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Juil 06 2009

LE RIRE

J’aime faire rire les gens. Mais je trouve, comme beaucoup de comiques, qu’il est bien plus aisé de faire pleurer que de faire rire, surtout quand on veut obtenir un rire toutes les dix secondes comme je tente de le faire dans la plupart de mes spectacles… Il faut croire que j’aime la difficulté ! Je me suis donc battu pour trouver une forme de méthode, une approche qui m’est particulière… Voici quelques unes des mes réflexions sur le sujet…

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Pour faire rire, il faut se découvrir deux nouveaux talents : celui de scénariste et celui de dialoguiste. Le scénario permettra de constituer la colonne vertébrale du spectacle, et les dialogues d’apporter la crédibilité du moment (selon les époques et les modes dialectiques) nécessaire à créer le climat ambiant à la prestation.

Dans un premier temps, le scénario : il est issu des tours qui seront présentés, mais notez au passage que parfois le scénario  » oblige  » à écrire de nouveaux tours.

Puis les dialogues. Cet aspect est spécifique. Si on connaît bien le tour qui va être joué, mais qu’il ne possède pas encore de dialogue, le travail sera de disséquer les moments qui constitueront des scènes dites de  » comique de situation « .

Mais attention, tant qu’on a « la tête dans le guidon », on a beaucoup de mal à percevoir ce qui pourra donner des rires, provoquer des situations « drôles »…

Je veux dire par là qu’il est compliqué de trouver  le « souffle » du tour quand on en est encore à son élaboration. Ce n’est qu’une fois votre première phase de travail sur le tour terminée, que vous pourrez trouver sa raison d’être : son texte de présentation et sa mise en scène générale.

Ceci pour vous dire qu’il faut toujours bien savoir à quel stade de l’élaboration vous en êtes. Quand il devient clair que le tour manque de vie (apportée donc par le texte et la mise en scène), il est temps de commencer le texte qui provoquera des rires (si on cherche des rires) ou d’autres couleurs (selon ce qu’il faut donner comme impression à ce moment là).

C’est souvent dans l’inconscient collectif qu’on peut trouver les déclencheurs dits  » comiques « . Mais attention, les thèmes que nous exploiterons devront être variés pour ne pas habituer le public à quoi que ce soit. Tout doit surgir comme une surprise, c’est ce qui donnera de la profondeur au spectacle vivant.

A la prochaine !

Dominique DUVIVIER

1 commentaire

  1. Florian C.

    Et c’est cette double, triple, ( plus ? ) approche, toutes ces couches successives, qui vont faire murir le tour du départ, le transformant en autre chose, lui apportant un autre souffle, et permettant au public de découvrir quelque chose de différent et d’original.
    Mais, pour en revenir à des caractéristiques plus terre à terre : plus stable, plus prenant, mieux construit.
    J’apprécie beaucoup cette idée de la construction du tout, et du fait de décortiquer constamment ce qu’on vient tout juste de pondre en se demandant .. et si ?
    Amitiés.

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