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Août 03 2009

L’émotion

Dans un show, avoir un ton « sérieux » est assez simple en définitive. Par contre, donner une vraie gravité à une prestation l’est beaucoup moins, je pense.

C’est ce que je tente très humblement d’obtenir dans un de mes spectacles lorsque je parle d’Albert Goshman. A ce moment là, je lui rends hommage en retrouvant le regard de mes 20 ans : j’essaye de permettre aux spectateurs de ressentir ce qu’a pu éprouver le jeune homme que j’étais en voyant un « monstre » de ce niveau-là.

Goshman en petite dimension

Pour le grand public qui ne connaît ni le nom ni le travail de ce grand parmi les grands, je crée une ambiance particulière chargée d’émotion qui contraste avec le ton très léger de tout le reste du spectacle. Je n’aime pas trop forcer le trait sur les côtés dramatiques.

Mais pouvoir jouer sur beaucoup de registres différents est un bonheur de plus. Pouvoir écrire des scénarios qui vont permettre à l’acteur que je suis (aussi) d’éclater dans tous les sens est une joie sans mélange.

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