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Oct 22 2012

QUAND ON ECRIT UN TEXTE…

On a souvent tendance à écrire des textes qui dépassent de loin leur utilité… Il est en effet toujours tentant de  créer de grands et beaux textes tout bien léchés : « Il était une fois… ». Ou bien, comme c’est beaucoup la mode aujourd’hui chez les mentalistes en particulier, d’utiliser des mots lourds de sens, chargés de passé, de concepts conceptuels… ça en jette ! Il y en a évidemment toute une panoplie du genre… Mais quand vient le moment de l’effet magique au premier degré, le ridicule est au rendez-vous. Vous êtes en pleine « galaxie interstellaire » et vous voilà avec votre jeu de cartes ordinaires… Hop… 8 de Carreau !!! Comme c’est magique !! Grotesque, non ? Evitons ce genre d’écueil comme la peste bubonique. Développons des textes en rapport direct avec l’effet qu’ils illustrent. Sans excès. Soyons le plus pur possible. Le plus sobre. Le plus juste. Et pour cela, la première attitude est d’abord de travailler sur l’effet justement, encore et toujours. Reconnaître ce qu’il procure. Imaginer son impact sur le public. Et ensuite seulement écrire un texte qui va le servir, sans lui faire d’ombre ! Un texte doit soutenir le propos magique et non pas se soutenir lui-même ! Attention, cela ne veut pas dire bien sûr qu’il faut revenir à ces fameux « textes » purement descriptifs et tellement pauvres : « Prenez une carte comme ceci… je mélange comme ceci… elle est entre deux dames… et magie… elle réapparaît au-dessus ! ». C’est à mourir d’ennui et rien de tel pour perdre votre public, car cela gâche même votre effet. Il faut donc trouver un juste milieu, comme dans toute chose !

Petit aparté, pendant que nous nous penchons sur le sujet des textes : ne négligeons pas la valeur des silences. Quand on sent que le moment est venu de communiquer sans mot dire, osons garder le silence. En amour, comme en amitié, les silences sont pesants quand les deux personnes ne se connaissent pas… ne s’aiment pas vraiment justement. Ou pas assez. Quand tout a été dit et que pourtant tout reste à dire, que tout semble possible à partager, tant la richesse de l’union est infinie, alors le silence est plein de sens. Il est riche. Il est puissant. Il est rempli de tout ce qu’on s’offre mutuellement. Et ce qu’il se passe entre le public et soi-même est assez semblable ! A méditer…

Avec toute mon amitié

Dominique Duvivier

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