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Déc 02 2013

MAGIPHAGEUH N°37 : LES MEANDRES D’UNE IDEE

Il se trouve que j’ai écrit ces lignes en 2011 (oui, j’ai toujours beaucoup d’avance), quelques instants avant d’aller à la couturière* du nouveau spectacle d’Eric Antoine, Mysteric.
Nous sommes donc le 22 septembre 2011 pour être précis et je suis sur un nouveau tour, une nouvelle routine devrais-je dire, qui est partie d’un classique, comme c’est le cas fréquemment ! Je pétille car je sens que quelque chose d’intéressant est en train de prendre forme. En fait, je pétille tant que j’ai envie de partager avec vous ce moment. A la minute, je sais où je veux aller, même si je suis encore dans des soucis X, Y et un peu Z pour que ma nouvelle routine tienne la route. Jour et nuit, j’y pense… Véridique. Ça me hante. Mais le tour se met en place petit à petit et je ne suis pas mécontent de la façon dont « ça vient »… Je kiffe !
Pour ce tour, tout est parti de Seb (Sebastien Clergue) que j’ai vu chez moi, il y a une semaine ! Il me parle d’un ancien truc avec un bloc qui se trouve dans une boîte d’allumettes. On perce la boîte en son centre et, plus tard, on verra que c’était impossible, car le bloc remplissait tout le volume de la boîte. Il me dit qu’il existe une fabrication nouvelle assez « bluffante » de Jamie D. Grant avec un format de jeu de cartes. Il me dit : « Vous devriez aller regarder ça de plus près ! ». Oui, Seb m’a toujours vouvoyé depuis notre première rencontre vers la fin des années 90. Je pense que les vieux de mon genre ont cette chance avec quelques magiciens de la nouvelle génération ! Le respect pour les vieilles reliques ? Allez savoir ! Lol. Comme Seb est toujours de bon conseil, je me dis : tiens je vais commander l’objet sous peu ! Pour ceux qui ne connaissent pas Sébastien Clergue, il est une des « têtes pensantes magiques » de David Copperfield (entre autres), ça donne tout de suite le ton du parcours du jeune homme… Bref, 3 jours plus tard, Mathieu Bich (un de mes anciens élèves) vient dîner à la maison (comme quoi ça défile pas mal chez moi) et il me dit qu’il a trouvé un truc sympa sur la toile. Il le sort de sa poche et me fait la merveille. C’est le truc dont m’a parlé Seb ! Il me remet l’objet en main et je reconnais que, l’effet a beau être similaire à celui de la boîte d’allumettes, la qualité du matos est tellement meilleure qu’auparavant, que cela rend les choses bien plus intéressantes ! L’objet est vraiment ultra performant et crédible en diable. Je ne dis plus rien, mais ma fille (qui connaît son père par cœur) commence à voir que je turbine, que je suis prêt à pondre un œuf (c’est une image)… Je suis en train de flairer un gros poisson. Autour de ce nouvel objet arrivé dans mes mains, une idée me vient qui me semble géniale pour un nouveau spectacle… Je ne vois plus un simple « bloc », c’est tout un univers que j’imagine autour de lui. Plus les minutes passent et plus le poisson grossit dans mon esprit. Dans la nuit je dissèque la base de ce que j’ai vécu. Oui, en dormant ! Je sais que cela peut paraître dingue, mais pendant mon sommeil, je ne rêve pas d’une magnifique blonde ou brune qui me ferait le paravent japonais sans retenue, je rêve de tours de magie et mon cerveau s’emploie à les résoudre… Hop, je me lève et je rejoins avidement mon bureau pour montrer à Alexandra, ma fille, ce à quoi j’ai pensé dans la nuit. C’est presque tous les jours que je pose le pied par terre avec l’apparition d’une « solution » qui a mûri dans mon sommeil… En l’occurrence j’ai imaginé plein de choses nouvelles avec le fameux « bloc » auxquelles, apparemment, personne n’a pensé jusqu’ici et ma fille hallucine. Quand je publierai ce tour, il va bien sûr se trouver quelques chercheurs facétieux pour dire qu’ils avaient eu l’idée en 1982, date à laquelle ils avaient douze ans ! Il faut dire que je connais des personnes comme celles dont je parle à la seconde qui ont le culot plus grand que la créativité, mais le culot n’est-il pas une forme de création ? A voir ! Néanmoins plus les heures passent, plus mon projet devient fou et c’est une véritable aventure magique qui commence avec ce simple bloc ! Je ne sais pas encore dans quel spectacle ou prestation je pourrai intégrer cette nouvelle routine, mais je sens que c’est du lourd !!
Allez j’y retourne !

* On appelle la couturière l’avant-dernière répétition d’une pièce de théâtre, celle précédant la générale. Le nom vient du fait qu’elle permettait aux couturières de faire les dernières retouches aux costumes.

2 commentaires

  1. Mr MH

    Bonjour Mr, votre idée n’est pas de forcer une carte qui a déjà un trou sur elle.Mettre le jeu dans l’étui, percer l’étui avec l’aiguille,et au final tous le jeu est intact à part la carte du spectateur?

  2. Domdu35

    Bonjour à tous,

    à mon avis, le « fil rouge » de l’idée de Dominique Duvivier avec ce principe, serait de démontrer au final que tout ce qui s’est enchaîné n’est pas possible : voir « les sacs cousus… » et donc impossibles à ouvrir…
    Ici, le bloc est sorti de l’étui qui a été transpercé, mais au final, Mr Duvivier démontrerait que c’était impossible, car l’étui d’où est sorti le bloc est lui même est un bloc…….. Enfin bon, tout ça à la sauce de Mr Duvivier, bien sûr… Avec tous les rebondissements et fausses pistes qui vont avec… ;-)
    En tout cas, cela nous permet de phosphorer en attendant de voir le « bébé » dans un spectacle…

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