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Fév 01 2010

MAGIPHAGEUH N°2

Plein de réactions ultra positives en message privé… Les langues de bois se multipliant à l’infini, ça semble plaire de changer de ton, avec les tontaines de la fois passée !

Car si on regarde bien, plus personne n’accepte la moindre critique…

Je signale d’ailleurs en passant que ce n’est pas nouveau, vu que la plupart des adversaires que j’ai aujourd’hui sont en fait des personnes qui ne m’ont juste jamais pardonné de leur avoir dit qu’ils étaient mauvais en magie ya déjà 30 ans. Et ce sont souvent les mêmes qui ont parlé à de nouvelles personnes influençables, qui les ont cru et qui du coup ne m’apprécient pas, sans même savoir le pourquoi du comment… Mais là encore ça n’inquiète plus personne !

Nous nageons en plein « mouton-de-Panurgisme » (pour nommer le phénomène plus élégamment que « H1N1 », qui fait plus formule mathématique sophistiquée, non ?!).

Dans ce vaste registre, il est un domaine particulièrement prisé : les sites Internet de magie.

Tous ces sites de complaisance étudiés pour se faire mousser les zygomatiques des doigts.

Tous ces sites pour branleurs-compulsifs-avec-cartes-à-jouer-vendues-par-un-Illusionniste-Anglais, si vous sentez la fine allusion à  ces vendeurs de rêves bon marché qui sévissent Outre Atlantique !

Tous ces sites nombreux et identiques dans leur démarche : se faire mousser le plus possible.

On essaie de voir si son petit doigt est placé comme Marlo aurait dit par la bouche de ceux-qui-savent ou ceux-qui-disent-qu’ils-ont-entendu-dire…

Et on ne doit surtout pas parler d’Art dans ces sites magiques car, pour la plupart d’entre eux, l’Art magique n’existe pas, malheureux !

L’Art c’est pour les autres.

La magie ou l’Art, il faut choisir !

Quand tu vas voir sur ces sites les comptes rendus de spectacles et autres représentations de ceux qui sont d’ordinaire si difficiles et tellement à cheval sur tout et que tu vois la complaisance qu’ils peuvent avoir avec eux-mêmes, c’est à vomir. Le mot est trop faible : dégueuler me semble mieux approprié… Les prestations, qui n’en ont que le mot, sont incroyables et peuvent même donner beaucoup de joies, si on veut rester joviaux ! Je veux dire, si on veut prendre le malheur et la dégénérescence par le bon côté de la lorgnette, y’a de quoi s’éclater. Vraiment ! C’est ce que je fais aussi souvent que mon planning me le permet, car il y a beaucoup à puiser dans ce que nos contemporains « redresseurs-de-tous-les-torts » se permettent de donner en pâture à nos yeux gourmands de nouvelles manières de s’encenser mutuellement à en perdre haleine !

Le plus ennuyeux et dommageable ce sont certainement ces sites qui s’auto branlent avec ces versions de grands classiques en magie et qui sont censées être « nouvelles ».

Prétexte pour se la péter grave et surtout passer à côté de l’essentiel magique, je veux parler de scénariser ses tours, les mettre en scène et surtout les jouer.

La comédie est la seule manière de pouvoir jouer un tour de magie. Je le dis un petit coup, simplement pour que l’on puisse bien me comprendre : jouer la comédie n’est pas une maladie honteuse, ni un caprice de diva mal digéré, ni une autre manière de vouloir se faire mousser en « faisant son intéressant »… Jouer la comédie est essentiel. Allez je redis ce mot important dans le raisonnement ci-dessus : COMEDIE. Voilà, ça c’est fait…

Là où le hic commence vraiment à se tirlipoter les ganglions, c’est que jouer la comédie est plus difficile que de montrer une technique magique cadrée serrée sur ses doigts pour éviter de montrer ses gros boutons d’acné encore juvénile…

Entre nous, le « performeur » a d’ailleurs souvent bien plus d’âge qu’il n’y paraît et du coup mon propos n’est pas correct (politiquement s’entend !). Parenthèse fermée.

D’où les foudres de ces acnéiques en herbe qui vont tenter de prouver que c’est mieux de cacher les boutons car la vue n’est pas top du tout.

De ce point de vue je reconnais qu’il y a du bon sens ! Voir les boutons prêts à l’explosion n’est pas du meilleur goût. Vrai !

Mais le débat étant plus centré sur la comédie, j’ai tendance à penser que les boutons ne sont qu’un prétexte de plus pour ne pas vouloir comprendre de quoi nous parlons vraiment depuis le début de ce charmant exposé !

Nous semblons souffrir d’une « conneritte aiguë » de la part de la plupart de ceusses qui se montrent sur la toile pour faire soi-disant avancer les choses.

Je crois plus à un nombrilisme intersidéral qu’à une avancée vers une nouvelle ère de l’Actor’s Studio, façon magie moderne (sans connotation avec une boutique célèbre dans le 5ème arrondissement de Paris !), non ?

 

Tiens, je vais passer du coq à l’âne, comme dit cette ancienne expression que je trouve assez colorée et qui ne veut rien dire… si on dissèque : quel rapport entre un coq et un âne ? Que quelqu’un nous sorte l’étymologie de cette d’expression, bordel ! Hein ?!

Sujet : mon spectacle « INTIMISTE » (le n°10 de la série) que j’ai joué pour la première fois le 15 du mois dernier (c'est-à-dire le 15 janvier 2010 pour vous permettre de suivre les pérégrinations de votre serviteur fou).

Angoisse pour ce nouvel opus appelé simplement : « l’ultime », pour faire simple et résumer la situation.

A force d’appeler cette série de mille manières différentes, le mot « ultime » m’est venu pour expliquer qu’il s’agit de la dernière mouture et qu’il n’y en aurait plus ensuite (ce que je dis chaque année depuis 5 ans pour ceux qui me suivent !).

Mais il est vrai que chaque année justement, je modifie plein de trucs en pensant qu’encore plus astucieux et plus déviant sera encore plus  « goûtu » pour le consommateur que vous êtes… Hop ! Cette dernière (wouarf, wouarf, manière de rire bêtement) « étude », devrais-je l’intituler, me semble encore mieux. On l’aurait deviné. Sauf qu’en bon chercheur torturé que je suis : « Je n’en suis pas sûr… » ! D’où l’angoisse dont je parlais y’a pas beaucoup de lignes ! Je me fais sous moi virtuellement si vous préférez cette image candide !

Si ça vous intéresse, je tâcherai de vous expliquer une autre fois ce qui me pousse à changer tout, tout le temps, pour tenter l’ultime, dac ? Non, je vois que ça ne vous intéresse pas… Si ? ok !!!

Alors vite au mois prochain…

 

Dominique Duvivier

 

PS : au fait 23000 pages vues à ce jour sur ce blog depuis son ouverture, merci à tous pour votre intérêt, ça fait plaisir !

3 commentaires

  1. Philippe

    Bonjour,
    j’étais présent le 15 janvier pour votre première d’intimiste ultime.
    A ce sujet, vous avez écrit:
     » Cette dernière (…) « étude », devrais-je l’intituler, me semble encore mieux. On l’aurait deviné. Sauf qu’en bon chercheur torturé que je suis : « Je n’en suis pas sûr… » ! »
    Pour avoir vu intimiste 1, puis intimiste 2 à plusieurs reprises, puis le 3 et 4, et encore quelques uns de vos autres spectacles, notamment « le grenier dans mon coffre », je me demande quel critère vous permet de savoir (ou de supposer) que tel ou tel spectacle est meilleur qu’un autre ? Le choix des tours ? Les réactions des publics au fil des représentations ? La force des effets présentés, ou plus précisément la diversité des catégories d’effets représentés ?
    Je tente moi même de monter un spectacle de close-up, et j’ai beaucoup de mal à figer une fois pour toute le spectacle, n’étant jamais pleinement certain du choix des effets, de la longueur du spectacle, etc. Quels sont selon vous les critères qui permettent de dire, « voilà, je le tiens, je m’arrête ici pour le moment ! » ?
    Vous aviez écris à propos d’intimiste 2 il y’a quelques années que vous n’arriveriez sans doute pas à faire mieux que cet opus là. Aussi bien et différent, oui, mais mieux, difficilement. Pensez vous avoir réussi aujourd’hui à surmonter cette difficulté ? Et surtout, ma vraie question est en cas de réponse positive: comment le savez vous ?
    Sinon, merci de ce dernier opus, j’ai beaucoup aimé votre version de la carte au nombre avec le jeu Jack Daniel’s. Sinon, si un avis extérieur d’une personne inconnue jusque là vous intéresse, je peux vous donner en détail mon sentiment sur chacun des numéros de votre spectacle objectivement.
    Philippe.

  2. sentenac michel

    petit break,rien a voir avec le close up,en fait du coq a l’ane.
    Jusqu’a la fin du dix huitième le mot designant la cane ,femelle du canard,etait « l ane » survivant encore dans « bedane »burin de forme evasée comme un bec de cane.
    Ilexiste encore dans toute la région Roannaise un dicton « cela servira a quelque chose comme le coq au cul de la cane » d’ou sauter du coq a l’ane ,sauter du latin salire, egalement couvrir une femelle.Voilou tout piqué du bouquin de Duneton « LA PUCE A L OREILLE  »
    BONNE NUIT A VOUS
    Michel

  3. flavien

    alors passer du coq a l’ane c’est bien sur parler d’une chose qui n’as rien a voire avec ce que l’on parlait precedement, comme l’ane et le coq n’ont rien a voir en commun cela explique l’expression, voila ca m’ fait plaisir de t’apprendre ca si tu ne l sais pas deja. Apres tout les tours et manip que tu as pu m’apprendre via dvd, je me devait bien de repondre
    (Hi hi ils sont marrant ces parisiens)

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