un des grands débats favoris des magiciens…

Bien sûr que la magie est un art ! Mais pour certains, il faut croire que ce n’est pas encore évident…

Cela dit je peux comprendre pourquoi, car la magie est un art si et seulement si celle-ci n’est pas assimilée à une simple démonstration de trucs. En effet ce n’est pas la performance qui est magique. Une performance est  tout au plus impressionnante et débouche, par exemple, sur le fameux : « Je ne jouerai pas aux cartes avec vous ! ». La magie est ailleurs ! Bricoler des passes ultra-super-sophistiquées pour montrer qu’un magicien est un jongleur hors pair aura pour but de montrer… qu’un magicien est un jongleur hors pair ! Pas plus, pas moins. En bref, il ne faut pas s’étonner ! On sème ce que l’on récolte. Je lisais il y a peu que, selon certains magiciens, on ne peut plus trouver de nouvelles choses en magie, que des variations, des méthodes nouvelles… car pour les effets tout a été inventé ! C’est sûr qu’en pensant de telles inepties, on ne risque pas d’aller très loin, en tous les cas pas sur le chemin de faire reconnaître la magie comme un art !


Déc 21 2015

TRAVAILLER SEUL

Dominique DUVIVIERQuand on veut travailler la magie sérieusement mais que l’on est seul devant son miroir, comment savoir si l’on n’est pas en train de passer à côté d’étapes cruciales ? Vous n’avez pas à avoir peur : vous passerez à côté d’étapes cruciales. C’est un fait. Mais au lieu de broyer du noir, rappelez-vous qu’il est obligatoire de se tromper pour prendre conscience d’une erreur ! Tout progrès passe par là. Alors, abordez sereinement votre étude, en travaillant le plus possible et chaque étape entraînera la suivante.

Néanmoins le problème de travailler  seul réside dans le fait qu’on ne peut pas précisément distinguer si on est sur le bon chemin ou non. Il est donc souhaitable de travailler « spasmodiquement » avec un professeur. Reste à trouver le bon ! Souvent les professeurs croient non seulement qu’ils sont bons, mais également les meilleurs, voire THE BEST OF ALL, et quelques têtes enflées pensent même être les seuls ! Bref, pas évident de trouver le bon cheval, c’est-à-dire quelqu’un qui travaillera dans l’intérêt de l’élève et non seulement pour se faire mousser…

De manière générale, je crois que les conseils d’un professeur ne peuvent faire évoluer son élève qu’à partir du moment où cela n’empêche pas celui-ci d’aller respirer un peu partout. D’ailleurs quand on voit les querelles de chapelles qui existent en France, je dis que ce ne sera pas demain la veille que chaque groupe indépendant pourra appréhender les idées opposées des autres ! Enfin bon…

Notez que j’ai choisi aussi le mot « spasmodiquement » car je pense de toute façon qu’il n’est pas bon de travailler trop fréquemment avec un professeur. Sinon celui-ci fait tout le cheminement à la place de l’élève, qui stagnera profondément tôt ou tard. Personnellement dans mes débuts, j’ai eu la chance de rencontrer des magiciens qui ne donnaient pas de cours (Kaps, Jay, etc.), car à cette époque la mode n’était pas aux cours. On cueillait par-ci par-là un renseignement, une idée, un soupçon, une nanoseconde du temps de son « maître » et pour le reste il fallait faire preuve d’imagination ! D’un point de vue, ce n’était pas si mal : il se trouve que cela m’a permis de me construire. D’un autre, je considère que la facilité d’accès aux connaissances comme c’est le cas actuellement est une chance inouïe ! Il ne faut juste pas oublier que rien ne remplace un travail acharné et très personnel.

De même je considère maintenant que j’ai eu « la chance » de ne pas savoir lire l’Anglais. Dans les premières années de mon étude de la magie, j’en ai beaucoup souffert. Je me sentais exclu des informations, des secrets, de la progression en général. Et surtout je me sentais comme le vilain petit canard par rapport à mes confrères et amis de l’époque ! Sauf que, contraint de faire avec ce que j’avais, j’ai travaillé certainement plus que quiconque. J’ai dû travailler seul, trouver des mouvements et des effets seul. Au début j’ai été obligé de réinventer des choses déjà connues, puis très vite j’ai découvert un style, des attractions différentes, des effets… une nouvelle magie peut-être ? En tous cas j’ai trouvé la mienne.

Il est vrai que l’abondance d’informations tue l’information. C’est le danger actuel. Vouloir tout connaître et le plus vite possible fait perdre l’objectif numéro un : créer un spectacle à partir de ses tours de magie. Avancer vers le rêve de l’illusion, faire toucher les étoiles à nos publics. Cela je le crois fortement. Au début, il est important de connaître un grand nombre de techniques et d’effets magiques existants, mais il faut savoir assez vite ce qui sera véritablement nécessaire à son propre parcours, son propre mode d’expression avec la magie et du coup stopper net ses recherches de la nouveauté à tout prix. Il faut d’abord chercher SA « nouveauté » personnelle.

Avant, je travaillais beaucoup avec d’autres magiciens. Nous échangions « nos idées », comme on dit. Mais je me suis aperçu que je perdais surtout beaucoup de temps à devoir me justifier que tel ou tel mouvement ou effet personnel était optimum à mes yeux. Alors j’ai commencé à travailler de plus en plus seul dans mon coin, en laissant le public seul juge de mes créations !  Et j’ai été particulièrement conforté dans cette attitude quand je me suis aperçu que certaines de mes idées étaient reprises par les mêmes confrères qui en contestaient la valeur juste avant !  Combien de fois ai-je partagé certaines de mes créations avec des amis magiciens qui n’étaient pas « séduits », mais que je retrouvais quelques années plus tard dans leurs mains, voire dans leurs publications ! Je me suis dit que j’avais dû me faire flouer quelque part… Voilà aussi pourquoi je préfère travailler seul ! Depuis de longues années maintenant, je ne montre plus rien avant que le tour soit joué en public ou publié. Cela apporte des garanties… quoique ! Dernièrement un exemple m’a prouvé que même cette solution n’était pas la meilleure… Enfin bon, pour élever le débat, je crois que c’est tout de même en travaillant seul, que nous avons le plus de chances de trouver les bonnes portes qui conduisent au développement de notre imaginaire, puis à l’expression pleine et entière de notre propre univers.

Décembre 2013

Déc 14 2015

MAGIPHAGEUH N°48 : RETOUR DE MANIVELLE

La vieillesse ou le retour de manivelle !

Dernièrement un djeun’s talentueux (oui, il y en a plein) m’a fait ressentir que je faisais partie du passé. Certes, il reconnaissait ma position et mon talent, MAIS pour la première fois aussi visiblement, dirais-je, j’ai senti que les rôles s’étaient inversés : je me trouvais à la place de celui dont je me moquais étant jeune. C’était pourtant il y a si peu de temps… une quarantaine d’années tout au plus ! C’est fou quand même comme se passe vite une période de 40 années !!! Les « jeunes » de mon âge savent bien de quoi je parle, mais les jeunes qui ont une vingtaine d’années ne peuvent même pas le concevoir, l’imaginer ! Pour moi, si je ne me regarde pas dans une glace, je continue de sentir la vie et l’énergie comme si j’avais 35 ans. C’est vrai ! C’est d’ailleurs pourquoi je ne me regarde pas souvent… Rire. Un jeune de mon âge (la soixantaine donc) m’a demandé combien j’avais d’années au compteur il y a peu. Il m’a regardé, croyant que je me moquais de lui. Il pensait que j’avais 15 ans de moins et il a ajouté : « la magie ça conserve ! ». C’est cool. Mais s’il savait qu’en réalité j’avais 35 ans, il serait devenu fou !!! Ha ha. En réalité je n’ai pas de souci avec l’âge qui se voit. Je n’ai jamais eu envie de me teindre les cheveux par exemple ou de paraître plus jeune que je ne suis de manière générale. Je suis juste embêté de savoir que, comme « on a l’âge de ses artères » selon l’expression, cela signifie que je vais vers le moins bien et non vers le meilleur. La dernière ligne droite en quelque sorte ! Pourtant je ne me suis jamais aussi bien senti que maintenant. J’ai d’ailleurs aimé toutes les époques de ma vie, jusqu’à maintenant. Le mec heureux en fait ! Y’en a pas mal qui auraient aimé me voir dans la tombe et depuis longtemps, dommage pour eux ! Ces personnes, je les ai toujours dérangées dans leur vie confortable et ils s’imaginent que, sans ma présence en ce bas monde, ils se sentiraient mieux… L’expérience des uns ne sert jamais aux autres, paraît-il. Je souhaite ardemment que ce soit un peu faux pour faire gagner du temps à ceux qui en ont moins… histoire de gagner du temps ! Le temps… ce seul bien qu’on ne peut acheter avec quoi que ce soit. Mais en s’inspirant de la connaissance de certains, on peut gagner un peu la partie sur l’adversité. Une forme de miracle, non ? Profitez bien et soyez heureux.

J'ai presque pas changé, non ? ; )

J’ai presque pas changé, non ? ; )

Dominique_DUVIVIER