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Jan 26 2009

MEFIONS NOUS DE L’IMAGINAIRE…

 Comme nous ne sommes limités que par notre imagination… soyons méfiants de ce qu’elle peut nous induire parfois !!

Avec l’imagination on peut tout ou presque. Mais le souci parfois est de construire dans son imaginaire beaucoup de choses extraordinaires (je parle dans le domaine de la création magique) mais qui le sont tellement dans son esprit que rien ne nous motive pour les extraire et les faire vivre dans

la réalité. La

vraie.

Nous devons alors nous méfier comme de la peste de ce genre de réflexions…

 Tour de carte

La pensée, les idées « non concrétisées » se multiplient à mesure que nous faisons travailler notre cerveau. L’écueil de ce processus est que dans la tête tout peut s’enjoliver à tel point, (je pense par exemple à une carte à jouer qui devient à vue de plus en plus grande, recouvre un tapis de cartes… se plie, s’élève de la surface, se redéplie dans l’espace et se transforme à vue en la carte tout juste pensée à la seconde par un spectateur…) que la réalité sera bien terne, une fois réalisée !!!

Notre imaginaire va « plomber » ce que nous pouvons créer, si nous n’avons pas le recul nécessaire.

Ce problème est souvent rencontré, lors de recherches systématiques. Celles qu’on s’impose de toute façon, par hygiène quotidienne. Je voulais en parler un peu pour permettre à ceux qui tombent dans ce piège de s’en sauver le plus rapidement possible.

Comment faire la part des choses entre l’imaginaire « pur et dur » et celui qui nous conduira peut-être sur une nouvelle piste REALISABLE cette fois ?

Aucune idée. Aucune idée si je devais dire que la piste que je vais donner était la bonne… pour d’autres que moi-même.

Si l’on admet que je n’ai pas cette prétention, je veux bien parler de mes petites manières de débusquer la pensée « active » de celle qui me conduit à avoir envie d’aller me coucher au plus vite sans aller plus loin dans mes pérégrinations. Je veux parler des phantasmes magiques irréalisables la plupart du temps. Très démotivant de penser à un effet « absolu » et terminer par une carte choisie forcée, retrouvée comme presque tout le monde. Vous comprenez bien le souci, je pense.

J’ai pour habitude de travailler sur un tour « rêvé » en considérant mes propres moyens actuels. Je précise car il arrive avec le temps que les idées « infaisables » deviennent possibles grâce aux nouvelles techniques et approches des précédents avancements technologiques. En clair, en trouvant des tours on est amené à trouver de nouvelles pistes techniques qui souvent sont réutilisables pour d’autres offices… ce qui amène une nouvelle puissance de déduction, appuyée par les nouvelles approches trouvées au hasard des tours créés ultérieurement.

J’aime à réfléchir sur ce qui reste possible pour mon entendement actuel ou du moins pas trop éloigné de celui-ci.

Cette approche permet de ne pas s’enliser trop dans des méandres insoutenables.

L’angoisse de la feuille blanche pour l’écrivain peut naître de ce trop plein d’idées « ingérables » sur l’instant.

Notre esprit est sans limite… c’est pourquoi je crois « sain » de le limiter par moments pour éviter les sables mouvants et les tempêtes sous un crâne.

Au départ il faut savoir si l’on possède une idée qui vaille la peine d’être explorée.

Si la réponse est oui, arrêtons le processus de la pensée « libre de toute contrainte » et attaquons-nous sur cette idée de base.

Est-elle « faisable » avec nos moyens techniques ou avec nos connaissances scénaristiques ?

Si la réponse est encore oui… reprenons cette fameuse pensée libre pour quelques instants.

Cette fois la pensée nous a apporté de nouveaux effets.

Recommençons à raisonner avec la même attitude…

Pouvons-nous réaliser « en vrai » ce qu’on vient d’imaginer ? Si la réponse est plus mitigée cette fois, il est temps de se consacrer à la faire exister pour pouvoir aller de l’avant.

Sinon on commencerait à s’enliser dans des pensées qui nous mèneraient à nous enfiler une bonne glace devant un programme niais sur une chaîne qui adore nous voir « buloter » dans notre coin.

Cette manière de penser nous conduit, chemin faisant à rendre possible une idée qui n’était, il y a quelques minutes, qu’un songe ou presque.

J’aime pouvoir me dire que mon seul réel capital est mon imagination. Je peux l’emmener partout. Personne ne peut me la voler, puisqu’elle est sans limite !

Je sais, comme avec la technique et le travail, que personne ne peut me rejoindre sans des efforts conséquents.

Une fois que l’autre fournit un travail équivalent,il devient une espèce d’ami à qui nous n’avons plus besoin de ne rien cacher. Il fait partie de la même troupe de recherche.

Elle n’est pas belle la vie ?

Dominique.

1 commentaire

  1. bernard darber

    Dominique
    bravo pour cet espace que tu viens de créer ou plus simplement que je viens de découvrir
    Bernard

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