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Août 25 2014

Le parfum de la dame en noir

Aujourd’hui, dans la rubrique de mes films préférés, un film incontournable ! « Le parfum de la dame en noir » de Bruno Podalydès.

La première fois que j’ai vu ce film, je n’avais pas vu/senti son potentiel. Pas en forme ? Pas prêt ? Dans une autre sphère lors de ce premier visionnage ? Mystère… Mais ce qui est sûr, c’est qu’on se sent drôlement bête dans ces moments-là, quand on « redécouvre » totalement un film ou un livre ou un tour de magie… Dans sa tête « l’affaire était classée » et, tout penaud, on s’aperçoit soudain qu’on était passé à côté d’une de ces pépites qui  rendent la vie plus savoureuse… Tant de raisons nous empêchent souvent d’apprécier dans l’instant les choses à leur juste valeur ! C’est assez flippant d’un sens… En même temps, cela donne envie de mettre les bouchées doubles pour croquer la vie encore plus fort ! Et soyons tous plus vigilants pour rester toujours plus réceptifs aux richesses qui nous entourent…

Ce film est sorti en 2005 et a été inspiré du roman de Gaston Leroux. C’est la suite du « Mystère de la chambre jaune » réalisé aussi par Bruno deux ans plus tôt et qui avait réuni plus d’un million de spectateurs.

Voici le synopsis tel qu’on peut le découvrir sur Internet :

« Joseph Rouletabille est hanté par une femme qui venait le visiter, enfant, au pensionnat et dont il conserve le souvenir obsédant du parfum. Tandis qu’il s’en ouvre à Sainclair, son fidèle acolyte, il apprend que son amie Mathilde Stangerson convolant en voyage de noces avec son mari Robert Darzac, est en danger. Il s’empresse de la rejoindre, craignant le retour de l’illusionniste et intrépide Ballmeyer. »

Ce film parle donc notamment de magie ! Il est d’ailleurs dédié à la magie de Jean-Eugène Robert-Houdin. Eh oui, tous les  connaisseurs savent que la magie est omniprésente dans les films de Bruno Podalydès. Sur cette photo (d’Anne-Françoise Brillot) on le voit justement à l’œuvre. En plus d’être un passionné de l’art de la magie, savez-vous que Bruno est un redoutable magicien ? Certains ont pu le découvrir dans notre spectacle « Zapping » pour l’anniversaire du Double Fond en 2013 et bientôt vous pourrez profiter encore davantage de son talent dans le spectacle « Cinéma…gie » en 2015, toujours au Double Fond. Dans « Le parfum de la dame en noir », une multitude de scènes sont des hommages directs à Robert-Houdin. A noter, le
film est dit «100% bio-analogique » : tous les trucages (tours de magie, masques, etc.) ont été réalisés devant la caméra sans l’apport du numérique. Une prouesse, mais surtout un choix artistique qui apporte une authenticité très palpable tout le long du film. D’ailleurs, pour en savoir plus, n’oubliez pas d’aller voir les bonus du DVD ! C’est passionnant.

Parfum de la dame en noir 1

Dans la distribution, on retrouve pas mal d’acteurs/actrices fétiches de Bruno : son frère Denis Podalydès bien sûr qui joue Rouletabille (au top !), Jean-Noël Brouté (Sainclair) que j’ai trouvé vraiment super, Olivier Gourmet (Darzac), la magnifique Sabine Azéma (Mathilde Stangerson) et Zabou Breitman (Edith Rance) éblouissante et qui me fait toujours autant rire. Et puis aussi Vincent Elbaz (Prince Galitch), Pierre Arditi (Ballmeyer), Michael Lonsdale (Le professeur Stangerson), Isabelle Candelier (Mme Bernier) toujours aussi belle, Michel Vuillermoz (le curé), Julos Beaucarne (Le père Jacques ou « Vieux Bob »), Dominique Parent (M. Bernier) et Claude Rich (le juge de Marquet). Bruno Podalydès joue lui-même le rôle d’Arthur Rance, le mari de Zabou dans le film. Voici un petit « tableau de famille ».

 Parfum de la dame en noir 3

Ce qui est assez fascinant, c’est l’amitié qui transpire entre tous les acteurs du film. Le film respire la joie de chacun d’être là, ensemble, de se retrouver quelques années plus tard pour cette suite du « Mystère de la chambre jaune », dans un cadre idyllique (le tournage s’est déroulé principalement sur le site protégé de l’Ile de Port-Cros)… Dans les bonus on découvre d’ailleurs à quel point cette bonne ambiance sur le plateau est chère aux yeux du réalisateur et, ça, moi j’aime bien ! J’aime cette idée de troupe, comme au Double Fond, où tout le monde partage une belle aventure qui va au-delà du film ou du spectacle réalisé. Grâce à ça, les acteurs se donnent complètement et ça se sent profondément.

Parfum de la dame en noir

Les ambiances, les décors, les costumes… Tout procède d’une forme de gourmandise qui s’empare  du spectateur en voyant se dérouler cette histoire pleine de rebondissements, d’humour et d’intrigue !

 

Tintin et Milou enquêtent ? Parfum de la dame en noir 2

 

Voici quelques infos intéressantes que j’ai glanées pour vous sur Internet :

Plusieurs scènes du film sont tournées en nuit américaine.

Le personnage d’Arthur Rance, joué par Bruno Podalydès, possède dans l’une des chambres un portrait le représentant, imitant celui du Chevalier François de Hadoque dans l’album de « Tintin Le Secret de La Licorne ». Le tableau a été peint par l’acteur Jean-Noël Brouté.

Michel Vuillermoz évoque le travail du réalisateur : « Ce film est à l’image de Bruno Podalydès qui, lui-même, est toujours surprenant, jamais là où on pourrait l’attendre, jamais dans un cliché ou dans une réaction logique. Bruno a l’art d’aller rechercher l’originalité de l’acteur pour qu’il exprime la complexité du personnage, il nous incite à entrer dans son univers. On a l’impression de faire partie d’une même famille de pensée et c’est un plaisir rare. »

« Nous voulions créer un effet d’atemporalité, avoue Denis Podalydès,ce qui rajoute au mystère, à l’étrangeté de l’histoire. Concrètement, le film se déroule dans les années 1930, tout comme le premier épisode. Mais, déjà, nous en avions transposé l’intrigue du roman de Leroux des années 1890 à 1930, ce qui constituait un premier glissement temporel. Bruno voulait aller encore plus loin en s’affranchissant définitivement de tout ce qui relève de la reconstitution un peu étriquée d’une époque donnée, en multipliant anachronismes et visions bizarres. Il y gagne une grande liberté, ainsi que des effets comiques, forcément ! »

Dans le Parfum de la dame en noir, le professeur Stangerson a abandonné ses recherches et ses inventions pour se consacrer à la peinture. Michael Lonsdale, qui incarne le professeur à l’écran, est lui-même peintre dans la vie et a profité du tournage pour allier ses deux passions, la comédie et la peinture : « L’île de Port-Cros est un bel endroit, je retournerai volontiers y planter mon chevalet, mais il me manquera l’ambiance rieuse de toute cette équipe avec laquelle j’ai passé des moments inoubliables. »

Parfum de la dame en noir 4

Voilà, vous avez eu le loisir de vous imprégner un peu de ce film merveilleux… Arrangez-vous vite pour le voir ou le revoir dans son intégralité ! Dans l’idéal commencez par le premier volet (« Le mystère de la chambre jaune »), comme je viens de le faire. C’est encore plus jouissif…

Bruno Podalydès est un amoureux des gens, un amoureux… de la vie ! Avec lui, vous en  goûtez tous les délices et vous avez l’impression de profiter davantage de tout ce qu’elle nous offre. Un grand poète en somme !

1 commentaire

  1. cavaflar

    Tout a fait d’ac, ces 2 films m’ont fait adoré Denis Podalydès….A l’époque,j’avais pas percuté sur le nom du réalisateur :-)…je me souviens avoir vu « la chambre jaune » un peu contraint et forcé et finalement en être ressorti enchanté dans tous les sens du terme….!
    C’est curieux, ça vient de repasser sur Canal….y’avait déjà eu ça avec M le Maudit et autre chose (souvient plus quoi)…..Un oeil sur le Blog, un oeil sur le programme télé Dominique? ou le hasard est toujours toi?
    Amities
    Cavaflar

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