«

»

Déc 01 2014

Magiphageuh n°43 : « le probable, le possible et l’hypothétique »

Alors, que vous prépare le Magiphageuh de cette fin d’année 2014 ? Un nouveau voyage dans un monde parallèle ? Une aventure rocambolesque dans les méandres de mes pensées les plus folles ?! Non, je plaisante. Cette fois, ce sera une simple interprétation à ma façon (forcément !) autour de ces trois jolis mots : le probable, le possible et l’hypothétique… Avouez que cela sonne bien, n’est-ce pas ? Chacun de ces trois mots correspond à des situations bien distinctes du point de vue du magicien. Voici quelques éléments d’analyse qui peuvent être intéressants… Réfléchissez-y !

Le probable : c’est ce que va imaginer le public en découvrant votre spectacle, au minimum. Selon votre aptitude à le faire rêver,  son « minimum » va être plus ou moins élevé, si je puis dire. Si vous lui faites miroiter TROP sans concrétiser ASSEZ, son minimum restera au plus bas. Par contre, si vous trouvez le juste équilibre, son minimum explosera à son insu et il vous le rendra au centuple. N’oubliez jamais que le public attend beaucoup de vous, sans le savoir vraiment ! Par contre il n’y a pas plus exigeant que lui : avec un magicien, le public se montre sûrement aussi  vigilant que s’il avait affaire à un courtier en train d’essayer de lui coller je ne sais quelle nouvelle police d’assurance ! Je prends ce parallèle extrême car le spectateur a bel et bien « peur » de vous, jusqu’à un certain point bien sûr, mais disons qu’il se méfie au plus haut point. Donc il va réagir presque animalement. Il ne va pas être dans son état normal. Pour lui il peut aller de soi que probablement vous allez le « rouler dans la farine » et il n’aime pas cela. D’un point de vue magique, il vous donne un certain crédit mais vous craint au prorata !

Le possible : votre spectacle pousse le public à imaginer des solutions toutes plus improbables et plus dingues les unes que les autres pour tenter d’expliquer ce qu’il subit à cause de vous. Ça, c’est bon signe ! A vous de lui donner en pâture assez de paradoxes « plausibles » pour qu’il kiffe tout ce qu’il voit, entrevoit, ressent avec vous !

L’hypothétique : au lieu de décoller avec vous, le public se satisfait de ses perplexités naturelles. Il faut le sortir de ce mauvais pas au plus vite, sinon vous allez en pâtir gravement et vos efforts vont se transformer en échecs. Ça, c’est moins bon ! Le spectateur français est pris dans les feux de Descartes qui l’empêchent de réagir comme l’enfant qu’il est pourtant resté. Il veut se sortir de cette impasse, MAIS la tâche est rude. Courage !

3 commentaires

  1. Alex

    Du vécu.
    je demandais un jour à une spectatrice de mettre la carte sur le dessus du paquet avant que je la devine. Un spectateur s’est exclamé: « Pourquoi dessus? » J’ai amélioré la technique et je n’ai plus besoin de cette simplification. Quand enfin je dis c’est cette carte là, la salle explose en applaudissement d’un coup comme s’ils attendait la libération.
    J’ai vu un site qui dit que le magicien est  » très fort ». Apparemment, il manque de clients. Je me suis dit que si le magicien est si fort, c’est que les spectateurs ne le sont pas. Iriez-vous voir quelqu’un qui vous explique que vous êtes …
    C’est pourquoi je commence toujours par dire: « Les magiciens c’est vous ».

    Les commentaires sur ma page LinkedIn reflètent cet état d’esprit.

  2. cavaflar

    Merci pour ce nouveau MPG ….il va m’occuper un moment c’uila !!! :-)))
    Amitiés
    Cavaflar

    Ps: J’ai raté la séance de dédicace du nouvel (et dernier , sous cet forme en tout cas …:-)))) Opus en Novembre…une petite resucée est elle prévue ???

    1. Dominique Duvivier

      cher Cavaflar, pas de souci, il suffit de demander ta dédicace au moment de ta commande. Amitiés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *