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Oct 26 2009

Aucun combat n’est perdu d’avance…

Depuis une petite quarantaine d’années, j’essaie de donner, sous différentes formes, des ressorts pour nous aider à continuer d’avancer dans ce monde de brutes…

Parfois un tour ou un scénario par exemple apporte un début de solution pour avoir la force de se battre suffisamment contre cette adversité que nous livre la vie.

Nos confrères nous poussent souvent à tout laisser tomber, vous avez remarqué ? Ils nous tirent vers le bas. Mais en fait, si on réfléchit, c’est juste histoire de les laisser continuer à notre place ce que nous arrivions à faire avec brio, non ?

En fait, une partie des textes, tours, essais divers que j’ai  écrits et tenté de livrer au monde magique, ont d’abord existé pour me permettre à moi de ne pas sombrer dans cette espèce de formatage qu’on a toujours voulu m’imposer…

Car, depuis que j’ai commencé, j’ai toujours subi les foudres de certains confrères. Mais il s’avère que tous les efforts de ces gens-là (comme dirait un grand chanteur Franco/Belge) pour me détruire n’ont jamais abouti. Au contraire, et à leur grand dam, il semblerait que leurs attaques ont plutôt nourri mes penchants créatifs ! Dommage, hein ? Je ris, je ris tout seul dans mon coin…

C’est ainsi que je continue donc de chercher, ne serait-ce que pour moi, des pistes pour ne pas « me scléroser » dans mon coin.

Chaque nouveau spectacle, chaque nouvel article, chaque nouvelle intervention sur ce blog témoigne de ma volonté de ne pas tourner en rond, du moins je tente le coup !

Et mes spectateurs, auditeurs, lecteurs deviennent de plus en plus nombreux …

Alors, j’écris de nouvelles pistes de recherche.

Parfois, au hasard de mes lectures et de mes rencontres, je trouve des penseurs qui me semblent aller dans le même sens que ce que je poursuis et je vous en fais part.

Cette fois je suis « tombé sur du lourd », comme on dit. Du très lourd, je crois.

Cette une relation proche qui m’a donné une traduction qu’il a faite en  « direct live » d’un discours auquel il a assisté à l’Université de Stanford.  L’orateur est un penseur, mais qui n’est pas seulement un penseur. Il est un peu un « agisseur » aussi, je dirais… pour le moins ! Vous allez voir…

Le parcours du bonhomme, sa façon de se battre, les enjeux qu’il a rencontrés, les déboires qu’il a vécus, font des miens de la « roupie de sansonnet », pour être trivial !

J’aime lire ce genre de choses… Cela permet de relativiser sa propre vie et cela donne des ailes pour continuer d’avancer.

J’espère que vous aimerez le discours  qui suit, si toutefois vous ne le connaissez pas déjà !

Je vous laisse vous installer au coin d’un feu qui crépite juste un peu, juste assez pour ne pas vous distraire trop de ce que vous allez lire dans quelques secondes…

Bonne lecture.

Je vous laisse en la compagnie de Steve Jobs, traduit par Monsieur Dan Nicolle.

Dominique Duvivier

 

Première partie

 ALLOCUTION DE STEVE JOBS A L’UNIVERSITE DE STANFORD

« Merci. C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui pour cette remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. A dire vrai, je n’ai jamais terminé mes études supérieures, je n’avais même jamais été aussi proche d’une remise de diplôme qu’aujourd’hui,

Je veux vous raconter trois histoires personnelles. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois histoires.

La première s’appellerait « Relier les points ». J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant d’abandonner définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?

Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune femme célibataire sans éducation, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et sa femme. Cependant, au dernier moment, juste avant ma naissance, le couple décida qu’il voulait une fille. Mes parents, qui étaient sur liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu ; le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique s’aperçut plus tard  que ma mère adoptive n’avait aucun diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.

C’était le début de ma vie. Dix-sept ans plus tard, j’entrais à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford. Alors que toutes les économies de mes parents servaient à payer mes frais de scolarité, au bout de six mois je ne voyais toujours pas la valeur de leur sacrifice. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout l’argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. J’ai donc décidé de laisser tomber et d’avoir confiance en l’avenir et que tout allait bien se passer. Cela m’a fait peur sur le moment, mais avec du recul c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès que j’ai arrêté, j’ai cessé d’assister aux matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.

Tout n’était pas rose pour autant. Je n’avais pas de logement, mais j’ai pu dormir par terre chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer la consigne de 5 cents pour acheter de quoi manger, et, tous les dimanches soir, je faisais 11 kilomètres à pied à travers la ville pour avoir un bon repas par semaine au temple de Hare Krishna. J’adorais ça. Et ce que je découvris alors, en suivant ma curiosité et mon intuition, s’est révélé d’une valeur inestimable. Laissez-moi vous donner un exemple.

Le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était joliment calligraphiée. Puisque je n’étais plus tenu de suivre les cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique que la science ne peut capturer. J’ai trouvé cela fascinant.

Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, tout cet acquis m’est revenu et nous l’avons utilisé pour le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait aujourd’hui. Si je n’avais pas abandonné mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Bien sûr, il était impossible de relier les points quand j’étais à l’université. Mais cela s’est révélé très clair pour moi dix ans plus tard.

On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur; c’est après coup seulement que les liens apparaissent. Vous devez avoir confiance que les points vont se relier d’une manière ou d’une autre dans le futur. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Car croire que les points vont se relier plus tard vous donnera la confiance de suivre votre cœur, même si cela vous mène hors des sentiers battus. C’est cela qui fera toute la différence.

 

La suite la semaine prochaine…

 

2 commentaires

  1. Sébastien THILL

    Notre vie est comme une multitude de pixels qui se juxtaposent, mais si on prend du recul, ils forment une image.
    Ainsi les évènements et les personnes sont elles reliées par un F.I.
    Comme le chante Alain Souchon,
    « Ce n’est pas tant,
    Ce monde qui me plait tant,
    C’est le mystère qui est dedans
    Le mystère dedans »
    Merci pour ce blog réconfortant!

  2. Eric

    si la vie etait rectiligne, cela conviendrait à certain mais la plupart y trouverait de l’ennui… faire des choses en sachant toujours le pourquoi serait ennueux sans fun…
    Je suis certains qu’au hazard d’une rencontre, des déclics peuvent arriver et mettre en avant des qualités que nous ne soupconions pas…
    une forme d’énergie qui s’active mais qui était diffuse avant … voir inconnu… une force qui monte.
    Merci au pixel, à l’erreur de frappe qui m’a envoyé sur une page du net, qui m’a montré un géni…. DOMINIQUE….Est ce le hazard??? ….

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