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Mai 09 2011

MAGIPHAGEUH N°15 : la boutique Mayette et moi

Ce mois-ci je vais vous parler de l’aventure Mayette, celle de ma vie avec elle. Je suis venu rituellement dans cette officine (la plus ancienne boutique de magie du monde) autant de fois que les pauvres finances de mes parents puis de mon ménage me l’ont permis. Plusieurs fois par an, puis par mois puis par semaine, tant et si bien qu’un jour avec ma femme, nous avions calculé dès les années 70 que ma vie entière ne me permettrait pas de rentrer dans mes dépenses (nous prévoyons de vivre pourtant très vieux, tant qu’à faire !) !

L’histoire commence en 1958 avec ma maman que je traîne dans les boutiques qui vendent des farces et attrapes en tous genres. Peu de commerces offrent des coussins péteurs… c’est pourquoi nous atterrissons vite à la boutique mythique, la plus achalandée de l’époque : Mayette Magie Moderne, au 8Mmm  rue des Carmes à Paris.  La sonnette stridente caractéristique retentit, j’ouvre la porte. Ma mère me suit de près (sicilienne ma maman, souvenez-vous). Une jolie blonde ouvre la discussion : « Que désirez-vous ? ». Je suis rouge comme une pivoine( il paraît qu’elles sont très rouges les pivoines). Je ne sais pas quoi dire. Je plonge alors la tête dans le catalogue épais comme un bottin et je saisis d’un coup d’œil qu’ici je ne serai jamais rassasié avant d’en posséder tout le stock ! Françoise qu’elle s’appelle la belle blonde qui parle. N’oublions-pas que je n’ai que 8 ans et elle, facile 25/30. A cette époque la magie uniquement m’intéressait…

Une ellipse s’impose : sachez que je vais me faire avoir par cette charmante dame dans des proportions que vous n’imaginez pas. Le fait qu’elle soit blonde ? Pas uniquement ! Si vous vous appelez Gaëtan Bloom ou un autre jeune habitué de la même époque (nous étions tous fourrés sans arrêt là-bas), vous me croirez plus facilement, car dans ce cas, vous vous êtes fait berner comme moi (lol) : elle nous a escroqués dans les grandes largeurs ! Je le dis d’ailleurs avec beaucoup d’affection (si elle me lisait avec ses yeux usés aujourd’hui), car nous étions tous parfaitement candidats au racket, prêts à tout pour avoir le dernier effet du catalogue.  La belle Françoise, avec son sourire enjôleur (ah, son sourire !) m’a vendu tout et n’importe quoi. Elle avait une manière toute particulière de vous imposer l’achat : c’était comme si pour faire partie du « cercle intime », il fallait obtenir la dernière boîte à tiroir « tendance » et la quêteuse incontournable en argent( à mon âge tout ce qui brillait était forcément en or ou en argent !).

Bon, revenons à mes premiers pas dans la boutique Mayette. Je vais vous décrire ce qu’il se passait presque à chaque fois de façon identique. C’était réglé comme du papier à musique ! Le truc immuable qui m’obligeait à redoubler d’idées pour justifier auprès de ma pauvre maman le bien-fondé de mes achats approximatifs :

Après des heures d’hésitation (surtout pour ne pas craquer et acheter l’appareil qui coûte un œil), je me décide pour les deux ou trois choses abordables, emballées avec précaution et hermétiquement scellées, pour ne laisser transparaître d’aucune manière le moindre indice du trucage que l’on m’a proposé d’acheter (Eh oui, on achetait sans connaître la solution, sinon je n’aurais pas acheté cette quantité astronomique de merdes). Mon impatience à déballer mes tours dans la station même du métro Maubert-Mutualité, avec ma  maman, fait certainement plaisir à voir. L’enfant va découvrir le Boutique secret de la roue ?  Une poudre magique et ses spécifications ? Non ! Je ne découvre malheureusement qu’un pauvre bout de fil de fer, un bout de scotch incertain ou un petit tube en plastique qui me donnent l’impression de n’avoir rien à faire dans ce sac qui devait contenir le secret des secrets !!! L’ultime trucage pour de la « Neige japonaise » ou que sais-je encore ! Non, voilà, devant mes yeux, juste un bout de ficelle avec une phrase ou deux d’explication, laconiques, sur un vieux papier vert, imprimé à la hâte, qui semble être là juste pour dire : « Je t’ai bien eu, hein ??? ». Là, je sens le poids du regard de ma mère, impatiente de savoir si son petit garçon est content, s’il va, grâce à ce tour fraîchement déballé, devenir le grand magicien qu’il souhaite devenir ! « C’est bien ? » lâche maman, voyant que je ne dis pas un mot, m’affairant à lire et relire les quelques phrases incompréhensibles, tout en manipulant le petit bidule dont je viens de me porter acquéreur. L’horreur absolue. L’angoisse. Si je dis que c’est nul, je ne pourrai plus revenir acheter le reste des choses qu’il doit y avoir dans cette boutique. Pourtant je viens bien de me faire avoir… Mais… Mais, c’est parce qu’il y a tellement de choix dans les tours que sur le lot, il y en a forcément des moins bien !! (Vous notez à quel point, quand on est passionné, on trouve toujours un moyen de se donner raison). Bon, il faut que je réponde quelque chose à ma mère… « Super », dis-je, hypocritement, me sentant libéré de toute explication. Ben oui ! Je suis magicien n’est-ce pas ?! Donc je dois conserver les secrets de mes tours. Hop ! Et ma mère, tout de même toujours sur le coup : « Tu me le feras vite ce tour avec le bidule en plastique que tu tripotes, hein ? ».

Voici une tranche de vie du calvaire qui allait devenir le mien pendant de longues années… Je ne sais pas pourquoi mais je suis toujours revenu dans cette boutique, espérant trouver le Graal !

Il se passe deux ou trois années à peu près… et un jour. J’ouvre la porte habituelle et pas de Françoise !!! Un vieux monsieur, pas très affable est là, à sa place. C’est André Mayette. On le dit aimable comme une porte de prison. Avec moi c’est un homme charmant. Peut-être voit-il en moi le futur acheteur idéal ? LOL. Il me demande quelles sont mes envies habituelles dans la magie. Il me questionne. Je dois lui répondre comme un petit con imbu de sa personne. Je ne m’en souviens plus mais c’est sûr que je devais être prétentieux. Mais, contre toute attente, il m’invite à venir voir ses livres. Il habite au-dessus de la boutique. Sur le moment, j’hésite à monter mais la tentation est trop forte ! Il me montre alors sa bibliothèque incroyable de bouquins reliés tous plus fascinants les uns que les autres… la pendule Robert-Houdin et tant de choses dont je suis alors loin d’imaginer la valeur ! Puis nous redescendons dans la boutique et hop, j’achète deux ou trois choses, et hop je fais l’hypocrite dans le métro avec ma maman : super achats !!  Rien de bien nouveau en fait ! Sauf que plus tard j’apprends que Monsieur Mayette ne fait monter chez lui que très peu de personnes : j’ai eu une chance inespérée d’avoir pu découvrir toutes ces merveilles chez lui, comme ça, sans salamalecs ! En fait Françoise a disparu du jour au lendemain. J’ai appris par son ex-mari qu’un soir elle n’est pas rentrée chez elle et qu’elle est partie avec son meilleur ami (à lui). Histoire bien triste et mystérieuse. Car la belle Françoise n’a jamais revu ses enfants, ni personne du monde magique, alors qu’elle fréquentait le tout Paris de la magie, à cette époque !

En 1965 Michel Hatte succède à Monsieur Mayette. Hatte Les années passent et je grandis en magie. Je deviens « professionnel ». Je vends mes bouquins de l’époque à Hatte (mes volumes d’apprentissage « Cartomagie », puis ma revue « Cartes oh magie ». Malheureusement nous nous brouillons pour des problèmes de pourcentages qu’il me demande pour vendre mes opuscules et je ne mets plus les pieds dans la boutique pendant une paire d’années… Puis, en 1991, il me vient l’envie d’acheter une boutique de magie, car, pour vendre mes créations, je me dis, selon la célèbre expression, qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! J’en parle à Gaëtan (Bloom) et il me dit que Hatte serait assez mûr pour céder son commerce  pour prendre sa retraite. « Tu sais, nous sommes fâchés » lui dis-je ! Et il me répond : « Si tu veux, j’organise un déjeuner avec lui et vous vous arrangez ! ». Je suis ok, Hatte aussi, ce qui m’étonne beaucoup. On se retrouve quelques semaines plus tard au Dodin Bouffant, tous les trois : Gaëtan, Michel Hatte et moi. Le départ est assez glacial. Pour parler du Dodin, avant de raconter ce déjeuner au sommet, il se situait juste en face de la boutique Mayette. Merlin et des dizaines d’autres comme Hodges…avaient comme cantine ce super restaurant de haut niveau. Pour ma part c’est une première. Honnêtement, je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé ce jour-là, trop occupé à négocier avec Hatte. En fait, cela a donné ça :

Moi : « J’ai entendu dire que vous seriez vendeur de votre boutique ».

Lui : « Oui, ça pourrait se faire »

« Combien ? »

« X + le stock de Y »

« D’accord. Je prends ! »

« Vous ne négociez pas ? »

« Non, je veux cette boutique. On signe quand ? »

Et voilà. Véridique. Gaëtan n’en revient pas.

« Tu as l’argent ? » demande Bloom en sortant du restaurant.

« Non, mais je vais trouver » répondis-je.

Je me suis battu, j’ai cru en mon Etoile et j’ai trouvé ! Dd

Deux jours plus tard, nous prenons rendez-vous pour la signature et trois mois plus tard nous emménageons au 8 rue des Carmes. Le 25 novembre 1991 une nouvelle vie commence. Ma petite mère peut me contempler de là-haut et voir qu’enfin je possède tout le stock dont je rêvais…

Je fais rentrer des centaines de nouveautés dans la boutique en quelques semaines d’ouverture. Je lance le marché de la vidéo en sortant plus de 100 titres des plus grands auteurs français et étrangers. Je reprends aussi la parution du journal « Le Magicien » pour 7 nouvelles années. Bref, du boulot quoi ! Aujourd’hui encore, l’aventure continue grâce à Quoc Tien Tran et ma fille Alexandra Duvivier. Merci à eux de continuer de faire vivre cette petite boutique qui m’a vu grandir et être heureux avec deux bouts de ficelles et trois balles en mousse ! Je vous souhaite de devenir ou d’être passionné comme je le suis depuis ma naissance. C’est le plus cadeau qui soit dans la vie : la passion !

FIN

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8 commentaires

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  1. Potit Panda

    Merci dominique pour ce magiphageuhh !!
    Potit Panda

  2. Bruno Noulet

    Du tout bon ces pages d’histoires…
    Le second plus cadeau qui soit dans la vie serait sans doute de SAVOIR ce qu’on veut (faire), pour s’en donner les moyens (pas que matériels), et finir par FAIRE ce qu’on voulait (au sens large de liberté).
    et je profite de ce comm’ pour dire que « Quoc Tien Tran » est un magicien qui m’a toujours cloué en close-up, au comptoir de la boutique.
    Un grand pro’, quelqu’un de très intelligent et avisé.

  3. lamande

    Bonjour,
    Votre quête de recherche de tours chez Mayette me fait penser à mon histoire.
    Très jeune, je traînais ma mère dans le seul magasin le Limoges que je connaissais qui vendait des farces et attrappes et des boites de magie. Nous y allions par trolley, environ tous les deux mois, et ce jour là j’étais rempli d’une joie difficilement descriptible. Ma mère s’est dépensé sans compter, dans tous les sens du terme pour m’acheter toutes les boites de magie de l’époque : le petit magicien, les boites de Kassagi, de dominique Weeb, de Garcimore, de Gérard Majax, de Gilles Arthur et de bien d’autres. Très souvent, la couverture de la boite me faisait plus réver que le contenu, un peu comme lorsque ma mère m’achetait une pochette surprise dans une boulangerie.
    Une fois rentré, je dévorais le livret qui accompagnait ces tours et souffrait souvent d’une grande frustration en n’y trouvant que ce que je connaissais déjà ou des effets qui me semblaient bien puérils. En tout cette recherche du Graal renforçait ma passion pour la magie de jours en jours.Puis cette passion prit un tournant décisif, lorque je fis la rencontre de Max Dif, notre président du Cercle du Limousin. Une amitié commença à naître entre un monsieur proche de 70 ans et moi qui en avait 13. Dès notre première rencontre, je vis un Passionné de la magie dans beaucoup de domaines : close up, mentalisme (« la voyante était aveugle », magie générale « son numéro chinoix », ses nombreux écrits sur l’histoire de la magie, bref une curiosité intacte à 70ans. Je me souviens de mon premier rendez vous chez lui, je travaillais que les cartes au début (CCR d’André Robert essentiellement), j’avais prévue pas moins de 20 tours de cartes avec au moins 12 jeux de cartes différents : il regarda, oscilla, hocha souvent la tête et ainsi une amitié naissa.
    Je lui dois mes premières rencontres avec Alain Marsat, Jean Madd, Gérard Majax, Jims Pely, Primo Grotti et mes premiers et derniers (!) congrès magiques notamment celui de Cannes avec la découverte de José Vergas, Fernando Kéops, Father Cyprian notamment.
    Merci Dominique Duvivier d’avoir ravivé ces souvenirs avec ma maman et Max Dif.
    « Je ne peux rajouter des années à ma vie mais par contre je peux rajouter de la Vie à mes années ».
    Cordialement,
    Chris

  4. Jeannot57

    C’est encore une très belle histoire que vous nous offrez aujourd’hui ! Ça rend nostalgique tout ça.
    Et puis cette quête du Saint Graal… Je crois que cela n’a pas changé. On achète plein de trucs en croyant que c’est l’objet qui fait le spectacle et qui crée la magie, un peu comme si le seul fait d’avoir une guitare nous rendait musicien (soupir). On passe tous par là, ou bien ? C’est grave docteur ? ;)
    Ça aussi c’est quelque chose. Au début, on ne sait pas, on ne sait rien et pour palier à cette ignorance, on achète plein de trucs (tours automatiques, bouquins, jeux de cartes en quantité – alors qu’un seul suffirait, un comble !). Et puis on a toujours l’impression de passer pour un imbécile (pour ne pas dire autre chose) aux yeux des autres dès qu’on ne connait pas le dernier tour à la mode. Et puis, un jour, le « déclic », on se dit « stop », ça suffit les achats, l’important n’est pas dans le matériel ! (c’est dur, parce que ya des trucs bien sympas quand même ;). A partir de quand avez-vous eu le « déclic » de vous dire « la magie n’est pas dans ce que j’achète, mais dans la présentation, dans le bonheur que l’on apporte aux gens, etc » ?
    En tout cas, ça fait toujours plaisir de vous lire le lundi, ça permet de commencer la semaine en douceur :)
    Merci et bonne journée ! :)

  5. cavaflar

    Ah les objets magiques…… !
    …je me reconnais bien dans ce que tu écris avec talent, cette envie furieuse d’accumuler les tours qu’on a même pas forcément le temps de travailler mais bon…On l’a !!!!…Comme ça le jour OU…ben on l’A !….comme quoi, le rêve , l’envie n’ont pas d’âge… !
    Pour l’anecdote,J’ai eu l’occasion d’acheter un magnifique Mini Pocket Wallet de ton cru lors d’une visite au DF….évidemment à mon niveau, à mon age et à l’heure qu’il est, une seule démonstration pendant la conférence …c’est un peu cours… ! Surtout sans DVD ! (Message subliminal LOL !)
    Quelques temps après, je tente de m’y mettre…ça tombe bien je l’AVAIS !
    Et là problème, ça marchait pas , je voyais bien le truc à faire…mais ça marchait pas !…je prends mes ciseaux(Pas d’inquiètude je n’ai pas touché au précieux objet !) et mon imprimante, m’imprime un faux permis, le découpe, bref je bricole un truc…en me disant c’est pas possible….c’est pas possible…!
    Soit y’a un truc qui m’échappe, soit y’a un défaut, soit y’a un truc qui m’échappe !
    Quelques semaines plus tard, j’ai l’occasion de rencontrer Mister Cuoq Tien Tran, je me dis tant pis …je vais surement avoir l’air con….mais bon ça sera ni la dernière ni la dernière fois !
    Moi : « Bonjour, Maitre…j’ai un problème avec cet objet !! »
    Lui :..illico… »Euh,oui on a pas encore eu le temps …..le DVD tout ça !! »….(Message subliminal bis !)
    Moi :… »non, non c’est pas le problème…regardez quand je fais ça…ben ça marche pas…je peux qd même pas fixer mon bout de permis comme ça….(bon évidémment par écrit ça fait flop…mais après tout faites l’emplète vous comprendrez… !)
    Lui : un temps d’arret….j’imagine bien ce qu’il a pu se dire en une fraction de seconde… »il se fout de ma G …., il est mono-neuronal-unisynaptique-dopamino-déficient….(très con en gros)..reprise immédiate du côté pro….respect du client !
    « Non…regardez, vous avez une fente dans le plastique pour y glisser ce que vous voulez »
    Moi : Gueuh…… !!!
    Je confirme , j’ai eu l’air con !
    Donc, les marchands de trucs sont les marchands de truc…mais les clients sont les clients LOL !
    Bien amicalement
    Cavaflar

  6. Hervé

    Hi, hi, moi aussi je m’y reconnais.
    J’ai même des rechutes quand je passe près de chez Mayette (et vu que je travaille tout près de …), il m’arrive d’y rentrer et même de … succomber.
    Et bien sûr, comme la plupart d’entre vous, la chose m’amuse quelques minutes (heures…) et je ne l’utilise jamais en « réel » (bon ya de rares exceptions tout de même).
    Ca fait rien, j’y retournerai, c’est pervers je sais…
    Et bien sûr aussi, un grand MERCI à Monsieur Quoc Tien Tran, toujours souriant, amical et disponible, même quand on est un peu (très ?) c..
    Cordialement
    Hervé

  7. MightyJoe

    Bien le bonsoir à tous.
    Je pense qu’effectivement on a pu presque tous un peu se reconnaitre dans cet écrit.
    Moi meme ça m’arrive encore de passer régulièrement dans un des rares magasins de magie que je connaisse en Belgique pour y faire mes achats compulsifs (selon mes finances bien entendu…)
    Malheureusement je ne suis pas encore du niveau de qui que se soit ici vu les commentaires que je peux lire aussi. Je suis bien à mes débuts :-D
    ça m’encourage à continuer à travailler, qui sais qu’un jour j’aurai le plaisir aussi de rencontrer de grand spécialiste

  8. Bertrand GILLE

    Et bien ! Un bien joli 15eme « Magiphageuh » !
    Merci pour ce petit historique sur votre acquisition de la boutique Mayette.
    On sent que vous l’aimez cette boutique. à vous lire, on a l’impression de sentir avec vous son « odeur » magique. Ce petit quelque chose qui rend ces murs uniques.
    On ressent au travers vos lignes l’aura que dégage le lieu et l’on ne serait pas surpris outre mesure d’y voir trainer les fantômes de messieurs Mayette et Hatte.
    En parlant de votre belle enseigne, ce qui me surprend en général, c’est le peu de livres qui y sont vendus.
    Moi qui suis assez « bouquinophile » (ou bouquinovore, c’est selon), cela me laisse toujours un petit côté amer.
    Du coup, je vais chez vos « concurrents » qui ont un choix nettement plus vaste.
    Je me doute qu’il s’agit là d’un choix volontaire, d’une politique délibérée. J’avoue ne pas en comprendre la raison mais je respecte votre décision. C’est vous le patron :)
    Néanmoins, je vais me permettre la question qui me brûle les doigts sur mon clavier :
    Envisagez-vous un jour d’offrir un plus grand choix de livres?
    Je sais (désolé de parler de mon cas) que je prendrai plaisir à venir plus souvent dans votre boutique si effectivement, le choix proposé était plus vaste.
    Merci de m’avoir lu :)

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